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À 80 ans, un guide touristique fait toujours visiter l'Irak et l'Afghanistan à ses clients

Temps de lecture : 2 min

Geoff Hann a conscience des dangers encourus, il a d'ailleurs connu quelques accidents.

Crédits:  Pixabay https://pixabay.com/fr/hillah-irak-paysage-d%C3%A9sert-nature-80384/
Crédits: Pixabay https://pixabay.com/fr/hillah-irak-paysage-d%C3%A9sert-nature-80384/

L’Irak ou l'Afghanistan sont probablement à vos yeux des destinations touristiques hautement improbables (quoique très belles). D'ailleurs, pour le ministère des Affaires étrangères, «les voyages touristiques sont à proscrire totalement sur l’ensemble du territoire». Sachez toutefois que certaines personnes désirent s’y rendre en vacances. Et, mieux encore, qu’une fois sur place, elles peuvent être prises en charge par un guide de 80 ans, Geoff Hann. Comme il le raconte à The Independent, celui-ci déclare d’emblée à ses clients:

«Le voyage est difficile parfois, la nourriture, par moments, un peu misérable.»

Si ce n'était que ça. La brochure de son agence, Hinterland Travel, prévient les voyageurs aventureux qu’ils peuvent surtout faire face à de «possibles problèmes causés par le banditisme, la guerre ou le terrorisme».

Dans ces zones, il n’est, en effet, pas rares que des soucis surviennent. Le 4 août 2016, Hann et son groupe vont à Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, escortés par des militaires, quand des Talibans lancent des roquettes sur leur véhicule.

«Cinq touristes et le conducteur ont été blessés dans l’attaque.»

Heureusement, leurs blessures sont assez superficielles. Et certains touristes, qui ont payé des milliers de dollars pour se rendre dans ces zones, se plaignent encore de ne pas avoir pu terminer leur voyage.

Né en 1937, Geoff Hann fait visiter l'Irak depuis quarante ans. Il affirme qu’en aucun cas, il ne faudrait délaisser les endroits qu’il montre à ses clients:

«Devrions-nous aller dans ces zones ? Que devrions nous faire ? Comment le faire ? Toutes ces questions sont également dans mon esprit», complète-t-il.

Aussi continue-t-il d'arpenter le Dasht-e Margo («Désert de la mort»), Hérat ou encore la frontière avec l’Iran. Tout en ayant conscience des dangers qu’il encourt et qu’il fait encourir à ses clients. Ceux-ci ont l'obligation de ne pas montrer de signes de richesse et de surtout ne jamais préciser oùu ils se trouvent sur les réseaux sociaux. Hann se réserve également le droit de pouvoir changer de trajectoire si les conditions et les événements l'exigent:

«Je sais ce que je fais, en général. Et je sais comment prendre soin des autres, en général

Slate.fr

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