Faisons une croix sur la Suisse
Votation, banques blanchisseuses, neutralité à géométrie variable, arrestation de Polanski, ça suffit!
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Après leur votation anti-minarets, c'est pas demain la veille que les Suisses vont s'épargner les moqueries et autres effets du dédain français — et belge, même — à leur endroit. D'abord, leurs églises enlaidissent le paysage avec leurs clochers à bulbe remplis de cloches. C'est bien la peine d'aller chercher querelle aux quatre tours musulmanes de l'appel à la prière que compte le pays!
Non, décidemment, les Suisses ne sont pas des gens comme nous. Ils sont neutres. A chaque fois qu'éclate une guerre, ailleurs, ils s'empressent d'obtenir des belligérants que soit réaffirmé leur droit ancestral à la neutralité. Peu leur importe de contribuer à la paix, ou déjà de peser sur les conflits. Ils veulent qu'on les laisser aller leurs petites affaires, tranquilles, entre Helvètes, dans leur pays grand comme une principauté. Quand ils affirment qu'ils sont neutres, leurs voisins traduisent: froussards, oui! Un peu lâches sur les bords. Et opportunistes avec ça. Neutres comme on est du côté du manche. D'ailleurs, après la seconde guerre mondiale, les Alliés leur avaient reproché d'avoir favorisé les nazis.
Pour atténuer un peu les critiques toujours possibles, prudents, les Suisses ont inventé la Croix-Rouge. Pour aller distribuer le courrier dans les camps de prisonniers. C'est pour ça, parce que c'était encore trop peu, que «nous autres» Français, nous avons dû créer Médecins sans frontières, Médecins du Monde, et Bernard Kouchner.
En plus du chocolat blanc, du Fendant et des filets de perche du Lac de G'nève, leur grand avantage, longtemps, ça a été les banques. Ils en ont mis partout. Même dans les alpages, au milieu des concerts de cloches, accrochées au cou des vaches, on entend tinter les lingots d'or. Comme ils sont neutres, les clients ont compris aussi qu'ils étaient peu regardants sur la provenance de l'argent. Résultat : tous les mafieux que compte la planète viennent jeter du pain aux cygnes du lac. Maintenant que les paradis fiscaux sont un peu moins paradisiaques, que le FBI s'est mis à éventer le secret bancaire de l'Union des Banques Suisses (UBS), et bientôt de l'autre respectable empire du silence, le Crédit Suisse, leurs coffres-forts risquent de leur rester sur les bras. Un coffre-fort qui renferme du vide, rien d'autre que de l'air, même du bon oxygène des alpages, c'est démoralisant.
C'est peut-être pour ça que les Suisses ont des poussées de xénophobie, en ce moment. D'être obligés d'arborer des mines de clergymen, de demeurer obséquieux, courbés en deux devant des dictateurs ou d'anciens sous-développés enrichis par le pétrole ou la corruption, ils supportaient quand ça aidait à la multiplication des commissions sur comptes à numéros. Si l'argent file ailleurs, il n'y a plus de raison de ne pas se monter tel qu'on est, sous le vernis (1).
Comme le suggère Daniel Cohn-Bendit, si les musulmans riches, et ça en fait, vident leurs comptes, après cette histoire de minarets, la Suisse ne sera plus jamais autre chose qu'une sorte de Carinthie, rurale, arriérée, offerte aux nostalgies rancunières de prêcheurs populistes. Un pays plus petit encore. Peuplé d'horlogers et de joueurs de curling. Même Roger Federer, pourtant Suisse jusqu'au bout de sa raquette, oubliera de rentrer chez lui. Ursula Andress fera un procès à quiconque rappellera qu'elle est née à Ostermundigen, dans le canton de Berne. Les Français, expatriés fiscaux, iront coloniser d'autres zones franches. Gstaad retrouvera la paix des cimetières de montagne. La France obtiendra sûrement la libération de Roman Polanski pour traitement inhumain: laisse-t-on un prisonnier tourner en rond dans son jardinet, devant son chalet, un bracelet électronique à la cheville, dans une station de ski fantôme?
(1) Ceci dit, certains ont quand même honte d'être suisse : ils préfèrent se cacher des caméras de Google.
