Netanyahou et les colons, la guerre est déclarée
L'armée israélienne s'inquiète d'actions violentes des colons décidés à s'opposer par tout les moyens au gel des constructions.
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L'organisation d'extrême-gauche, La Paix Maintenant, estime que la décision est «un pas dans la bonne direction» mais s'inquiète qu'elle risque de conforter la droite dans ses certitudes. La limitation du gel à dix mois réduit singulièrement la portée de la décision qui, à leurs yeux, est un leurre. En effet le Bureau central israélien de statistique a estimé que «2 895 unités d'habitation étaient en construction dans les colonies de Cisjordanie. Il faudra de 18 à 24 mois pour mener à leur terme les projets de constructions déjà engagés, soit bien au-delà des dix mois de gel.»
Bien que le parlement et le gouvernement adoptent une neutralité vis-à-vis des colons, les leaders des implantions chauffent à blanc leurs militants au risque de susciter des conflits avec l'armée. La rupture est consommée entre le Likoud et les habitants juifs des colonies de Cisjordanie. L'ancien chef d'Etat-major Yaalon, catalogué comme faucon adulé par les colons, a été interdit de meeting par les habitants de Kyriat Arba qui célébraient le souvenir d'un officier tué dans une embuscade à Hébron au cours de la deuxième intifada. Les chefs nationalistes ont menacé «de semer le trouble lors de la soirée si le ministre y mettait les pieds car un homme qui trahit ses idéaux et vote en faveur du gel de la construction juive n'a pas sa place à Kyriat Arba».
Insulte suprême, le premier ministre est accusé de gauchir sa politique en adoptant la politique suivie par les travaillistes Rabin et Barak. Les Etats-Unis, eux-aussi, continuent à être fustigés au point d'être qualifiés de « terribles et antisémites » par la ministre Limor Livnat, ministre de la culture et des sports. Un autre ministre, Dany Danon, supplie Netanyahou de se ressaisir car « Par votre décision, vous avez montré au monde entier que les localités juives en Judée-Samarie seraient un obstacle à la paix, et vous avez fait de leurs habitants des citoyens de seconde catégorie! ». Le maire de la grande colonie d'Ariel en Cisjordanie voit à plus long terme et menace de représailles électorales le parti au pouvoir : « Nous vous avons soutenu et élu pour une autre majorité, et maintenant vous appliquez exactement la politique d'Itshak Rabin d'il y a 17 ans! ».
Pour l'instant, la situation semble sous contrôle bien que la fronde prenne de l'ampleur mais les commandants de bataillons militaires opérant en Cisjordanie s'inquiètent d'éventuelles réactions violentes de colons déçus d'avoir été bernés par des chefs politiques qui leur ont volé leur bulletin de vote. Ils craignent qu'ils réagissent comme lors des précédentes évacuations durant lesquelles des colons extrémistes avaient reporté leur colère sur leurs voisins arabes en incendiant leurs oliveraies ou en détruisant leurs récoltes. Tsahal répugne d'avoir à se « salir » dans un maintien de l'ordre dévolu normalement à la police et aux gardes frontières.
Pour pallier cette mauvaise humeur et pour prévenir toute contestation, le ministre de la défense s'est trouvé contraint de superviser, lui-même, les plans militaires tendant à faire respecter le gel des constructions en Cisjordanie puisqu'il a été informé que l'armée rechignait à se compromettre dans des opérations qu'elle ne veut pas cautionner. Les militaires estiment qu'ils n'ont pas été préparés pour la mission consistant à faire respecter le gel des constructions mais plutôt pour la défense du pays contre les terroristes arabes. Mais leurs chefs insistent auprès de leurs soldats pour rappeler que l'honneur de l'armée consiste à respecter tous les ordres donnés par les politiques même s'il s'agit de nettoyer « les détritus laissés par les promeneurs dans la forêt ».
