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Les baleines, des animaux (vraiment) pas si solitaires

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 12.03.2017 à 13 h 40

Repéré sur Quartz, New Scientist, Plos One

Contrairement aux idées reçues, les baleines à bosse ont elles aussi un faim pour les repas en commun et les grands festins.

Un groupe de baleines en Alaska / Eva Db via Flickr (License by)

Un groupe de baleines en Alaska / Eva Db via Flickr (License by)

De longues années durant, la communauté scientifique pensait que les baleines à bosse constituaient une espèce animale très solitaire. On se souvient, par exemple, de l'histoire quelque peu romancée de «la baleine la plus seule au monde». Mais, après des années de recherche, les scientifiques reviennent aujourd'hui sur cette affirmation, rapporte Quartz. Dans une étude publiée dans Plos One, on apprend les baleines à bosse apprécient, comme les humains, de partager des repas en commun. 

L'étude, menée par Ken Findlay de l'Institut de recherche sur les mammifères de l'université de l'université de technologie de la péninsule du Cap en Afrique du Sud, s'appuie sur l'analyse de trois expéditions réalisées entre 2004 et 2015. Au cours de celles-ci, des groupes de baleines à bosse ont été observées en train de se restaurer ensemble sur les côtes du sud-ouest de l'Afrique du Sud, à des milliers de kilomètres des eaux très froides où elles se nourrissent traditionnellement. En temps normal, les baleines à bosse passent leur hiver dans les eaux des régions polaires de l'Antarctique où elles se restaurent abondamment avant de rejoindre des eaux tropicales pour l'hiver. Mais les scènes observées dans le cadre de cette étude sont venues infirmer les hypothèses et idées reçues selon lesquelles les baleines mangeraient seules, dans leur coin. 

«Je n'avais rien vu de tel auparavant», a reconnu le chercheur auprès de la revue New Scientist. Les groupes de baleines regroupaient, au total, entre vingt et 200 mammifères marins. Peut-être même plus, dit-il. selon lui, ce comportement n'est pas nouveau, les conditions sont, elles, assez exceptionnelles. Ken Findlay explique que ces grands rassemblements sont aujourd'hui possibles car les populations de baleines ont pu, avec le temps, se reconstituer, notamment après que la chasse dans l'hémisphère Sud fut largement réglementée. 

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