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Le secret du stradivarius dévoilé

Slate.fr, mis à jour le 04.12.2009 à 14 h 25

Marlomni via Flickr, stradivarius dans un musée

Marlomni via Flickr, stradivarius dans un musée

Des chercheurs viennent de déceler les composantes du vernis recouvrant les stradivarius, vernis mystérieux qui a constitué l'un des plus grands secrets de l'histoire de la musique.

Une étude franco-allemande ambitieuse, publiée vendredi 4 décembre dans la prestigieuse revue de chimie allemande Angewandte Chemie International Edition, montre qu'Antonio Stradivari, luthier italien qui a donné son nom aux violons les plus prisés du monde, appliquait sur ses instruments un vernis plutôt simple, un peu à la manière des peintres.

L'étude a été menée à partir de cinq violons de l'artisan, conservés au Musée de la musique (Cité de la musique) à Paris: les cinq présentaient le double mérite d'être dans un bon état de conservation et de couvrir plus de trente ans de facture du maître de Crémone.

«L'œuvre d'Antonio Stradivari tient de la légende, raconte LeMonde.fr. De son vivant déjà, les cours européennes s'arrachaient ses réalisations. Rescapé d'une épidémie de peste qui décima les luthiers de la plaine du Pô (nord de l'Italie), il régnait sur la profession. Harpes, cistres, violes, altos, violoncelles, basses, et bien sûr violons: 1.100 instruments quittèrent son atelier au cours de ses soixante-dix ans d'activité. Il en resterait aujourd'hui environ 650.»

Chez les luthiers, les scientifiques, les collectionneurs: les stradivarius atteignent plusieurs millions d'euros. On disait de ces objets au son mystérieux qu'ils étaient travaillées avec de l'ambre fossile de la propolis, gomme rougeâtre que les abeilles recueillent sur certains bourgeons, ou avec de la coquille de crustacés... Voire que le maître était allé traire des abeilles de Hongrie un soir de pleine lune.

Rien de tout cela, le vernis était d'une facture très simple, semblable à celui dont étaient recouvert les meubles fabriqués dans la région de Stradivari à la même époque.

L'un des chercheurs, Jean-Philippe Echard, souligne cependant que le luthier avait une approche picturale dans sa façon de parfaire ses instruments. La dernière couche de vernis, selon lui, était appliquée un peu à la façon de Rembrandt ou Titien, qui l'utilisaient pour adoucir les tons carnés.

Riant à moitié, Échard suggère que c'est peut-être là ce qui faisait le secret des violons.

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