Les extrémistes de droite s'organisent puisqu'ils envisagent de manifester dans les villes israéliennes pour bloquer la circulation et par là, l'économie du pays. Ils tiennent à ce que les israéliens, peu soucieux de leur problématique, leur apportent un soutien actif. Un certain égoïsme transparait en effet au sein d'une population qui s'estime peu concernée par les problèmes de militants qui, à leurs yeux, feraient mieux de coloniser la Galilée dont les arabes risquent d'être majoritaires à court terme. Alors, pour exister, les leaders des colonies souhaitent reproduire les manifestations monstres qui avaient été organisées à l'occasion de l'évacuation de Gaza en 2005.
Benjamin Netanyahou a anticipé ces tentatives de désobéissance puisqu'il a insisté auprès des vingt leaders de colonies « que la loi doit être respectée et les décisions du Cabinet exécutées ». Il a confirmé qu'il n'avait pas l'intention de revenir sur sa décision et il a enjoint les nationalistes à plus de discipline : « Vous êtes autorisés à manifester et à protester, mais vous ne pouvez pas manquer de respect à une décision qui a été faite légalement. La solution est le dialogue. Nous devons travailler ensemble et coopérer durant cette période ».
Par ailleurs, une certaine déception perce dans ses propos puisqu'il ne comprend pas le silence de l'Autorité palestinienne qui n'a pas apprécié son geste de gel des constructions à sa juste mesure et qui n'a rien fait pour le soutenir en proposant, par exemple, le retour à la table des négociations. « Nous avons pris une décision difficile afin de faire avancer les intérêts d'Israël. Ce geste indique clairement aux décisionnaires du monde entier qu'Israël est sérieux dans ses intentions de parvenir à la paix, tandis que les Palestiniens refusent d'entamer des négociations pour la paix ».
Netanyahou sait qu'il n'a rien à craindre des membres de sa coalition qu'il a mis au pas. Le dernier exemple, la remise en cause de nominations de diplomates par le ministre Lieberman, est éloquent pour expliquer sa mainmise sur le gouvernement. L'inconnu reste cependant le comportement de Tsahal si les nationalistes doivent être contraints à la discipline et si le feu se propage jusqu'aux populations palestiniennes.
Jacques Benillouche
Lire également sur le même sujet: Israël: face à Netanyahou, le vide, Vers une troisième intifada?, Affaibli, Obama est plus conciliant avec Israël et Israël de plus en plus isolé.
Image de Une: Affrontements entre des policiers israéliens et des juifs orthodoxes Darren Whiteside / Reuters
Mis à jour le 09/12/2009 à 10h53











































"Nous avons pris une décision difficile afin de faire avancer les intérêts d'Israël. Ce geste indique clairement aux décisionnaires du monde entier qu'Israël est sérieux dans ses intentions de parvenir à la paix, tandis que les Palestiniens refusent d'entamer des négociations pour la paix"
Curieux article qui me rappelle la théorie nixonnienne du chantage au fou. Dire à ses adversaires qu'il existe qu'une alternative de folie à son propre extrèmisme.Israël depuis Oslo a adopté cette stratégie que je qualifierai de dissuasion par l'excès. Qu'elle n'ait mené à rien n'est pas le problème des dirigeants d'Israël qui considèrent que dans leur combat le temps joue pour eux (ce qui est vrai à moyen terme) et que la situation des territoires occupés sera suffisamment "renforcée" pour être définitive
Quand à l'autre grand "enfumage" de la politique israëlienne, il consiste avec l'assentiment de Washington à ne négocier que sur les négociations .Exclusion des buts à atteindre et de modalités contraignantes . Ce qui permet à chaque nouveau gouvernement de défaire ce que le précédent a finalement accepté.
Si l'on ajoute la stratégie de décrédibilisation des interlocuteurs ( avec le Hamas après un processus électoral réclamé à corps et à cris maintenant, Arafat dans le passé) qui laisse croire qu'une guerre ( non gagnée) ne se termine pas par la négociation avec son ennemi, on a l'explication du sur-place de ces problèmes.
