Économie

La fabuleuse histoire des meubles à monter soi-même d'Ikea

Temps de lecture : 2 min

Le géant suédois n'a pas fini de conquérir le monde. Retour sur sa création hasardeuse et les raison de son succès.

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Crédits: Wikipedia https://nn.wikipedia.org/wiki/IKEA#/media/File:IKEA_Regensburg.jpg

Dyslexique, Ingvar Kamprad a 17 ans lorsque son père lui offre une petite bourse, pour le récompenser de ses résultats scolaires. Plutôt que d’aller s’acheter de quoi boire avec ses amis, le Suédois décide en 1943 de créer son entreprise. Elle s’appellera Ikea et, neuf ans après, il posera par hasard les bases de son plus gros succès, le meuble à monter soi-même. L’histoire de celui-ci est raconté sur le site de la BBC.

Lorsque Kamprad a 26 ans, son catalogue comporte déjà 100 pages, mais il lui manque son idée maîtresse. Alors que qu’il charge une camionnette avec l’un de ses quatre employés, Gillis Lundgren, ce dernier s’exclame:

«Cette table prend beaucoup trop de place. On devrait dévisser les pieds

Le concept du meuble vendu en pièces détachées est né. Voici la lettre prenant la première commande des pièces qui constituent l’objet. Elle date de 1952 et est affichée sur les murs de l’usine.

C'est en 1978 que ce même Lundgren accouchera de son best-seller dessiné sur un bout de nappe: la Billy. Il en existe actuellement 60 millions. Toutes les trois secondes, un exemplaire est ainsi assemblé dans l’usine de Gyllensvaans Mobler, dans le petit village suédois de Kattilstorp. Le succès de la bibliothèque à étagères s’explique par le fait qu’elle soit «simple, pratique et éternelle», d’après Gillis Lundgren.

Les maîtres de la logistique

Chose qu’on pourrait appliquer à la plupart des produits vendus par Ikea. Ces trois critères ont fait en majeure partie le succès des magasins. L’obsession de Kamprad pour l’argent n’est également pas étrangère à cette notoriété. Le patron d’entreprise cherche effectivement depuis ses débuts à réduire les coûts de production par tous les moyens. En plus du passage aux pièces détachées, il a robotisé ses usines: ces dernières produisent 37 fois plus d’objets que dans les années 1980, alors que le nombre d’employés a seulement doublé.

Surtout, il adapte constamment ses produits pour simplifier au maximum la logistique. Ainsi, en rendant l'accoudoir d'un de ses canapés démontables, l'emballage prenait moins de place. Résultat, il était possible d'en entreposer davantage dans les camions reliant les usines au magasin. Un certain coût en moins, un petit profit en plus pour l'entreprise.

Kamprad était en 2015 la 8e plus grande fortune de la planète, même si, selon ses propres dires, il roule dans une vieille Volvo et s’habille au marché aux puces. Installé en Suisse dans les années 1970 pour payer moins d'impôt, il est rentré depuis peu au pays. L'homme aujourd'hui âgé de 90 ans a ainsi de nouveau payé ses impôts en Suède en 2015.

Slate.fr

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