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Que feraient les combattants de Daech si le Califat venait à s'écrouler?

Temps de lecture : 2 min

Plusieurs options s'offrent à eux, et il convient de n'en négliger aucune.

Capture d'écran : https://www.youtube.com/watch?v=Zg5UEz_Ao0g
Capture d'écran : https://www.youtube.com/watch?v=Zg5UEz_Ao0g

Il est très difficile d’estimer le nombre de combattants de Daech. En 2015, nous évoquions une fourchette oscillant entre 10.000 et 200.000 hommes et à ce jour, les chiffres ne sont pas plus précis. En attendant, les efforts de la coalition rendent chaque jour plus plausible l'hypothèse d'un éclatement prochain de l'État islamique dans sa forme actuelle.

Tandis que l'État islamique perd encore encore un peu plus de terrain en Irak à Mossoul et que ses finances ont été divisées de moitié en six mois, le journal américain The Atlantic se demande ce que feraient les combattants, si leur califat venait à tomber.

D’abord, certains pourrait se rallier à d’autres groupes. En tête de ceux-ci, on compte notamment al-Qaida, même si les divergences entre l'État islamique et l’organisation dirigée par Ayman al-Zawahiri semblent pour l'heure trop grandes pour être dépassées. D’autres groupuscules pourraient en profiter, comme Hayat Thrir al-Cham, qui est la fusion de cinq groupes de rebelles islamistes. Les anciens combattants de Daech pourraient également se muer en soldats libres, et parcourir le Nord de l’Afrique en quête de nouveaux territoires où faire leur djihad.

Crédits: Vice News

Les «returnees»

Reste une autre catégorie: ceux qu’on appelle les revenants. Ces derniers, comme leur nom l’indique, sont des combattants étrangers qui reviennent dans leur pays d’origine. On en distingue trois catégories. En premier lieu, les désillusionnés. Partis en Syrie en quête d’une utopie religieuse, ils se seront rendus compte que sur place, la réalité n’était pas celle qu’ils attendaient. Sans doute souhaitaient-ils pleinement vivre l’Islam et, après avoir assisté à des scènes de torture, de racket et de viols, reviennent déçus. Pour The Atlantic:

«À leur retour en Occident, ils pourraient être utilisés comme mentors pour la jeunesse radicalisée. Ces combattants nécessitent une aide psychologique. Pas la prison

Le plus complexe étant de déterminer leur sincérité. Le second groupe de revenants concerne ceux qui se désengagent de Daech, mais sans être déçus. Ces derniers reviennent pour des raisons diverses (leur famille leur manque, ils sont fatigués de la guerre…) mais gardent foi dans le djihad. L’un d’eux déclarait:

«Je suis parti de l'État islamique, mais si une autre bataille a lieu autre part, j’y retournerai sans doute

Enfin, le dernier groupe concerne les combattants prêts à se battre à tous les prix. À leur retour en Occident, ils pourraient devenir ces fameux «loups solitaires», désireux de commettre des attaques suicide ou de recruter de nouveaux membres. Ce sont bien entendus les plus dangereux, et ceux qui sont les plus ciblés par les États occidentaux.

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