Sciences

Les hommes entravent-ils les orgasmes des femmes?

Temps de lecture : 2 min

Une étude américaine conclut que les femmes hétérosexuelles ont substantiellement moins d’orgasmes que les femmes homosexuelles.

Extrait du film «La Vie d'Adèle»
Extrait du film «La Vie d'Adèle»

Pour atteindre l’orgasme, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté. À commencer par privilégier le sexe, le matin. C’est recommandé. Mais si on est une femme et que l'on veut vraiment bien faire, on peut aussi essayer d'enlever l'homme de l'équation. Du moins si l'on en croit une très sérieuse étude relayée par The Independent.

Des chercheurs se sont penchés sur la question de la différence de fréquence d’orgasmes entre la femme et l’homme, ce quelles que soient leurs préférences sexuelles en consultant 52.588 Américains à ce sujet– parmi eux une majorité d’hétérosexuels (26.032 hommes et 24.102 femmes). Si seulement 2.454 hommes et femmes homosexuels et bisexuels ont participé à l’étude, le résultat est sans appel. Les femmes hétérosexuelles ont moins d'orgasmes, sexe et orientation confondus.

Les participants ont dû répondre à la question suivante: «Au cours du dernier mois, à quelle fréquence avez-vous [vous] / [votre partenaire] atteint l'orgasme?» Résultat, 95% des hommes hétéros disent l'avoir atteint «régulièrement ou toujours». Ce taux de satisfaction passe à 89% s’agissant des hommes homosexuels et à 88% pour les hommes bisexuels.

Inégalités

Les femmes n'ont pas la même chance. Chez les hétérosexuelles, seulement 65% d'entres elles ont connu la petite mort régulièrement ou à chaque rapport durant le dernier mois. 66% pour les femmes bisexuelles. Faut-il y voir une fatalité? On pourrait le croire si ce n'était pour les lesbiennes. Celles-ci affichent un taux de jouissance régulière de 86%. Beaucoup plus proche de celui des hommes donc.

Sur la base de ces données, The Independent conclut qu'«il semble que quand un homme est ajouté à l'équation, la probabilité d’orgasme diminue considérablement pour les femmes.»

Pour les scientifiques, cet écart de fréquence répond à des facteurs sociologiques et évolutifs connus. Mais il s'explique aussi par le fait que «les femmes lesbiennes ont probablement une meilleure compréhension à la fois de leur anatomie et de la stimulation clitoridienne», relève le journal britannique. Sur ce point, les chercheurs se veulent rassurants. Les femmes hétérosexuelles ayant souvent des orgasmes ont quelques recettes. Elles recommandent plus de cunnilingus, des rapports plus longs, d'être dans une relation globalement plus satisfaisante, de goûter aux stimulations anales, d'exprimer son amour pendant l'acte physique, de savoir demander ce qu'elles veulent au lit, etc. La liste ici n'est pas exhaustive. La bonne nouvelle, c'est que comme tout le reste, le sexe, ça s'apprend et le plaisir aussi.

Slate.fr

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