Pierre Moscovici: réussir les primaires à gauche
Il faut créer un fichier électoral et fixer une date entre juin et novembre 2011.
- -
La question du «leadership» taraude le Parti socialiste depuis le 21 avril 2002 et le retrait brutal de Lionel Jospin, au soir de sa terrible défaite face à Jean-Marie Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle. Ce parti, et la gauche, n'ont plus de chef incontestable, capable d'être à la fois légitime aux yeux des militants et populaire. C'est assurément un de nos handicaps majeurs, face à une droite certes affaiblie, mais qui fait bloc derrière Nicolas Sarkozy.
La percée sondagière de Dominique Strauss-Kahn, l'avancée désormais claire de Martine Aubry, l'éternel retour de Ségolène Royal, la détermination de François Hollande, la démarche que je peux, comme d'autres, engager, témoignent du caractère indécis et ouvert du choix de la candidature socialiste en 2012. Cette question irrite, légitimement: le spectacle de la division, voire de la violence au sein du Parti socialiste, est intolérable à tous ceux qui espèrent le changement en 2012. Elle est en même temps incontournable : la politique exige l'incarnation. Elle est difficilement soluble: rien ni personne ne s'impose à l'évidence. C'est pourquoi l'option des primaires ouvertes à gauche, et d'abord entre les socialistes, est devenue impérative. Je ne veux pas, cependant, esquiver les questions qu'elle pose.
Les primaires ne sont pas une panacée, un bienfait en soi. A mes yeux, elles sont d'abord filles de la nécessité. Ce qui les fonde, avant tout, est l'impuissance du Parti socialiste à trouver dans ses mécanismes traditionnels les voies et moyens d'une désignation à la fois transparente, légitime, donnant de la force à notre candidat. Nos différents Congrès — la calamiteuse réunion de Reims étant à cet égard un sommet de médiocrité — et la fausse primaire de 2006 n'ont pas produit des résultats convaincants. Il y a trop de biais, trop de défauts, trop de conflits au sein du Parti socialiste pour permettre qu'il trouve, dans ses procédures habituelles, la clé de l'avenir.
C'est pourquoi il faut ouvrir le corps électoral, et laisser au citoyen la responsabilité de trancher les choix que nous n'avons pas su effectuer. Mais les primaires peuvent aussi accoucher d'une vraie rénovation, d'une vraie révolution démocratique. Elles modifieront le rapport entre les partis et l'opinion.
Hier, les partis se vivaient comme une avant-garde, forgeant l'opinion, demain, ils devront l'épouser, l'infléchir sans doute, l'interpréter, mais aussi lui obéir. Ils ne perdront pas leur rôle: ils seront organisateurs des primaires, acteurs essentiels de celles-ci, mais ils devront se soumettre à leur verdict. Ils ne seront plus fermés sur eux-même, mais devront accueillir, mieux qu'ils ne le font, l'opinion citoyenne. Nous devons nous réjouir de ces évolutions à venir, et nous y adapter. Commençons, d'ores et déjà, à les anticiper.
Réussir les primaires ne va pas de soi. Il sera nécessaire de trancher de nombreux problèmes. J'ai évoqué en détail ces questions dans mon dernier livre — «Mission impossible»? — j'en dis quelques mots. Quel doit être le périmètre des primaires? Pour moi, elles doivent être ouvertes à toutes les forces politiques qui, à gauche, souhaiteraient y participer, sans y inviter l'extrême gauche, ni le centre : il s'agit bien de désigner le candidat de la gauche de gouvernement. Qui peut voter, comment organiser le scrutin? Ma préférence va à une procédure déclaratoire, maîtrisée, transparente. Tout citoyen se réclamant des valeurs de la gauche, prêt à signer une charte à cet effet, s'acquittant d'une somme modique, voire symbolique, devrait pouvoir s'y exprimer.
