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Les sept défauts de Barack Obama

Plus d'un an après son élection, il semble bien que l'aura de surhomme qui a semblé entourer Barack Obama pendant la campagne et les premiers mois de son mandat ait définitivement disparu. Le président est un homme, et il a comme nous tous des défauts. Le site américain Politico dresse la liste des «sept histoires dont Obama ne veut pas entendre parler», ou en d'autres termes sept travers du président américain, loin de l'obamania des premiers jours.

Premier défaut: il a du mal à se faire respecter. Paradoxalement, «les mêmes cercles d'initiés qui commencent à dépeindre Obama comme un tyran commencent également à murmurer qu'il se laisse marcher sur les pieds.»

Deuxième travers: il a tendance à considérer les Etats-Unis comme un pays comme les autres sur l'échiquier mondial, «quelque part entre l'Albanie et le Zimbabwe». «Les politiciens des deux camps ont toujours accepté l'idée que ce pays, à cause de son pouvoir et/ou de la providence, doit être une force à part dans le monde. Il serait très dommageable pour Obama que les politciens des deux camps pensent qu'il accepte un déclin relatif de l'influence des Etats-Unis dans le monde .»

Parmi les autres défauts d'Obama, son manque apparent d'attachement aux valeurs de l'Amréique profonde et son incapacité à communiquer de manière moins intellectuelle et plus viscérale (il est surnommé Mr. Spock), sa tendance à faire de la politique «à la manière de Chicago», le fait que Nancy Pelosi, à la Chambre des représentants, est aux yeux de certains celle qui obtient les résultats plutôt que le président lui-même, son trop plein d'amour propre («il est amoureux de l'homme dans le miroir») etc.

En France, il semble que le fantasme autour de Barack Obama ne soit pas encore tout à fait dissipé, comme l'expliquait Etienne Augé dans les colonnes de Slate:

Récemment, alors que je critiquais gentiment Barack Obama, une dame de ma connaissance m'a demandé, interloquée : «Mais... vous n'aimez pas Obama?». Sa réaction, à la fois triste et dubitative m'a rappelé que le président des Etats-Unis représente un fantasme pour les Français, et qu'il est souvent perçu comme une force presque surnaturelle. Il était de bon ton, voire recommandé, de haïr George W. Bush, tout en moquant ses manières de péquenaud et son entourage occulte. Concernant Barack H. Obama, il est préférable de voir en lui le messie métis sous peine d'être perçu comme un hérétique.

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Crédit photo: Reuters

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