Image de une: Village de Mund, dans le sud-ouest de la Suisse. REUTERS/Michael BuholzerMis à jour le 03/12/2009 à 15h48











































Point de vue très intéressant. J'ai passé une année en Suisse alémanique, et mon expérience se résume, hélas, par un seul mot: racisme.
Cela dit, je trouve dommage de lier trop rapidement création de la Croix Rouge, nazisme, et les missions de courrier aux prisonniers de guerre. Comme le dit l'article Wikipedia vers lequel pointe l'article, la Croix Rouge a été créée bien avant le nazisme, en 1876.
Cet article est sans intérêt, comment ca tout le monde doit penser républicains façon 1789... Je rigole, sur le commentaire de cet article. Jusqu'a maintenant ce ne sont pas les Suisses qui ont fait les guerres, si chacun s'occupait un peu moins des affaires des autres les choses iraient mieux, un peu de mesure. Quant aux minarets faites le même type de votation en France et vous auriez probablement le même résultat, c'est ca la démocratie. Des députes qui décident dans leur coin c'est de moins en moins la démocratie, ce n'en est qu'une illusion. Ne révez pas la Suisse en sortira vous le verrez encore plus riche.
Vous n'obtenez que l'adhésion des malheureux ignorants et des démagos socialisant à vos théories, qui je dois dire sont majoritaires et au pouvoir.
Cher Phillipe,
Faire un billet d'humeur sur la votation suisse anti-minaret est très bien, surtout que comme personne n'en a parlé, nous voila au courant. Au vu de votre CV, on peut voir que vous êtes un grand spécialiste de la Suisse. Je me permet donc d'apporter quelques précisions quand aux fait rapportés dans cet article.
"les Alliés leur avaient reproché d'avoir favorisé les nazis". Angelo M. Codevilla, professeur de relations internationales à l'université de Boston, propose une version plus nuancée de cet épisode ou la Suisse subissait des pressions des 2 cotés...
"tous les mafieux que compte la planète viennent jeter du pain aux cygnes du lac". Cette vision tient plus du fantasme que de la réalité...Les gens qui viennent cacher leur argent sont plutôt Français ou Allemands
"si les musulmans riches, et ça en fait, vident leurs comptes, après cette histoire de minarets, la Suisse ne sera plus jamais autre chose qu'une sorte de Carinthie, rurale, arriérée, offerte aux nostalgies rancunières de prêcheurs populistes"
Suite a l'affaire Kadhafi, ou la différence de traitement entre la France (demandez donc a Aline Skaf) et la suisse. Papa a dit qu'il retirait son argent de suisse et arrêtait les livraison de pétrole. Résultat, on ne s'est aperçu de rien.
Quand on habite un pays ou les francais un peu trop colorés ne trouvent pas de travail et ne rentrent pas en discothèque. Un pays ou si papa est connu, on ne risque rien en provoquant un accident avec son scooter. Faire ces reproche au pays de l'autre coté du lac relève de la farce.
Et non, je ne suis pas suisse, Non, je ne suis pas d'accord pour interdire les minarets. Mais quand je vois le pays d'où je viens, et le pays qui m'a accueilli, je suis pret a le défendre face a un article de ce genre.
Cordialement.
Quelle que soit l'opinion qu'on puisse avoir de la Suisse et du vote des Suisses concernant les minarets, un article qui utilise ce ton infamant et ce vocabulaire injurieux ne devrait pas avoir droit de cité sur Slate.fr.
Gageons que s'il avait été envoyé par un slateur, le modérateur l'eût mis illico à la poubelle.
C'est vrai que cet article donne envie de s'exclamer: "Ah! Que la démocratie serait belle si on donnait moins souvent la parole au peuple" sans trop chercher de raisons à ce vote autres que les Suisses sont racistes, xénophobes, vieux, riches...J'en oublie certainement
Savez-vous l'abstention lors de ce vote? plus de 50% et plus de 40% des votants étaient contre l'interdiction... A partir de là, généraliser sur les Suisses revient plus à exprimer une opinion personnelle et gratuite en prenant l'actualité comme prétexte qu'à faire du journalisme sérieux.
Je ne sais trop comment prendre cet article. Est-ce de l'humour au 36ème degré ou bien un billet plein de clichés idiots et méchants et qui finalement n'aurait jamais du paraitre sur ce site ?
plus je lis, plus je suis convaincu que la suisse a raison
plus je lis les critiques et attaques sur ce vote, plus je suis persuadé qu'il est bon.