Je propose la création d'un fichier électoral quelques mois avant le vote des primaires elles mêmes: c'est la condition sine qua non pour éviter des distorsions, voire des manipulations, de nature à fausser le scrutin, à en altérer la sincérité ou à en changer le résultat. Qui peut être candidat? Je suis pour ma part favorable à un «ticket d'entrée» assez bas, et non à un suffrage censitaire, contrôlé par les appareils de parti: un responsable politique capable d'obtenir le parrainage d'un nombre déterminé, et pas trop élevé, d'élus et/ou le soutien de quelques milliers de citoyens devrait pouvoir s'y présenter.
Mais la difficulté principale, on le sent bien, réside dans le choix du moment des primaires. C'est là-dessus que se concentre d'ores et déjà le débat. Certains, à commencer par François Hollande, souhaitent des primaires précoces, arguant de la nécessité d'en finir avec les divisions. D'autres, au contraire, proches de la direction du parti, plaident pour des primaires tardives, pour laisser la situation se décanter. Les arrière-pensées, à l'évidence, ne manquent pas. A qui profite le calendrier? «That is the question»! L'intention, des uns d'éviter la participation de Dominique Strauss-Kahn, des autres de la favoriser, des troisièmes d'amener tout doucement le processus vers une «candidature naturelle» est plus que visible.
Pour ma part, je raisonne autrement, indépendamment des personnes, avec certes le souci que tout le monde puisse tenter sa chance, que nul ne soit exclu, avec la conviction que chacun devra courir son risque - au début 2011, tous les futurs protagonistes devront avoir peu ou prou dévoilé leurs aspirations — mais surtout avec la volonté que les primaires soient un atout pour la seule élection qui vaille: la confrontation devant les Français, pour l'emporter face à Nicolas Sarkozy, le chef de la droite. C'est pourquoi je plaide pour une date qui ne soit ni trop avancée - la désignation aurait épuisé sa forme propulsive — ni trop tardive — le rassemblement après le combat interne serait difficile — et qui laisse le temps au Parti socialiste de travailler sur son projet — c'est le préalable à toute reconquête.
En bref, les primaires, dont il faudra définir les modalités — quel nombre de tours, quel délai entre les scrutins? — en privilégiant la simplicité et la lisibilité, devraient se tenir au plus tôt en juin 2011, au plus tard en novembre 2011. C'est la conclusion que j'ai tirée de plusieurs conversations avec Howard Dean, l'ancien président du Parti démocrate: les primaires n'ont de sens que si elles prolongent leur effet de souffle, de mobilisation, jusqu'à l'élection présidentielle, et donc si elle ne sont pas trop éloignées d'elle. Sinon, autant s'en tenir à un classique Congrès — celui du Parti socialiste devra, en toute hypothèse, se tenir avant les primaires.
Dernière interrogation: qui sera le bon candidat, ou la bonne candidate? On comprendra que je ne donne pas aujourd'hui la réponse. Que tous ceux qui prétendent concourir aux primaires — j'en suis — se préparent avec résolution, sérieux, esprit de responsabilité, sans interdire par leur comportement le rassemblement autour de celui qui l'aura emporté. Et que le meilleur gagne !
Pierre Moscovici
Image de une: Championnat du monde d'athlétisme, en août 2009. REUTERS/Max Rossi
Mis à jour le 04/12/2009 à 11h50











































Bravo Mr Mocovici !
Je suis en de très nombreux points entièrement d'accord avec votre vision des primaires.
Mais (parce qu'il y a toujours un mais...) :
Se pose la question de la multiplication des candidatures. Vous souhaitez un "ticket d'entrée" assez bas, et je suis d'accord. Il est important que les tendances aussi diverses que variées puissent être représentées. Il est important qu'en dehors des "EfPres" (Éléphants présidentiables, je pose un copyright sur EfPres... :) ), dont on ne sait pas encore s'ils seront 3-4 ou 5 à être candidats à la candidature, les "quadra" aient aussi leur mots à dire, si leur candidature est pertinente, et puissent se mettre en avant.
