Monde

Il reste trente marsouins du Pacifique, et les scientifiques auront du mal à les sauver

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 28.02.2017 à 18 h 05

Repéré sur The New York Times

Une solution envisagée consisterait à en placer certains en captivité.

Two vaquitas | Paula Olson, NOAA via Wikimédia CC License by

Two vaquitas | Paula Olson, NOAA via Wikimédia CC License by

C'est le plus petit cétacé au monde. Le marsouin, aussi appelée vaquitas («vachette» en espagnol), est également l'un des plus menacés, souvent piégé et étouffé dans les filets de pêcheurs, mais également affamé car ses proies préférées, les totoabas, subissent une forte demande de la part de clients chinois, persuadés d'y trouver des vertus médicinales. La situation est si tragique que le New York Times explique qu'ils ne sont plus que trente dans leur zone privilégiée, le golfe de Californie, selon un calcul effectué au mois de novembre dernier. «La moitié des marsouins comptés l'année dernière ont disparu.»

Pour lutter contre cette disparition, le Mexique a sollicité des experts qui leur ont vite proposé de capturer certains marsouins et de les garder dans des espaces protégés le temps que leur habitat naturel soit débarrassé de toute menace. Lorenzo Rojas Bracho, expert en mammifères marins à l'INECC, indique au journal que ce n'était pourtant pas l'option privilégiée: «Nous avons toujours été opposés à la captivité», explique-t-il avant de reconnaître que son équipe n'avait pas anticipé une telle chute de la population. «Il y a des risques, mais moins que de les laisser avec la pêche telle qu'elle se déroule maintenant.»

Pour l'instant, le plan semble mal parti et pour cause: les scientifiques ne savent pas encore comment trouver les marsouins. «Nous ne savons pas non plus comment nous pouvons les attraper. Nous ne savons pas comment ils vont réagir.» De plus, il faut savoir que les grossesses en captivité sont extrêmement rares. Il n'empêche, l'équipe mise sur les efforts de l'armée pour interdire le trafic de totoabas et se donne deux ans pour développer des filets qui ne piégeront pas les petits cétacés.

Actuellement malheureusement, l'interdiction des filets a du mal à être mise en place, et ce malgré les promesses du gouvernement mexicain. Sans action forte de leur part, il sera impossible de sauver les derniers marsouins du Pacifique. «Si vous ne pouvez pas supprimer la menace, la population continue de décliner, conclut le Dr Samuel Turvey, de la Zoological Society of London. Il n'y a plus le temps pour la complaisance.» 

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