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je dirais même, en France si la question se posait (et si elle était utile, à ce que je sais, les communes négocient pour qu'une mosquée ne choque pas ou jurent dans le paysage et ca va bien), j'aurais voté contre les minarets
hé bé vi, moi personnellement, ça me gonfle les religions qui Se Montrent. Le prosélytisme, l'agressivité de la foi et la violence des religions monothéistes.
Je pense aussi que c'est néfaste pour notre pays l'islam ou un catholicisme ou judaïsme fort. Il faut _forcer_ à ce que les lieux et pratiques soient simples et tranquilles.
Et dans le fond, je ne crois absolument pas à la sincérité des croyants, je ne vois que repli identitaire (et mauvais) face à l'abandon du pays (la France) envers ses citoyens. Mauvaise réponse à un vrai problème.
J'appréciais que le catholicisme soit pratiquement absent de la vie politique (hélas ca change) , je n'apprécie pas du tout le développement de l'Islam.
Cherchez pas à parler de culture, tolérance, partage ou je ne sais quoi : le principe même du culte qui se développe et s'installe dans le paysage me dérange. ET je ne vois PAS de partage entre les communautés, je ne vois pas d'enrichissement, je vois juste des gens qui s'enferment et qui refusent la République. D'un autre coté on peut dire que la République se fait lentement démonter... alors bon...
A certains leur faut la messe en latin, d'autres leur faut leurs minarets, demain on se tapera la tête contre les murs.
ha elle est belle la foi.
Quelle charge ! Humour au 28e degré ? Vrais sentiments ? On ne sait trop et c'est ce qui dérange. M. Boggio a-t-il eu à souffrir de la Suisse dans sa vie personnelle ?
COURS, HEIDI, COURS !!
Je crois que M. Boggio devrait venir faire un pélerinage en Suisse. Je dois avouer que je ne suis pas très fier d'être Suisse après le résultat de la votation sur les minarets et il est certainement vrai que cette loi est certainement unique dans le monde occidental. Cependant j'aimerais que M. Boggio compte le nombre de projets de construction de mosquée en Suisse qui ne pourront pas avoir de minaret à cause de cette loi. Les doigts d'une main lui suffiront. Maintenant il faudrait comparer ce nombre à celui des mosquées construites en France ces dernières années auxquelles les autorités locales ont refusés la construction d'un minaret...
En ce qui concerne le secret bancaire, n'oublions pas que ceux qui en profite pour faire de l'évasion fiscale ne sont pas suisses mais français, américains, ... et que ce qui attire particulièrement les entreprises et les particuliers c'est la fiscalité avantageuse d'un état qui gère aux mieux ses dépenses et qui ne se retourne pas vers ses contribuables ou ses entreprises pour redresser la barre, ce qui est le cas en France avec une fiscalité pénalisante d'un point de vue économique.
Très cordialement
Le titre de votre article me laisse rêveur. Faisons …
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N'auriez-vous pu parler qu'en votre nom ? Quel besoin avez-vous de vous faire le porte-parole de ceux qui n'ont rien demandé ? Dédain français et belge ? Croyez-vous que tout le monde va vous suivre ? Ne feront de moqueries que les esprits chagrins.
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A chaque fois qu'éclate une guerre, c'est fou le nombre de dirigeants concernés qui mettent leur argent en Suisse. Et même en temps de paix ! Rangez-vous, dans les mafieux auxquels vous faites allusion, les 3.000 contribuables français qui y auraient – dit-on - un compte ?
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Daniel Cohn-Bendit veut que les Suisses revotent – qui est-il pour se faire donneur de leçons - et que les riches musulmans quittent la Suisse.
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Voilà une idée " qu'elle est bonne " ! Croyez-vous que ces riches musulmans vont se débarrasser aussi de leurs montres Suisses aux enchères sur E-bay ? Je vous garantis un afflux d'enchères, mondial et phénoménal ! Chiche, lancez l'idée.
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Croyez-vous que les riches Français qui y vivent vont revenir en France par solidarité entre riches et payer des impôts en France ? Je compte sur vous pour les y inciter.
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Si le traitement que subit Roman Polanski vous semble inhumain, comment appelez-vous celui qu'il a infligé à cette gamine ? " Une nuit sur le mont chauve " ?
