France

Après Greenpeace, une alerte à la bombe à l'Assemblée Nationale

Temps de lecture : 2 min

"Dur de bosser cet après-midi..." twitte le député UMP Lionel Tardy. Après le coup de force de Greenpeace, une alerte à la bombe est venue perturber fortement la séance. L'hémicycle a été évacué peu avant 17h et une équipe de déminage est sur place. Le standard du palais Bourbon a reçu un appel évoquant la présence d'une bombe dans l'hémicycle, d'après une source parlementaire. Le Parisien raconte qu'un responsable de la sécurité a lancé «Rebranchez le brouillage GSM dans l'hémicycle pour éviter qu'ils fassent sauter (leur éventuelle bombe, ndrl) par un appel sur téléphone portable»

Mercredi en début d'après-midi, les militants de Greenpeace ont envahi brièvement les tribunes du public de l'Assemblée nationale. Une dizaine de membres de l'organisation écologiste qui étaient entrés en tant que visiteurs et étaient assis dans les tribunes parmi le public ont retiré leurs vêtements, laissant apparaître des tee-shirts «Greenpeace». Ils ont tendu une bannière indiquant «Aux actes, monsieur le Président».

 

L'association explique dans un communiqué:

Le slogan fait évidemment écho à la Marseillaise, qui proclame :  « Aux armes, citoyens ! ». Aujourd'hui, à l'heure des changements climatiques, ce sont des actes que nous attendons du chef de l'Etat, et non des paroles. Le président de la République, qui signera l'accord final à Copenhague, doit dès aujourd'hui aller au-delà des déclarations d'intention et annoncer des chiffres, du concret.

L'intrusion a eu lieu en plein débat sur le prochain sommet de Copenhague consacré au réchauffement climatique. Les militants ont agi juste après que le ministre Jean-Louis Borloo a fini son discours. Yannick Favennec, député UMP qui twitte depuis le palais Bourbon parle de «tension très vive», raconte que «Noël Mamère applaudit» tandis que des «noms d'oiseaux fusent».

 

Noële Mamère qui affirme que son bureau à l'Assemblée a fait l'objet d'une perquisition, a apporté son soutien à Greenpeace: «C'est formidable, c'est une action qui a pour but de sensibiliser les responsables politiques aux défis lancés par l'effet de serre».

D'après l'organisation, l'une des militantes a même réussi à descendre grâce à une corde jusque dans l'hémicycle, au niveau des travées des députés UMP. La séance a été brièvement interrompue, et le public évacué avant que les manifestants ne soient emmenés de force.

Un peu plus tôt, 10 militants de Greenpeace avaient investi le toit de l'Assemblée pour y afficher les mêmes messages, grâce à un camion de pompier.

Leurs homologues britanniques avaient déjà grimpé sur le toit du palais de Westminster, le Parlement britannique, en octobre. Selon Greenpeace, «de nombreuses interpellations ont eu lieu».

[Lire le Twitter de Yannick Favennec]


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Image de une: Greenpeace sur le toit de l'Assemblée, site de Greenpeace

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