Tech & internet

Mehdi Meklat, Oulaya Amamra... L'étrange ambiguïté de la chasse aux tweets enfouis

Vincent Manilève, mis à jour le 22.03.2017 à 14 h 12

La méthode, dont Mehdi Meklat et d'autres ont récemment fait les frais, pose de nombreuses questions sur son utilité réelle et les intentions de leurs instigateurs.

Montage Slate.fr (nature forest moss leaves) | Picography CC License by

Montage Slate.fr (nature forest moss leaves) | Picography CC License by

Sur la scène de la salle Pleyel, vendredi 24 février, Oulaya Amamra a eu du mal à cacher son émotion. Ce soir-là, la jeune actrice de 20 ans reçoit le César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans le film Divines. Sur internet, les téléspectateurs sont nombreux à la féliciter, mais d'autres décident assez vite d'aller visiter son compte Twitter, lancé bien avant son début de célébrité. Très vite, de vieux tweets homophobes et racistes remontent à la surface: la polémique est lancée.

Le dimanche au soir, la jeune actrice a profité de son passage sur France 2 pour répondre indirectement à la polémique. «Mon regard, il a changé depuis que j'ai 14 ans, j'ai évolué, j'ai grandi», a-t-elle affirmé avant d'ajouter: «On dit un peu tous des bêtises à 14 ans.»

Oulaya Amamra n'est pas la seule à avoir dû affronter à l’exhumation de vieux tweets alors même que tous les projecteurs étaient braqués sur elle. Depuis un peu plus de deux ans maintenant, des figures publiques du monde entier affrontent des raz-de-marée similaires sur le réseau de l'oiseau bleu, souvent justifiés et auxquels elles répondent en blâmant leur manque de maturité, en clamant l'insouciance du Web ou, plus étrangement, en revendiquant une posture artistique. Au-delà des débats, parfois aussi violents que les propos dénoncés, ces récentes polémiques soulèvent des questions très importantes: Pourquoi ces Indiana Jones du web décident-ils de renvoyer ces vedettes à leur passé? Leur travail d'archéologue contre la haine numérique est-il toujours efficace et justifié?

Un jour de novembre 2014, Twitter a ouvert les portes de votre passé

Pour comprendre comment cette technique désormais très répandue, il faut remonter à novembre 2014. A l'époque, le réseau social annonce que tous les tweets publics sont désormais facilement accessibles via son outil de recherche avancée. Dès lors, les médias expliquent comment supprimer ses anciens tweets les plus embarrassants, manuellement ou à l'aide d'une application tierce.

Un nouveau jeu se met alors en place: remonter aux premiers gazouillis du réseau social, à cette époque bénie pour les internautes, qui tâtaient le terrain sans se soucier des conséquences de leurs propos. Très vite, deux types d'excavation, ces fouilles archéo-numérique se mettent en place. D'un côté, l'excavation bienveillante, qui consiste à retrouver de vieux tweets de célébrités populaires. Cela nous a notamment permis d'apprendre que, en 2009, Kim Kardashian affirmait détecter la présence de caries chez les gens. De l'autre, on trouve une excavation «judiciaire», à savoir une fouille dans les archives de personnalités (populaires ou non) afin de détecter le moindre message répréhensible, le plus souvent quand celles-ci gagnent en notoriété. Ainsi, en mars 2015, lorsque Comedy Central annonce l'arrivée du comédien Trevor Noah à la présentation du «Daily Show», des internautes retrouvent de vieux messages insultants à l'égard des femmes et des Juifs. Le phénomène touche désormais n'importe quelle personnalité. Les politiques eux-mêmes et, à juste titre, sont depuis scrutés par des sites comme l'indispensable Politwoops qui, après avoir été fermé et réouvert par Twitter, recense les messages postés et cachés par nos représentants. Dans sa course à la Maison-Blanche l'année suivante, le très impulsif Donald Trump en avait alors fait les frais lorsque les journalistes et internautes retrouvaient de vieux tweets permettant de contredire le discours du candidat.