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Xénophobes, je n'en sais rien mais patriotes et nationalistes, certainement. Et vous avez le droit de ne pas l'apprécier.
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Enfin, si la Suisse est ce pays d'arriérés et, somme toute, insignifiant que vous décrivez, quel besoin d'en parler ?
C'est une blague cet article ou quoi ?
Soit c'est pour rire, et c'est raté parce que ça n'est pas drôle. Soit ça n'est pas pour rire, et ça me semble passible des tribunaux pour incitation à la haine raciale.
Outre le ton invraisemblablement outrancier et le propos d'une beauferie inouïe, il est ironique d'en appeler à des despotes corrompus du Moyen-Orient pour punir la démocratie Suisse.
Quant aux allusions au nazisme, c'est du berlusconisme le plus lamentable.
Je trouvais jusqu'à présent les articles de Slate d'une bonne tenue, mais là je suis estomaqué. Et je ne suis ni Suisse, ni banquier.
Le fait que le résultat des votations de dimanche soit catastrophique ne vous donne nul droit de fustiger ainsi l'ensemble des Suisses.
Votre propos est clairement discriminatoire, mais je le sais bien, il est toujours de bon aloi pour les Français d'être condescendant envers les Suisses.
Bien sûr, c'est nettement plus politiquement correct d'être anti-Suisse que d'être anti-Arabe. Pourtant, ça participe exactement du même principe, et c'est insupportable.
Et pour bien illustrer votre propos nauséabond, vous utilisez les mêmes armes que n'importe quel populiste digne de ce nom : la démagogie, la désinformation, l'amalgame.
Quand ce genre de propos émane du comptoir du café du commerce c'est déjà dur à avaler. Lorsque cela vient d'un journaliste, c'est inacceptable. Et le fait que Slate tolère ce genre de diatribe, est plus que décevant. La mauvaise humeur n'autorise pas à dire n'importe quoi.
Reprenons quelques-unes de vos soi-disant informations.
Tout d'abord le rôle trouble de la Suisse pendant la seconde guerre mondiale. Je ne suis pas historien pour pouvoir en juger. Mais ce dont je suis sûr, c'est que la France me semble pas franchement en position de force pour donner des leçons. La France, elle, n'a pas eu de rôle équivoque, elle a clairement collaboré à l'Axe, entre autres en participant activement aux déportations.
La croix rouge n'a pas été créée à l'issue de la seconde guerre mondiale. Elle a été créée à la fin du 19e siècle par un groupe d'humanistes, dont Henri Dunant, qui à ce titre, obtint le tout premier prix Nobel de la Paix.
Je ne sais pas à qui vous faites références en parlant de dictateurs. Encore une fois, je ne suis pas sûr que ce soit la France qui soit le mieux placée pour émettre ce genre de critique. Récemment, nous recevions Kadhafi, grand modèle de démocrate devant l'éternel. Mais on peut aussi se remémorer Bokassa, ou l'accueil de Khomeiny à Neauphle le château.
Ah oui vraiment, la France est un grand modèle de vertu face aux dictatures.
Quant aux banques, parmi les grosses banques d'affaires de Suisse, on compte la BNP, la Société générale, le Crédit Agricole Indosuez. Comme quoi, si paradis fiscal (ce qui est loin d'être avéré), chacun veut sa part de gâteau, la France en premier.
Avec un gouvernement dont les dérapages verbaux sont de plus en plus fréquents, avec des expulsions de ressortissants à destination de pays en guerre, avec un Le Pen au second tour des élection en 2002, avec un passé colonialiste et collaborationniste, avec, avec… Avant de venir traiter les Suisses d'une manière aussi scandaleuse, je crois qu'il faudrait qu'on commence déjà à faire un peu d'ordre dans nos propres affaires et dans notre propre passé.
Je suis vraiment abasourdi que Slate ait laissé passé un tel article.
Bien évidemment, ce billet sur la Suisse est un faux. Une suite d’allégations grossières, enfilées comme des perles, pour faire écho, manière pour manière, à cette funeste votation anti-minarets qui cache si mal sa peur de l’islam et des immigrés.
A Slate, nous nous sommes dit que nos amis suisses, nous en comptons, des amis lecteurs comme des amis personnels, devaient passer une assez mauvaise semaine, après ce référendum populaire. La Suisse, leur Suisse devait leur sortir un peu par les yeux, ces temps-ci. Ils risquaient, pensais-je, de broyer de mauvais rêves helvétiques. Alors, j’ai ouvré dans ce sens, dans l’outrance, l’expéditif et l’allusif, pour faire sourire. J’étais loin d’imaginer qu’ils pouvaient être blessés, qu’ils pouvaient avoir mal à leur Suisse au point de prendre tout ça pour argent comptant - pardon, évitons de parler d’argent; au point de se méprendre sur l’intention de ce texte.
Bien sûr, les télésièges de Gstaad ne seront pas mis à l’arrêt, et si Roman Polanski doit promener son bracelet électronique devant son chalet - à l’heure où j’écris ces lignes, il en est fort question -, il jouira de la plus confortable, et de la plus bienveillante des résidences surveillées. La Croix Rouge est une œuvre fondamentale de l’humanité, que je n’ai pas fait naître après la seconde guerre mondiale, contrairement à ce que certains commentateurs ont cru. Et si les commissions alliées ont pointé « la coopération » dont les nazis avaient parfois bénéficié, entre Berne et Genève, ce n’est rien en comparaison de ce qui a pu être dit de l’attitude de collaboration active, observée en France.
D’une manière générale, les commentaires ont bien fait, à peu près sur chaque point, de me renvoyer les défauts français en travers de la figure. Ils ont raison : tout est parfois largement plus pesant, ici ; il n’est pas besoin de votation dominicale pour le mesurer, et il est des jours, franchement, où je préférerais me sentir suisse.
Qu'est ce qui a poussé les Suisses a réagir ainsi? Sommes nous différent d'eux?
Et s'ils avaient raison? Est ce leur droit de refuser les minarets? Empèchent t ils ainsi ou protègent t ils les étrangers vivant chez eux? Respecte t ils les droits de l'homme? Ca change quoi? devons nous tous accepter d'être les mêmes? etc...
Respectons nos différences et celle d'être différent. Et il peut y avoir des differences d'échelle. On doit respecter les cultures d'acceuil.
Et moi qui croyais que ce style de farce n'était de mise que le 1er avril !
Le problème, c'est qu'il n'y avait rien dans l'article qui indique qu'il était à prender au second degré. Le ton est exactement celui des tabloids anglais, voire de Fox News... ce qui en tant que franco-américain m'a fait bouillir, craignant que ce style de pseudo-journalisme, aux effets détestables sur la société, n'eut gagné la France. On peut faire plus subtil dans la parodie-dénonciation.
Ceci dit, l'objectif a été atteint: ceux qui ont acquiescé à cet article devraient se poser des questions; pas forcément sur les idées, mais sur la limite entre opinion respectable et mauvaise foi sur la place publique.
C'est tellement vrai ce que vous dites, qu'aujourd'hui encore, moi qui ai la réputation d'avoir mauvais esprit, je me demande si cette histoire de farce n'a pas été inventée après coup.
Il me semble que là, on a dépassé les bornes de ce que la déontologie du métier de journaliste devrait permettre.
Cordialement.
Et moi qui croyais avoir le sens de l'humour... Je n'ai pas su détecter la farce.
Désolé.
Pour ma part, chaque peuple vote ce qu'il ressent. Cependant, la suisse ne m'intéresse pas vraiment, car je ne suis pas riche et ne peut donc pas planquer l'argent là-bas ! Enfin, en 1969, je me souviens avoir eu très soif du côté de la Suisse allemande, en été, alors que je marchais en plein soleil, j'ai avisé une ferme, les habitants très hospitaliers m'ont refusé de l'eau, j'ai offert de la payer, ils me l'ont refusé quand même : j'ai juré de ne plus jamais revenir en suisse. J'ai tenu parole !
Je suis Suisse. Je travaille pour le CICR depuis peu. Et j'ai voté non à l'initiative anti-minarets.
Autant vous dire que cet "article" et les commentaires qui l'ont suivi tant bien que mal m'ont triplement choquée.
...Et visiblement, je n'ai pas le sens de l'humour, puisque moi non, plus, Monsieur le journaliste, je n'ai pas compris votre "blague".
A tous ceux qui y vont de leur petite anecdote sur mon pays, qu'ils aillent voir ailleurs (ou même en France) si c'est mieux.
Et qu'ils laissent la voix du peuple s'exprimer en Suisse, même si elle vous choque.
Je ne retiendrai que votre haine et votre jalousie.
Bons baisers de Genève.