En sortir? Ce serait pour la commmunauté internationale arreter de croire et faire comme si ce conflit était autre chose qu'un conflit colonial. Donc réintroduire deux notions du droit international
1. La négociation ONUSIENNE avec force d'intervention
2. Les sanctions en cas de non respect
Et pour ce faire la condition préalable est la constitution et la reconnaissance internationale de deux états dans ds frontières sûres et reconnues
C'est un politicien rusé mais il est en difficulté. Sa coalition fragile exige qu'il n'abandonne pas les colons mais le grand copain outre atlantique ne sourit plus à Israël.
Le compteur tourne.
Obama attend son moment. L'appel au dialogue va être remplacé par des actes. La crédibilité d'Obama en dépend. Les deux leaders le savent. Les Palestiniens aussi.
En 2010 il y aura des actes. J'attend une déclaration unilatéral d'un état Palestinien que l'ONU soutiendra. Les USA tout en protestant pour la forme n'opposera pas son véto mais s'abstiendra.
Des bateaux de débarquement bourré non pas de soldats mais de vives arriveront sur les plages de Gaza pour mettre fin au blocus scandaleux actuel. Je vois mal la marine israélienne intervenir.
Fin de cette histoire. Tout le monde se sentira mieux - les Israéliens en premier.
Le monde sera libre enfin de s'occuper de problèmes bien plus importants comme le faim dans le monde et l'environnement.
Les Talibans des deux côtés, musulmans et juifs, seront furieux. Tant mieux!
Au départ, la colonisation des territoires occupés était, me semble-t-il, surtout un moyen de faire pression sur les négociations. Mais qu'en est-il aujourd'hui?
A-t-on une idée du % d'Israéliens qui seraient prêts à revenir aux frontières de 1967, si ça leur garantissait la paix et combien veulent réaliser le grand Israël ?
Une partie de la droite israélienne qui soutient la politique de colonisation, demande que tous les arabes israéliens soient expulsés hors d'Israël. La colonisation rend à terme l'épuration ethnique (arabes israéliens et palestiniens) incontournable si Israël veut rester un état juif ne serait-ce que pour des raisons démographiques.
Quel est le sentiment de la population israélienne sur ce sujet ?
Je vous remercie de votre commentaire et je voudrais apporter les précisions que vous avez demandées en espérant que vous n’y verrez aucune propagande ni volonté d’imposer des idées personnelles. Je ne suis pas le porte-parole du gouvernement israélien.
La colonisation des territoires a été entamée après 1967, date de l’occupation par les troupes militaires israéliennes. Elle avait pour but initial de quadriller la Cisjordanie pour des raisons sécuritaires en créant des zones tampons selon le plan secret du ministre travailliste de la défense Yigal Allon datant de 1967. Ce plan a été dévoilé en 1976 et comprenait les clauses suivantes :
1. Israël gardait le contrôle des rives nord du Jourdain
2. Israël annexait le désert de Judée au sud avec un corridor lié à Jérusalem
3. Les palestiniens gardaient le contrôle du nord de la Cisjordanie, d’une enclave au sud comprenant Hébron et Bethlehem et d’un corridor au centre avec Jéricho et l’accès à la Jordanie.
Le gouvernement créa donc des colonies « militaires » pour tracer les nouvelles frontières envisagées et pour favoriser l’exécution de ce plan sans qu’en aucun cas il ne soit question d’une quelconque monnaie d’échange contre une éventuelle paix.
Il faudra attendre l’année 1970 pour que les nationalistes religieux s’emparent de la cause des colonies en prônant l’occupation de toute la Cisjordanie. La droite arrivée au pouvoir dès 1977 décidera d’étendre le principe de colonies « civiles » dans le but de mailler la totalité de la Cisjordanie tant qu’un accord définitif n’était pas signé.
Aujourd’hui aucun israélien ni aucun parti israélien, incluant l’extrême-gauche La paix Maintenant, n’envisage un retour aux frontières de 1967. La situation de fait impose un correctif de cette ligne « verte ». Le plan le plus généreux de Barak prévoyait l’annexion de 7% de la Cisjordanie compensée par des territoires israéliens.
