France

Avoir 500 parrainages ne veut pas forcément dire que l'on sera candidat

Temps de lecture : 2 min

Il existe plusieurs conditions pour se présenter à l'élection.

Le palais de l'Élysée, le 13 février 2017. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Le palais de l'Élysée, le 13 février 2017. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Ils sont désormais cinq à avoir dépassé la barre fatidique des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle. Après François Fillon, Nathalie Arthaud (557), Nicolas Dupont-Aignan (559), Benoît Hamon (1.039), et Emmanuel Macron (1.074) ont à leur tour recueilli plus de 500 parrainages. Quatre autres, François Asselineau (480), Jacques Cheminade (370), Marine Le Pen (483) et Jean-Luc Mélenchon (356) s'en approchent. Le date limite de dépôt des parrainages est le vendredi 17 mars, à 18 heures.

Mais dépasser la barre des 500 parrainages n'est pas synonyme d'une qualification automatique pour le premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril prochain. En plus des conditions classiques (être français, être majeur, être éligible...), il faut, comme le rappelle justement le Conseil constitutionnel, «que ces 500 parrainages proviennent d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer différents, et qu'un même département ou une même collectivité d'outre-mer ne fournisse pas plus de 10% du total (soit pas plus de 50 “signatures”)».

Reste que pour l'instant aucun des candidats qui ont déjà dépassé la barre des 500 signatures ne se trouve dans cette situation. Tout indique donc que Nathalie Arthaud et Nicolas Dupont-Aignan (qui dépassent tout juste le plafond à onze jours de la date limite) seront bien candidats le 23 avril, à moins d'un retournement de situation de dernière minute.

Comme l'expliquent les Échos, «l'objectif de cette mesure est d'éviter la nomination d'un candidat défendant des intérêts purement locaux».

Vouloir être candidat

La deuxième condition est que la personne qui a reçu ces 500 parrainages doit bien vouloir être candidat à l'élection. Ceci prend la forme d'une lettre de consentement adressée au Conseil constitutionnel. «Un candidat ne peut être désigné contre son gré, même s’il a reçu le nombre suffisant de parrainages», précise le Conseil constitutionnel.

Ceci risque notamment d'être un problème pour les soutiens d'une candidature d'Alain Juppé, puisque le maire de Bordeaux a définitivement fermé la porte à une potentielle candidature ce 6 mars, lors d'une conférence de presse.

Le candidat doit alors «signer deux documents concernant sa situation patrimoniale: une déclaration de patrimoine et un engagement à publier une nouvelle déclaration à la fin de son quinquennat s’il est élu», conclut le Conseil constitutionnel. Le Parisien précise également qu'il faut «déposer un compte de campagne auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui vérifiera dans les deux mois suivant le scrutin la régularité des entrées et des sorties d’argent dans le cadre de la campagne».

La liste officielle, elle, sera publiée le 18 mars ou dans la semaine du 20 mars, s'il venait à y avoir besoin «de vérifications nécessaires pour les derniers formulaires parvenus au Conseil constitutionnel le 17 mars».

Grégor Brandy Journaliste

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