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Le fascinant club des hommes ennuyeux où l'on célèbre la banalité

Temps de lecture : 2 min

Le Dull Men's Club comporte (pour l'instant) 500 membres, parmi lesquels on compte des fans de boîtes aux lettres ou de ronds-points.

Capture d'écran "Born To Be Mild"
Capture d'écran "Born To Be Mild"

Ses voitures sportives rouges et clinquantes n'ont impressionné personne. Pour intégrer le Dull Men’s Club, ce membre a dû mettre en avant un autre atout: sa collection de jantes. Voilà qui résume parfaitement l’esprit de ce petit regroupement d’Américains se refusant à tuer l’ennui. Le groupe créé par Leland Carlson fait aujourd’hui l’objet d’un article de Narratively dans lequel sont expliquées ses motivations: profiter des choses simples, en réaction à un monde où tout va très vite, trop vite.

Ici, les femmes sont proscrites. Si c'est de tradition dans de nombreux clubs britanniques, Carlston se justifie ici en décrivant le beau sexe comme «trop excitant». Pour lui, ces regroupements sont un havre libéré de toute idée de compétitivité, du besoin de se conformer aux normes du cool. Au sein du club, les discussions ne tournent donc pas autour de voyages à l’autre bout du monde, d’écrans géants ou des dernières baskets Nike. On y parle plutôt collection de sac pour ceux qui ont le mal de l'air, du bon usage de l'apostrophe ou du plaisir qu'il peut y avoir à s'asseoir sur un banc.

Le goût de la banalité

L’extrême naïveté du Dull Men’s Club est fascinante; on en viendrait presque à envier ces hommes capables de s’extasier devant des boîtes aux lettres. Car oui, la passion de l’un d’eux est de prendre en photo chaque boîte qu’il croise, et il est très vite devenu une référence en la matière. On le voit à l’œuvre dans Born To Be Mild, le documentaire qui a été consacré au club. Celui-ci a été réalisé par Andy Oxley.

D’autres préfèrent aux boites aux lettres les ronds-points. C’est le cas de Kevin Beresford, qui s’exprime chez Narratively et cite Andy Warhol et ses toiles de conserves comme influence:

«J’aime me focaliser sur ce qui est banal – et si tu y penses, beaucoup d’artistes, à travers l’histoire, l’ont fait

Tout et n'importe quoi

Le groupe, composé très majoritairement d’hommes blancs ayant dépassé la soixantaine aimerait s’ouvrir à un autre public. N’hésitez donc pas et allez leur acheter un mug ou un calendrier composé de jolies photos de ronds-points, ou bien visitez leur page facebook, sur lequel ils postent littéralement tout et n’importe quoi.

La preuve avec cette photo, postée par Tom Berwick avec la légende suivante: «Merci de m’avoir permis de rejoindre ce groupe. Voici une bouche à incendie que j’ai vu une fois, à Zurich

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