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Voici ce que ça fait de tenir son cœur entre les mains

Repéré par Xavier Ridel, mis à jour le 21.02.2017 à 15 h 17

Repéré sur Atlas Obscura

Un institut du Texas propose l'expérience à ses patients.

Heart - cor pulmonale- right ventricular hypertrophy | Yale Rosen via Flickr CC License by

Heart - cor pulmonale- right ventricular hypertrophy | Yale Rosen via Flickr CC License by

Peu de gens peuvent se targuer d’avoir déjà tenu leur propre cœur entre les mains, à l'image de Penny, une femme dont le cliché avait fait le tour du monde en 2013. Les patients du Baylor University Medical Center, à Dallas (Texas), ont pu tenter l’expérience après avoir subi une greffe. John Bell, âgé de 74 ans, la décrit ainsi dans un article d’Atlas Obscura:

«C’était plein d’émotions, cette première rencontre. Je ne peux pas expliquer pourquoi. J’étais simplement submergé d’émotion quand j’ai pu l’observer et le porter.»

Avoir –littéralement– le cœur entre les mains peut s’avérer aussi surprenant qu’instructif. Alors que chacun s’attendrait à voir l’organe rouge qui est habituellement représenté, le patient se retrouve en fait avec tout autre chose. C’est ainsi que le décrit John Bell:

«C’était un peu plus large que je ne l’imaginais. La première impression que j’en ai eu, c’est que ça ressemblait à un roast-beef dans un plat.»

Le programme du Baylor University Medical Center s’intitule «Heart-To-Heart» et 70 personnes ont pu en profiter, depuis sa création en 2014.

Des patients «spéciaux et chanceux»

L'autre particularité de l’institut est qu'il garder les organes des personnes venant de se faire opérer.

«Je pourrais vous dire qu’environ 99.5% des hopitaux jettent les cœurs après les avoir étudié et avoir envoyé un rapport. Nous les gardons tous», déclare le docteur Roberts.

Un bon point pour la recherche, puisque les professionnels du Baylor University Medical Center ont publié une longue étude après avoir comparé les organes de patients sur un temps long.

La greffe du cœur est une véritable chance, puisque sur 6 millions d’Américains souffrant de problèmes cardiaques, seuls 2.200 reçoivent chaque année un nouvel organe. Le Dr. Roberts estime donc qu'il est essentiel de «montrer à ces gens qu’ils sont très spéciaux et chanceux».

Sans compter qu’observer son cœur et avoir un médecin qui montre et explique les problèmes qu’on y voit peut aider à avoir un mode de vie plus sain. Ç’a été le cas pour John Bell, mais aussi pour son fils, puisque les familles sont aussi autorisées à voir l’organe.

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