Mais on arrive très vite à une situation où pourraient se retrouver en compétition 5 à 8 personnalités. D'où système à deux tours, émiettement prévisible des voix, ce qui est toujours source de futures discordes (imaginons que Ségolène fasse 40% au premier tour, et perde au second face à un fort possible TSS... sa motivation à soutenir le premier arrivant en serait certainement affaiblie).
Le principe des primaires est à l'origine un système américain, qui évite ce type d'écueils grâce à des votes par états, qui permettent de rapidement dessiner les tendances, éliminant petit à petit les "petits candidats", sans en éliminer aucun dès l'origine "à priori" (cf Obama !!!).
Malheureusement, ce système est impossible en France.
Quelle sera donc la formule gagnante pour ces primaires à la Française ? (par gagnante, j'entends celle qui fera gagner le PS, pas celle qui fera gagner mon candidat...). je pense qu'elle est encore à écrire, et que sans cette formule, le reste n'est pas possible à fixer (la date principalement).
Ce sont ces questions là qu'il faudra résoudre dans les prochains mois. Le calendrier et le modèle adopté pour ces primaires doit être décidé avant mi-2010, pour qu'ensuite, et jusqu'aux primaires, le PS puisse se concentrer sur la rédaction d'un programme qui sera tout ce que le "programme" de gouvernement de Sarkosy n'est pas : intelligent, social, économiquement viable, mais sans sacrifier au besoin de rééquilibrage de la société et à la réduction des inégalités, et qui saura prendre en compte les aspirations légitimes des Français à une sécurité physique tout autant que sociale.
Il faudra enfin que ce programme soit unanimement accepté par le PS et ses futurs "primairisables" (copyright ici aussi ?? non, c moche, en fait :) ), et que soit décidé en amont de ce que le candidat pourra apporter en complément/améliorations à ce programme une fois désigné.
Les régionales approchent, et d'ici là, l'unité se doit d'être le mot d'ordre, et une réflexion nationale sur les moyens régionaux qu'aurait le PS à contrebalancer les effets désastreux de la politique Sarkosienne est à mon avis la condition de la victoire. Sarko veut nationaliser ces élections : que le PS en profite pour rappeler que sans les régions PS depuis 6 ans, les Français souffriraient certainement encore plus.
J'aimerai vraiment vraiment (vraiment !!) éviter de me taper 5 ans de Sarko en plus, j'ai peur que certaines valeurs françaises ne résistent pas à un deuxième mandat. Entre Hortefeux et Lefevre qui osent tout (c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait...), ce qui entraine un climat de xénophobie (anti-musulman) de plus en plus insupportable car de moins en moins honteux (la fameuse droite décomplexée... perso, je préférais certains complexes, j'avais moins souvent envie de pleurer !), et Sarko qui continue de manière outrageuse à mélanger amitié/familles et distributions de postes (cf EPAD ou dernier article de Mr Le boucher sur le nucléaire), il est plus que temps de retrouver un pouvoir efficace, voir brillant, mais humaniste et dont les idéaux ne seront pas le "plus de fric" du gouvernement actuel.
Il y aura des primaires pour tous les petits bras qui croient qu'ils ont un destin, puis DSK vous mettra tous d'accord en se présentant en candidat libre... La présidentielle telle qu'elle est prévue, c'est un rapport entre un homme et un pays. Qui peut prétendre incarner ça au PS ? Vous êtes tous des hasbeen, sans idée. Ne vous épuisez pas sur ces primaires, préparez vous à épauler DSK.
Moi, quand je vois un message comme ça, je me dit que "jcroispas" est :
Soit un Strauss Kahnien convaincu et très mauvais communiquant, car ce n'est pas en prenant de haut les électeurs de gauche qu'il leur fera rallier le camp de DSK...
Soit un mec qui tente une lamentable diatribe limite haineuse pour justement attiser la haine contre DSK, un des candidats les plus crédibles pour enfin sortir du système Sarko.
