Monde

Comprendre tous les liens entre l’équipe de Trump et la Russie

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 05.03.2017 à 13 h 58

Repéré sur The Washington Post

Le Washington Post propose une infographie très intéressante sur le sujet.

Donald Trump à son arrivée en Floride, le 3 mars 2017. NICHOLAS KAMM / AFP

Donald Trump à son arrivée en Floride, le 3 mars 2017. NICHOLAS KAMM / AFP

Voici une relation qui pourrait presque faire l’objet d’une entrée dans notre rubrique «C’est compliqué». Il est en effet très difficile de cerner l’étendue des liens qui unissent l’équipe de Donald Trump à la Russie de Vladimir Poutine. Pour tenter y voir plus clair, le Washington Post a décidé de mettre en place une infographie très intéressante et de détailler ces fameux liens. Mais avant de s'y pencher, il faut tout d’abord garder en mémoire trois choses: Sergey Kislyak, ambassadeur russe à Washington, le gouvernement russes et les institutions qui y sont liées (la chaîne RT notamment), ainsi que les intérêts économiques russes (essentiellement le pétrole). 

Commençons par Donald Trump. Ses liens avec la Russie sont difficiles à établir puisqu’il n’a pas dévoilé le détail de ses revenus pendant sa campagne électorale ou déclaré avoir rencontré Kislyak à ce moment-là malgré les soupçons. Le journal rappelle néanmoins qu’il est avéré que Trump s’intéressait beaucoup à l’immobilier russe avant de lancer dans la course à la présidence et que «nous savons que le concours de Miss Univers a eu lieu à Moscou quand il appartenait à Trump et qu’il a gagné des millions de dollars pour ça»

Ensuite, il faut parler de Jeff Sessions, procureur général des Etats-Unis en poste depuis moins d’un mois, et déjà accusé d’avoir caché des rencontres avec l’ambassadeur russe. «Une telle interaction devient importante quand ce représentant officiel est un allié d’un candidat à la présidence, qu'il a eu des relations possiblement inappropriées avec un autre représentant de l’ambassade de ce pays, et qu'il jure sous serment ne pas avoir communiqué avec les représentants de ce pays.» Rappelons également qu’un conseiller de Trump, qui n’est autre que Jared Kushner, beau-fils du président, a également rencontré Kislyak entre le jour de l’élection et le jour de l’investiture, si l’on en croit le New York Times, qui rappelle dans le détail ses intérêts économiques en Russie. L’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn a d’ailleurs dû démissionner pour avoir assisté à l’un de ces rendez-vous avec Kushner.

La liste comprend onze personnes... pour l'instant

La liste de ces relations ambiguës, souvent établie, est encore longue: Donald Trump Jr., fils de qui a récemment parlé devant un mystérieux groupe russe, Paul Manafort, ancien directeur de campagne accusé d’avoir mis en place les contacts, Rex Tillerson, secrétaire d’Etat dont l’ancien poste à la tête d’ExxonMobil et les contrats négociés avec la Russie soulèvent de nombreuses questions…. En tout, le Washington Post a listé onze membres du gouvernement Trump suspectés ou convaincus de liens avec la Russie. Et bien évidemment, comme le journal le signale en conclusion: «Ce document doit être considéré comme un travail en progression. […] Aucune des relations ci-dessus sont là pour montrer un mauvais comportement de la part de ceux qui sont impliqués. La question ici est de savoir à quel point la Russie a cherché à interférer dans l’élection 2016 et si elle a pu avoir une influence sur l’équipe de Trump à cette fin. C’est une question plus grande et bien plus difficile à élaborer.»

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