Le Grand Israël est une notion qui reste un rêve pour les nationalistes mais une illusion pour la majorité des israéliens qui refusent d’intégrer des arabes palestiniens dans un pays qui ne serait plus juif. Ils ont compris qu’il n’y avait aucun intérêt à absorber plus d’un million d’individus dont le taux de natalité est le plus préoccupant.
Il n’y a jamais eu de plan d’expulsion en masse vers la Jordanie car même les leaders juifs les plus extrémistes savaient qu’il serait irréalisable. Un minuscule parti de deux députés avait milité pour le transfert de populations mais il s’est vite désintégré tant ses idées étaient du domaine de l’impossible.
Le terme d’épuration ethnique est impropre car il sous-entend souvent au mieux expulsions, au pire, massacres. L’utilisation de mots d’inspiration nazie ne favorise pas une approche raisonnée et efficace du problème. Le projet le plus extrémiste du nationaliste Lieberman prône l’échange de villes frontalières arabes, Oum-El-Fahm et Taybe occupées par 500.000 arabes, contre des grosses colonies israéliennes. Les arabes israéliens refusent dans leur très grande majorité de passer sous la coupe d’un gouvernement palestinien ce qui rend cet échange impossible. Mais cela n’empêche pas ces populations de brûler le drapeau israélien face aux caméras et à leur représentants députés à la Knesset de refuser de chanter l’hymne national israélien à l’ouverture de la session parlementaire.
La droite est majoritaire en Israël mais l’extrême droite est très minoritaire et se nourrit uniquement des conséquences des attentats. Le calme relatif actuel tend à réduire son influence ce qui explique ses démélés avec Netanyahou.
La majorité des israéliens aspire à la sécurité et surtout à la paix mais elle fait une distinction entre les terroristes et les habitants arabes pacifiques. Contrairement à la légende, les juifs cohabitent sans problème avec ces derniers. Les centres commerciaux sont envahis tous les jours par des femmes voilées , venant des villes arabes , qui sont d’excellentes clientes et qui n’ont aucun complexe. Plusieurs hôpitaux et cliniques privées ne fonctionnent que grâce aux médecins et infirmiers arabes formés dans les universités israéliennes. Le bâtiment en forte croissance résiste à la crise parce que les ouvriers arabes israéliens ont remplacé les palestiniens. De nombreuses étudiantes suivent les cours des universités en portant le voile sans que cela ait posé un quelconque débat dans le pays.
Le problème de la cohabitation n’en est donc pas un.
Le seul problème est l'incompréhension et la méfiance mutuelles qui minent le dialogue.
Merci pour votre réponse détaillée et étayée.
En ce qui concerne l'épuration ethnique, c'était des déclarations telles que celle Madame Livni qui étaient à l'origine de mon affirmation:
Une fois l'Etat palestinien créé, « nous pourrons dire aux citoyens palestiniens d'Israël, ceux que nous appelons les Arabes d'Israël : la solution à vos aspirations nationales se trouve ailleurs » a déclaré la candidate au poste de Premier ministre."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_75973.asp
Et même si j'ai un peu de mal à m'y retrouver dans la vie politique israélienne, Mme Livni est politiquement loin, me semble-t-il, de la droite la plus religieuse sur l'échiquier politique.
Vous pensez que Le Grand Israël est une notion qui reste un rêve pour les nationalistes mais une illusion pour la majorité des israéliens qui refusent d’intégrer des arabes palestiniens dans un pays qui ne serait plus juif.
