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Le téléchargement illégal ne nuit pas aux artistes
«Voici le graphique que l'industrie de la musique ne veut pas que vous voyiez» prévient le blog Labs du site du Times. Le quotidien britannique a rassemblé les chiffres des recettes de l'industrie musicale (chiffres officiels), divisés en trois grandes catégories: la musique enregistrée, la musique live et les royalties sur les cinq dernières années en Grande-Bretagne.
Pour chaque catégorie, on peut voir les sommes qui vont aux artistes et celles qui vont à la maison de disque. Ainsi, on s'aperçoit que pour ce qui est de la musique enregistrée, les labels touchent bien plus que les artistes, alors que pour la musique en live, les artistes gardent la plupart de l'agent qu'ils gagnent, avec une petite proportion qui va aux promoteurs.
Dans les débats actuels autour de la numérisation de la musique, de la transformation de l'industrie musicale et de la perte de revenu des artistes, il est très rare de pouvoir argumenter autour de chiffres clairs et factuels. Or l'évolution de la proportion des revenus de la musique qui va aux artistes ou aux producteurs est au centre de ces débats.
Un des enseignements majeurs des ces statistiques, c'est que le revenu total des artistes provenant des concerts et des tournées va dépasser pour la première fois le revenu que touchent les labels sur la vente de musique enregistrée. De plus, les chiffres mettent en lumière deux phénomènes: l'augmentation des revenus liés aux concerts ne montre pas de signes de faiblesse, et les concerts sont de loin la section de revenu la plus lucrative pour les artistes, car ils gardent pour eux une part importante des recettes de billetterie.
Un second graphique montre que sur les cinq dernières années, le revenu total des artistes a en fait augmenté, malgré la chute des ventes de CDs. En fait, le revenu total de l'industrie musicale (artistes, promoteurs, labels etc.) est en légère augmentation. «Quand le BPI (British Recorded Music Industry) publie son rapport annuel en disant combien «l'industrie de la musique» a souffert du téléchargement illégal, il devrait peut-être dire plutôt combien les maisons de disque ont souffert» écrit le Times.
[Lire l'article complet sur labs.timesonline.co.uk]
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Photo: Robert Smith de The Cure Mario Anzuoni / Reuters
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Comments
et encore...
Il se trouve qu'en lisant cet article je suis en train d'écouter 'RIVER' des AKB48, que je n'aurais sûrement jamais découvert sans le téléchargement illégal et le P2P... Je ne dis pas que j'achèterais le CD en l'occurence (pas mon truc), mais j'ai déjà acheté nombre de CD et DVD d'artistes japonais ou coréens découverts au hasard de mes pérégrinations sur jpopsuki ou ailleurs, et cela constitue bien de nouveaux achats et non des remplacements d'autres achats...
Dans un registre totalement différent un de mes meilleurs amis est un musicien interprète assez âgé (80+), quand il était jeune le système actuel avec les grosses majors n'existait pas encore, lors de mariages ou autres événements on l'appelait et il venait avec ses potes pour faire danser les gens, à tel point qu'à la sortie de la guerre en 45 il lui est arrivé plusieurs fois de tomber en syncope par manque de sommeil (!) A cette époque particulièrement bénéfique, mais même avant, il gagnait autant en un week-end qu'un ouvrier agricole en un mois d'après ses dires donc nul besoin pour lui de droits d'auteur ou autres... Et je ne vous parle pas d'un attardé mais d'un accordéoniste parmis les meilleurs , ayant inventé par ailleurs sa propre méthode de tablature guitare "pour apprendre plus vite", et qui faisait aussi office de batteur "pour dépanner"...
Tout cela pour dire que les artistes, les vrais, n'ont pas besoin des boîtes de prod pour vivre, c'était déjà vrai dans le passé, et c'est tout aussi vrai sur le net, peut-être même plus...
Merci les British
Mme Albanel, si elle lit cet article, va s'étrangler de rage (à défaut de honte). Il faut que la lumière vienne du monde anglo-saxon, pourtant peu sujet à tirer sur le business.
De façon pratique, il est aisé de constater qu'il n'y a jamais eu autant de concerts proposés (une évidence en Ile de France, mais aussi pendant l'été partout en France).
Pour le plus grand plaisir du public et des artistes.
C'est de la vraie musique, qui rentre dans les oreilles et les coeurs!
Comment nier que cette situation soit la conséquence directe de l'évolution de la distribution musicale.
les "clients" alléchés par ce qu'ils trouvent sur le net (plus ou moins gratuitement) en profitent pour sortir et aller écouter pour de vrai leurs préférés ou leurs découvertes.
Les artistes, leurs agents, les tourneurs, les propriétaires de salles, et les maires ont tous bien compris le nouveau modèle (ce n'est pas le cas de nos gouvernants)
Qui va pleurer sur la brochette de majors qui se sont suicidées par leur politique aberrante depuis des années!
chipss
A nuancer
cf : http://www.yooscafe.fr/blog/2009/11/un-beau-graphique/
gratuit ou non ?
Les concerts rapportent deux fois plus que la vente de disque mais 2 X plus que rien, ça fait toujours Zéro €uro
Apple vient d'achter Lala.com pour surfer à son tour sur la vague du streaming... payant ! http://bit.ly/5zxRDv