Dans les deux cas, "jcroispas", votre message me déplait fortement. Moi qui pense réellement que DSK ferait un excellent président, et qu'il a besoin de tous les soutiens qu'il peut trouver pour y arriver, voir ce genre de message me fait dire que cela sera tout sauf facile...
Juste pour signaler que contrairement à l'apparence que donne (ou souhaite donner...) "jcroispas", il existe des soutiens de DSK qui pensent que sa légitimité ne sera que plus grande et son élection que plus légitime s'il est choisi par la gauche de manière juste et transparente.
Après, 2007 nous a prouvé qu'être le meilleur candidat ne suffit pas à représenter le PS... :(
Dans les années 80-90 les positions étaient inversées. Le PS était soudé et uni et la droite divisée. A cette époque le PS avait une vision, une politique, la droite hésitait entre le socialisme et le libéralisme.
Aujourd’hui c’est le contraire. Probablement la division du PS ne provient pas des hommes et des femmes, mais de son incapacité à comprendre le monde, de son double discours entre ce que pensent ses dirigeants et ce qu’ils disent publiquement. Le cas de François Hollande déclarant publiquement qu’il n’aimait pas les riches, définis comme gagnant plus de 5 000 € par mois, est symptomatique de ce grand écart intellectuel. Existe-t’il un dirigeant socialiste gagnant moins de 5 000 € par mois ?
La deuxième cause de cette division est l’incapacité du PS à réformer ses propres statuts, à les clarifier, à les rendre plus efficaces. Comment un parti aussi conservateur, aussi résistant au changement pourrait un jour réformer la France ?
Voici M. Moscovici deux axes de réflexion qui devraient vous permettre de résoudre une bonne partie de vos problèmes : Mise en cohérence et modernisme. Lorsque ce sera fait, la question de primaires ne se posera même plus.
Bon courage.
Je crois avoir lu sur Slate.fr que François Hollande comptait comme riche celui qui gagne 4 000 euros par mois !
Cela ne change sans doute pas grand chose au fond du problème, mais bon !
J'ajoute que je ne crois pas du tout à la candidature de Strauss-Kahn : il faudrait qu'il soit fou pour renoncer à sa situation présente et il ne l'est pas.
Donc monsieur Moscovici a toutes ses chances car il n'est ni meilleur ni pire que les Valls, les Peillon, les Montebourg et qui sais-je encore ?
Très cordialement.
C'est votre pseudo, non, constructif ?
Alors dire que "François Hollande déclarant publiquement qu’il n’aimait pas les riches, définis comme gagnant plus de 5 000 € par mois"...
F. Hollande a dit qu'il n'aimait pas les riches ?? vraiment ?? il a dit "qu'il ne les aime pas " ???????
Nan mais sérieux, c'est constructif, ça ??
Et sinon, moi j'ai rien contre les riches, mais toute personne qui gagne plus de 4000 € net par mois est riche. Statistiquement (4000 € net par mois, c'est faire partie des 10% des français les mieux payés...), et raisonnablement ! 4000 € net, c'est assez pour avoir un appart, partir en vacances, les deux où on veut, ou encore manger ce que l'on veut quand on veut, sortir régulièrement, et même payer une école privée à ses gosses !
Mais j'aimerai vraiment que "constructif" me ressorte la phrase où Hollande dit textuellement qu'il "n'aime pas les riches".
Lamentable...
Il suffit de faire une petite recherche avec les mots clés "je n'aime pas les riches" pour avoir une première idée:
http://www.google.fr/search?client=firefox-a&rls=org.mozilla%3Afr%3Aofficial&channel=s&hl=fr&source=hp&q=je+n%27aime+pas+les+riches&meta=&btnG=Recherche+Google
Enfin le mieux est de vérifier vous même:
http://www.dailymotion.com/video/x58md_je-naime-pas-les-riches-fhollande_news
Étonnant, non?
Je n'ai rien contre le fait que M. Hollande n'aime pas les riches.
Je n'ai rien contre le fait qu'un homme ou une femme de très haut niveau gagne très bien sa vie, même si socialiste.