Mais en même temps aujourd'hui, c'est bien la politique inverse que l'on constate en Cisjordanie:
Faisant fi des pressions, l’Etat hébreu autorise la construction de plusieurs centaines de nouveaux logements dans des colonies juives de Cisjordanie. Un coup d’accélérateur avant la mise en place d’un éventuel moratoire de plusieurs mois pour calmer Washington…
http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2009-09-07-israel-autorise-une-nouvelle-extension-des-colonies-339463-14-19.html
Profitant du fracas de Gaza, le gouvernement israélien a resserré encore davantage son étau sur les Palestiniens de Cisjordanie. Rapport de l’Observatoire de la colonisation de Shalom Arshav
http://www.lapaixmaintenant.org/article1930
« Tous les gouvernements israéliens ont à un moment ou un autre déclaré un gel de la colonisation, mais aucun ne l’a jamais respecté, constate Hagit Ofran, directrice de l’Observatoire de la colonisation pour l’organisation israélienne La Paix maintenant. C’est le paradoxe israélien. »
Lorsque vous écrivez:
"Ils (les israéliens) ont compris qu’il n’y avait aucun intérêt à absorber plus d’un million d’individus dont le taux de natalité est le plus préoccupant.", je ne demande qu'à vous croire car cela semble relever du bon sens le plus élémentaire. Mais dans la pratique:
« Une majorité d’Israéliens se dit prête à évacuer les colonies dans le cadre d’un accord de paix, mais ils jugent dans le même temps que la poursuite de la construction n’est pas un problème. Cela s’explique par l’idée ancrée en Israël que les Palestiniens ne veulent pas la paix et qu’il n’y a aucune raison de leur faire des concessions. »
http://www.la-croix.com/Al-Walajeh-village-palestinien-grignote-par-deux-colonies-ju/article/2401962/4077
S'il ne s'agit pas "d’une quelconque monnaie d’échange contre une éventuelle paix", alors nous sommes bien en présence d'une annexion par grignotage de la Cisjordanie et de ses habitants. Et si les colonies ne sont pas juste un outil pour être en position de force dans les négociations, et elles me semblent d'ores et déjà trop nombreuses pour que cela soit la cas, je ne vois pas comment au final on pourra procéder autrement qu'en expulsant sur une base ethnique et confessionnelle les palestiniens de Cisjordanie. Plus les colonies s'étendent, et moins leur évacuation dans le cadre d'un processus de paix semble envisageable sans faire exploser la société israélienne.
Alors que ce ne soit pas la volonté d'une majorité d'israéliens, je n'en doute pas, mais c'est à cela que mène nécessairement la politique de leurs gouvernements démocratiquement élus.
Le problème de la cohabitation n’en est donc pas un.
Si c'était le cas, il pourrait y avoir un état pour deux peuples. Mais dans ce cas, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, l'état d'Israël perdrait sa spécificité, ce qui n'est sans doute pas acceptable pour une immense majorité d'israéliens.
"Je ne suis pas le porte-parole du gouvernement israélien." Seulement cela le ressemble beaucoup et souvent, hélas.
M. Benillouche n'aime pas les mots qui fâchent - 'apartheid', 'l'épuration ethnique' - même quand ils sortent de la bouche d'un ancien président des USA ou des historiens sérieux concernant 1948.
J'apprécie assez les aperçus qu'apporte M. Benillouche de la vie quotidienne en Israël mais elles ne font que confirmer parfois ce que le monde extérieur voit et pense - l'Israël a pris des territoires Palestiniennes, n'a aucune intention de les rendre, voudrait bien en prendre davantage via les 'colonies', exploite les Palestiniens qui vivent à côté et a crée un ghetto à Gaza.
Pas du tout, dit M. Benillouche : "La situation de fait impose un correctif de cette ligne « verte ». C'est ce que les Français et les Anglais ont finit par dire à Munich en 1938!
Soyons clair, personne, M. Benillouche inclus, ne donne raison aux fanatiques musulmans pas plus qu'aux bigots Israéliens.
Mais j'aimerais tant entendre des voix modérés comme la sienne appeler un peu plus fortement pour
* l'arrêt des colonisations,
* l'indemnisation des Palestiniens forcés en 48 de quitter leurs terres,
* un arrêt du blocus contre Gaza et une aide massive pour la reconstruction de cette zone détruite par son pays
* une aide financière et politique massive à un état Palestinien viable dont les terres ont été spoliés.
Pour le moment on n'entend que des tentatives d'explication. et des excuses. Qu'attendre de mieux vu 'la situation de fait'?