En France, on s'était déjà pris de passion pour les tweets passe-partout de Pierre Moscovici ou les bribes d'intimités livrées par Benoît Hamon. Mais ces dernières semaines, le travail d'archiviste twitterien a été remis au goût du jour dans un contexte très différent. Peu avant les César, où le comédien Olivier Sauton a également été attaqué pour des tweets antisémites, le web français déchaînait une tempête contre Mehdi Meklat.

Alors que cet auteur et ancien chroniqueur de France Inter était en pleine promotion de son deuxième roman Minute, co-écrit avec Badroudine Saïd Abdallah, des internautes ont diffusé des messages postés il y a longtemps par un certain Marcelin Deschamps. Pendant plusieurs années, Mehdi Meklat publiait sous ce pseudonyme mais, aux yeux de tous, des tweets odieux, racistes, misogynes, antisémites, homophobes... On s'est alors interrogé sur la part de sincérité dans les excuses du jeune auteur plus que sur ses explications peu convaincantes aux yeux d'internet et des médias.


Depuis cette affaire, replonger dans les anciens tweets d'une figure publique, pour peu qu'elle soit mise en avant dans les médias, est presque devenu un réflexe pour certains internautes, une façon de s'assurer qu'elle montre patte blanche. Dès qu'une personne pose un pied dans la lumière à visage découvert, où qu'une autre prend la parole pour défendre cette dernière, il faut vérifier que rien n'est resté caché dans l'ombre. Cette «activité» est d'autant plus populaire que n'importe qui peut replonger dans les vieux tweets, même sans avoir de compte Twitter soi-même

Quand on lui demande quelles explications peut-on trouver à ce genre d'alertes, la spécialiste du sujet Whitney Phillips estime qu'il n'y a évidemment pas de réponse limpide. Maître assistante en études littéraires à la Mercer University, auteure de l'ouvrage Voilà pourquoi on ne peut pas avoir de belles choses et co-auteure de L'internet ambivalent avec Ryan M. Milner, elle nous a expliqué par mail qu'il est «ni impossible, ni souhaitable de faire de proclamation universelle sur les raisons qui poussent des gens à humilier les autres sur Twitter. Certains peuvent s'engager dans ce genre de comportement par pure méchanceté, mais d'autres le font avec le sens de la justice sociale (cette idée selon laquelle vous méritez d'être dénoncé pour votre haine si vous êtes raciste sur internet).»  

Le plaisir de pousser quelqu'un hors de la lumière

En 2014, une étude menée par des psychologues canadiens expliquait que «le fait de troller est corrélé avec le sadisme, la psychopathie et le machiavélisme». Bien sûr, les internautes que nous évoquons dans cet article ne correspondent pas, à quelques exception près, à l'image du «troll» classique. D'ailleurs, le mot «troll» a trop de significations différentes désormais pour en faire des généralités. Mais on peut estimer qu'il y a dans ce phénomène, parfois, une volonté première de mettre à mal, de nuire, même si la cause est juste et les arguments valables. L'idée de plaisir narcissique n'est ainsi pas inconcevable avec cette chasse archéologique, si l'on en croit Angélique Gozlan, docteure en psychopathologie et psychanalyse, auteure de l'une des premières thèses en France sur l'enjeu psychique des réseaux sociaux chez les adolescents. Elle explique qu'il peut y avoir, notamment dans le cas des détracteurs d'Oulaya Amamra, un «enjeu d'envie et de haine. Parce qu'on envie quelqu'un on va la détruire avec de vieux “dossiers”. Il y a une malveillance dans le fait d'aller chercher de vieux tweet car cela ne fait pas cas de l'intégrité de cette personne aujourd'hui.»

