Monde

Les ventes d'armes diminuent aux États-Unis depuis l'élection de Trump

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 06.03.2017 à 17 h 41

Repéré sur Quartz, The Washington Post, CNN

C'est contre-intuitif, mais en réalité assez logique.

Dans un magasin d'armes, le 5 novembre 2016, à Merrimack, dans New Hampshire. DOMINICK REUTER / AFP

Dans un magasin d'armes, le 5 novembre 2016, à Merrimack, dans New Hampshire. DOMINICK REUTER / AFP

Naïvement, on pourrait penser que l'industrie des armes passerait de meilleurs moments sous une administration comme celle de Trump que comme celle d'Obama. Et pourtant, le Washington Post rapporte que les ventes d'armes et de munitions ont baissé subitement après l'élection de Donald Trump, le 8 novembre dernier, selon les chiffres publiés par le FBI. Qu'un candidat soutenu par le puissant lobby des armes (la NRA) et un congrès républicain «soit une mauvaise nouvelle pour les fabricants d'armes peut sembler contre-intuitif», explique Quartz.

«Mais ce changement de chance chez les fabricants d'armes a une explication toute simple. Avant l'élection, quand on pensait qu'Hillary Clinton allait l'emporter, les propriétaires d'armes à feu craignaient des loi anti armes à feu, donc ils ont entassé des armes, particulièrement celles qui auraient pu être interdites.»

L'élection de Trump a changé la donne. Désormais, plus de raison de s'inquiéter qu'un président vienne prendre leurs armes (et particulièrement les armes lourdes), ce que certains redoutaient avec Obama ou une nouvelle administration démocrate. C'est d'ailleurs ce qu'explique un professeur de science politique de l'université de New York à CNN:

«Il n'y a plus de motivation politique pour l'achat d'armes à feu, et en conséquence, on a vu leur vente chuter.»

Noirs et LGBT

Selon lui, la tendance ne devrait pas s'inverser. Les ventes d'armes vont rester monotones, et les fabricants et revendeurs sont désormais «victimes de leur succès». Il faut dire que rien que sur l'année passée, le FBI a procédé à 27 millions de vérifications des antécédents, pour valider l'achat d'armes (ceci n'indique cependant pas le nombre d'armes vendues). Un chiffre qui bat le record qui datait de l'année précédente (23 millions de vérifications d'antécédents).

Reste quelques tristes effets de niche, pour certaines populations qui se sentent aujourd'hui plus menacées que par le passé, souligne le Washington Post:

«Les clubs et magasins d'armes à feu qui s'adressent aux clients noirs et LGBT expliquent qu'il y a eu un accroissement de l'intérêt pour les armes à feu depuis novembre parmi ceux qui craignent que les violences raciales et sexistes puissent augmenter pendant la présidence de Donald Trump.»

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