Monde

L’Espagne nomme une commissaire du sexe pour faire plus de bébés

Repéré par Galaad Wilgos, mis à jour le 02.03.2017 à 13 h 47

Repéré sur Vice, Quartz

Le gouvernement cherche à enrayer son inquiétant problème de fécondité.

Un grand rassemblement familial en 1952 | https://www.flickr.com/photos/darinhercules/ via Flickr CC License by

Un grand rassemblement familial en 1952 | https://www.flickr.com/photos/darinhercules/ via Flickr CC License by

«Tsar du sexe espagnol», on pourrait croire à un nom farfelu d’acteur de film pornographique, mais il s’agit en réalité de la dernière initiative prise par le gouvernement espagnol pour enrayer la baisse de sa natalité. Plusieurs médias ont affublé de ce surnom la nouvelle «commissaire au défi démographique» Edelmira Barreira, une jeune sénatrice du Parti Populaire. Loin pourtant d’être une représente politique d’Eros, elle sera en charge de comprendre les raisons derrière ces chiffres inquiétants ainsi que d’y apporter des solutions concrètes.

L’Espagne est l’un des pays européens connaissant le plus faible taux de fécondité: 1,3 enfant par femme en 2014, selon l’OCDE, soit bien en-dessous de la moyenne de l’Union européenne (1,56 enfant), des États-Unis (1,9) ou de la France (2,0). En 2015, le taux de mortalité dépassait, pour la première fois depuis la guerre civile de 1936 le taux de fécondité. En 2016, une tribune du quotidien El Pais titrait: «Les Espagnols sont-ils en voie d’extinction?. La journaliste Berna Gonzalez Harbour y constatait que personne n’accordait d’attention à ce problème, alors que «nous sommes 72 de moins qu’hier» et que même la population immigrée voyait son nombre décroître.

Selon Quartz, il s’agirait d’un problème du «monde développé»:

«Les taux de fécondité sont en train de chuter de manière dramatique au moment où de plus en plus de femmes se mettent à travailler et choisissent d’avoir moins d’enfants, et de les avoir plus tard.»

Le poids du travail

De la Scandinavie à la Méditerranée, le vieillissement de la population est sans précédent. De nombreux reportages, études et documentaires ont été faits sur la crise démographique sans précédent du Japon. L’Espagne ne serait donc pas une exception. Or, affirme un représentant du ministère de l’Éducation espagnol à ABC, «un taux de fécondité en chute aggrave les autres inégalités économiques, avec notamment de graves conséquences sur l’État-providence».

Personne, selon Vice, n’a réellement trouvé la raison précise de telles chutes. D'après Rafael Puyol, professeur à l’IE Business School de Madrid, le problème résiderait dans la fatigue des gens après de longueurs de travail, qui n’incite pas à fonder une famille ou avoir des enfants de manière générale. Sa solution? Peut-être reprendre la proposition d'un conseiller municipal suédois d'offrir aux gens une pause d’une heure durant le travail pour rentrer à la maison et faire l’amour.

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