Une analyse partagée par Michael Stora, psychologue et psychanalyste, co-fondateur de l'OMNSH (Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines). «Ce type de personne peut prendre du plaisir, parfois sadique, à attaquer les gens, détaille-t-il lorsque nous l'avons contacté. On peut parler de haters, de trolls, les corbeaux des temps modernes. Chez certaines personnes, il peut y avoir des motivations de l'ordre de la jalousie, de l'envie. Peut-être même pour faire soi-même le buzz, après tout sur Twitter, un grand plaisir, c'est le retweet. Mais je ne suis pas sûr que nous ayons seulement affaire là à des personnes simplement sadiques, ce n'est pas seulement gratuit ou dénué de sens.»

Le besoin de lancer l'alerte 

«J'avais déjà signalé ces propos en avril 2016, se souvient @ADPCharb, contactée sur Twitter et qui nous explique ne pas chercher habituellement d'anciens messages de personnalités sur le réseau social. Je ne suivais pas particulièrement le compte de M. Meklat, je suis tombée sur son tweet qui insulte Caroline Fourest en janvier 2017 et par la suite sur leur promo en regardant un soir “La Grande Librairie” et j'ai à nouveau alerté sur les propos inacceptables de M. Meklat. Il n'y pas eu de "chasse" pour ma part. Juste un acte citoyen contre des propos haineux déversés par une personne médiatisée.»

La principale motivation avancée par ces chevaliers blancs du web, c'est la volonté d'agir en citoyen responsable, d'alerter avec l'appui de la communauté et des retweets. Dans les différentes affaires citées plus haut, le mécanisme d'alerte était le même: on effectue des recherches dans les vieux tweets, souvent en utilisant des mots dits «sensibles» (qualifiant souvent des communautés discrimées), on fait le plus de captures d'écran possible (au cas où les messages seraient ensuite supprimés), et on publie le tout en interpellant le premier intéressé et d'éventuels relais d'influence sur le réseau social. 

«Il y a besoin de faire justice mais pas comme on pourrait le penser, je ne vois pas d’intérêt à briser la carrière d’une jeune actrice ou d’un écrivain, affirme de son côté @Castletbajac, 19 ans, et à l'origine de plusieurs “excavations”. Quand on ressort des tweets racistes, haineux, antisémites des vedettes [de «l'antiracisme», NDLR] on montre simplement que leur vision binaire, manichéenne du monde est une farce, qu'ils ne sont ne pas plus antiracistes que l’extrême-droite par exemple.»

On le voit, il y a derrière cette excavation une volonté de dénoncer, de devenir une sorte de lanceur d'alerte vis-à-vis d'un problème dont la société (numérique d'abord, publique ensuite) n'a pas conscience à leurs yeux. Une démarche louable puisqu'il est important de comprendre ce que pensent les figures publiques bénéficiant d'un large écho sur internet et en dehors. 

Cela sous-entend pourtant un risque: celui du public shaming, ou «humiliation publique». Cette pratique, très ancienne, est la suite logique de la chasse aux tweets enfouis et a fait l'objet d'un livre très intéressant, So You've Been Publicly Shamed («Alors comme ça vous avez été humilié publiquement»). Le journaliste Jon Ronson y raconte les conséquences des mobilisations de justiciers du web, des deux côtés de l'écran. «C'est corrosif de créer ce genre de société, a expliqué Ronson à CNN en 2015. Ce désir que nous avons d'être des détectives amateurs, [de trouver] le diable caché en chacun de nous en cherchant le pire tweet qu'ils aient jamais écrit, ce n'est pas seulement injuste; c'est dommageable.» 

Whitney Phillips a un avis plus nuancé:

 «Bien sûr, la ligne entre ce qui est “positif” et “négatif” dépend du regard porté par le spectateur; il est parfois difficile de savoir si un justicier a eu un impact positif ou négatif net. Mais il est aussi faux de dire qu'une riposte de la population est toujours mauvaise en soi, ce qui rend le sujet si difficile à juger d'un point de vue éthique.»