J'ai juste de la compassion pour quelqu'un qui doit toute la journée dire le contraire de ce qu'il pense, de ce qu'il vit. J'ai juste de la compassion pour un parti qui vit dans une telle schizophrénie quotidienne.
Cette anecdote n'est pas un vrai fait politique, il est juste révélateur d'un profond malaise au sein du PS français, malaise qui n'est plus partagé par les partis socialistes de nos voisins européens.
Je souhaite pour mon pays que le PS retrouve sa cohérence idéologique.
Et pourquoi pas en plein été tant que vous y êtes?
Les primaires doivent s'engager à la rentrée 2010, ce qui laisse un an pour faire monter un candidat et mettre en harmonie le projet. N'a-t-on rien appris du mauvais calendrier de fin 2006?
Et puis, Mr Moscivici, le sommet de médiocrité du dernier Congrès, vous y avez bien contribué.
Je suis assez d'accord avec Sylvain 10.L'une des erreurs que commet le PS, est de croire qu'il a du temps ...
Sarkozy est déjà en campagne, donc, attendre, c'est lui laisser le champ libre une fois de plus et il n'en demande pas temps.
Prendre son temps pourrait être interprété par certains comme une stratégie pour le laisser faire un certain nombre de "réformes" dont la gauche ne veut pas prendre la responsabilité.
Sur le fond, je suis contre l'idée de primaires.Ce qu'il faut aux français, c'est une personnalité qui s'oppose tout de suite, pas en 2011.
La désigner très vite, permettrait justement qu'elle se fasse les dents et représente un espoir pour les gens, qui veulent qu'on s'oppose, mais aussi qu'on propose.
Admettons que cette personne obtienne un succès en affrontant le pouvoir, l'impact serait sans doute décisif pour 2012.
Je veux dire également que la désignation d'un candidat grâce à des primaires, n'empêchera nullement, une multitude de candidatures.
Autre chose, créer un fichier me semble totalement illusoire, d'une part certains n'accepteront pas que l'on connaisse officiellement leur tendance ( ce que je comprends) et d'autres, dont je suis, même avec le coeur à gauche, n'ont pas l'intention de s'inscrire pour désigner un "candidat naturel" alors même qu'aucun ne leur plait.
La meilleure solution serait d'arrêter le bal des ego et que surgissent UNE personnalité incontestable, ça mettrait tout le monde d'accord.
M. Moscovici. Vos fonctions actuelles au PS, si j'ai bien tout compris sont de réflechir au projet économique.Et donc en particulier au problème de l'abandon par le PS de certains de ses dogmes économiques et fiscaux qui ont éloigné de lui les milieux populaires en particulier.
Or toutes vos réflexions depuis maintenant deux ans et demi sont consacrées exclusivement au problème du leadesrship et des primaires
Cette obsession "prébendiaire" est inconvenante au mimimum, incohérente avec le discours officiel du parti qui ne parle que de programme et de réflexion
A quand un article signé Moscovici sur les politiques industrielles,la recherche, l'emploi précaire, le sous-salariat,la politique fiscale,l'avenir des retraites (compte tenu des carrières où on entre dans la vie active à 25 ou 27 ans pour des emplois précaires et une carrière professionnelle de 30 ans environ)
A quand un article signé Moscovici sur le délitement social de notre pays, sur la réorganisation du monde de la communication, sur la résorbtion de la dette
Vous êtes obsèdé par la présidentielle?
Je suis plus franc que vous. Vous n'en serez pas puisque votre discours "identitaire" (au sens de personnel et discriminant) est creux et que vous ne pouvez vous distinguer de vos concurents que pas la couleur de vos costumes gris
Alors on voit bien le calcul de recherche d'un "parrain" ou d'une "marraine" pour vous permettre éventuellement de jouer le coup d'après
Assez de grandes et petites manoeuvres, cher monsieur en charge de la réflexion;Au travail et soyez aujourd'hui ce que Chevènement a été au PS en 1972. Cà lui a plutôt réussi.