Difficile, d'autant plus que les gens humiliés et dénoncés sont tous mis le même sac et y sont repoussés à la moindre mention dans les médias. Sur Twitter, n'importe qui peut mettre à mal n'importe qui pour quelques 140 signes en trop et la chasse permet parfois d'appuyer des discours discriminants au-delà des cibles, à l'encontre de communautés souffrant d'exclusion. Via Mehdi Meklat, ce sont les «jeunes de banlieue issus de l'immigration» et le Bondy Blog qui ont ensuite été visés. Dans le cas d'Oulaya Amamra, certains sites d'extrême-droite et élus du Front national récupèrent vite ces propos vieux de quatre ans pour appuyer leur propre message politique.

Or, il est très important que chaque cas soit considéré indépendamment des uns des autres et contextualisé avant d'être livré à l'inflexible tribunal d'internet. «Certains cas sont plus clairs que les autres (donc forcément corrosifs et dommageable)», ajoute Whitney Phillips, en reprenant les termes de Jon Ronson. Mais étant donné la large palette de motivations poussant à repêcher de vieux tweets, il est nécessaire selon elle de «considérer chaque cas selon ses propres mérites, étant donné que la question éthique dépend de qui est visé par qui, pour quelle raison...»

De la logorrhée adolescente incontrôlée... 

Début mars, Hubert Caouissin avouait l'assassinat de son ex-belle famille, après trois semaines de mystères autour de la disparition de Pascal et Brigitte Troadec, 49 ans, et de leurs deux enfants Charlotte, 18 ans, et Sébastien, 21 ans. Avant les aveux de l'ex-beau-frère, une partie de la presse et des internautes commençait à émettre des soupçons sur l'aîné de la famille, en se penchant notamment sur son profil psychologique... et son compte Twitter. BFMTV diffuse alors un vieux message posté en 2013, où Sébastien expliquait ses parents «gueulent tout le temps et boive». Presse Ocean fait de même avec des messages tout aussi anciens mais auxquels l'actualité donnait un sens nouveau, mais erroné, à propos de la psychologie de son auteur: «Punaise hier de 2h du mat a 20h mon père gueuler j'arrêter pas dlui dire ferme ta gueule il continuer à brayer”» 

Le cas d'Oulaya Amamra est évidemment différent, le contexte n'a ici rien de tragique. Mais la jeune actrice a également subi les contrecoups d'une parole désinhibée par son identité, alors en pleine construction puisqu'elle n'avait «que» 14 ans. Comme nous l'a expliqué Angélique Gozlan, docteure en psychopathologie et psychanalyse, reprocher à un adulte ses paroles d'adolescent n'est forcément pas la bonne approche à mener:

«On sait bien qu'à l'adolescence il y a une montée pulsionnelle très difficile à contrôler. On voit alors les réseaux sociaux comme un endroit où il n'y a pas les mêmes lois morales que dans la réalité, et où l'on se laisse aller à ses penchants pour asseoir sa toute-puissance et sa popularité. On attaque quelqu'un pour montrer qu'on est plus fort. Le problème, c'est que l'adolescent n'a pas forcément conscience que ce qui se passe derrière l'écran virtuel des réseaux sociaux a pleine réalité, un impact. Eux sont dans l'immédiateté, sans se projeter dans leur vécu d'adulte, car ils sont en train de le devenir. Bien sûr que l'on peut utiliser une parole dite, elle est dite, mais après il faut la recontextualiser. Les réseaux sociaux ne le permettent pas, et c'est là le problème. »

On retrouve des situations semblables avec certains footballeurs, arrivés très jeunes sur les réseaux sociaux, que l'on dénonce une fois leur célébrité établie. Mais même les plus aguerris des internautes peuvent aussi se sentir concernés par cette épée de Damoclès. Il y a quelques jours, Cyril de Lasteyrie, plus connu sous le nom de Vinvin, a supprimé ses 31.500 tweets, lassé à l'idée qu'on lui reproche un jour un trait d'humour publié il y a cinq ans. S'il trouve important de connaître le fond de la pensée des personnalités publiques, il nous a expliqué par mail que «l'excavation de tweets n'est pas une preuve suffisante. Dire “Regardez, voilà ce qu'il a dit le 15 mars 2008 donc vous voyez c'est bien la preuve qu'aujourd'hui c'est un salaud”, signifie alors pour chacun de nous que l'on est figé dans le temps et dans l'espace, à jamais, sans possibilité d'évoluer, de pardonner, de s'améliorer, etc. Cela ne veut pas dire que des tweets ne peuvent pas servir de base à une discussion, voire une enquête, mais ce n'est pas comme cela que ça se passe sur les réseaux.»

... À la haine enfouie derrière un @ ?

En ce qui concerne Mehdi Meklat, l'excuse de la jeunesse ou du Far West qu'était Twitter il y a cinq ans ne fonctionne pas, il était déjà majeur et connu au moment de sa logorrhée numérique, et lui-même a plutôt affiché une démarche artistique et l'ascendant de son «double maléfique». Bien que Mehdi Meklat soit une figure engagée d'un média indispensable comme le Bondy Blog, on ne peut omettre ses mots prononcés sur internet pendant plusieurs années. «Il a provoqué l’admiration sans limite, et nourri un mépris abyssal, écrivait sur Slate.fr Claude Askolovitch à son sujet. Il a porté la poésie et l’immondice. Cela ne peut exister.» En ce qui concerne le comédien Olivier Sauton, l'affaire est différente. Il n'y avait pas de déferlement de tweets haineux en terme de quantité; on parle de «quelques» tweets antisémites et négationnistes datant de 2012 et 2013. Mais ces mots ont fait ressurgir ses liens passés avec des personnages comme Dieudonné. Le Monde écrit à ce sujet: «[Olivier Sauton] figurait d’ailleurs aux côtés d’Alain Soral et du négationniste Robert Faurisson au casting de son film L’Antisémite, dont il est le coauteur.» 

«Ces personnes pensent qu'elles sont dans une forme d'impunité car elles se disent que c'est internet et qu'elles peuvent dire ce qu'elles veulent, estime Michael Stora. On a pu voir des gens connus tout à fait appréciables qui, à certains moments, parce qu'ils l'impression d'être dans l'impunité et la toute puissance, peuvent dire des choses monstrueuse. Ce genre d'affaire montrent que ce qu'on dit en ligne peut avoir un effet catastrophique, y compris sur sa propre réputation.»

Et uniquement sur la réputation. Tous ces propos datés ne peuvent avoir de répercussions juridiques. Plus maintenant. Christophe Roquilly, professeur de droit à l'EDHEC Business School et directeur de LegalEdhe, nous a confirmé que tous ces propos dépendent de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui tient pour responsable chaque personne des propos qu'elle publie sur internet, Twitter compris évidemment. «Ensuite, explique-t-il, il faut savoir quelle qualification juridique on y donne, si c'est de l'injure, de la diffamation, de la provocation à la haine, à la violence ou au négationnisme,...» En revanche, à partir du jour de publication, la prescription est très rapide: trois mois pour l'injure et la diffamation, un an pour la diffamation raciale, l'injure raciste, la provocation à la violence ou à la haine, ou le négationnisme, et trois ans pour l'apologie du terrorisme. Les tweets visés récemment et répondant d'une éventuelle qualification juridique ont tous plus de trois ans; difficile donc de trouver une utilité juridique réelle à la chasse aux tweets enfouis. 

Il n'y a que sur internet, et sur Twitter en particulier, où le délai de prescription et le droit à l'oubli n'existent pas. Où des captures écran et un bon hashtag peuvent frapper bien plus fort que n'importe quelle poursuite judiciaire. Et ça, les Indiana Jones du web l'ont bien compris. 

Vincent Manilève
Vincent Manilève (351 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte