Culture

Le téléchargement illégal ne nuit pas aux artistes

Temps de lecture : 2 min

«Voici le graphique que l'industrie de la musique ne veut pas que vous voyiez» prévient le blog Labs du site du Times. Le quotidien britannique a rassemblé les chiffres des recettes de l'industrie musicale (chiffres officiels), divisés en trois grandes catégories: la musique enregistrée, la musique live et les royalties sur les cinq dernières années en Grande-Bretagne.

Pour chaque catégorie, on peut voir les sommes qui vont aux artistes et celles qui vont à la maison de disque. Ainsi, on s'aperçoit que pour ce qui est de la musique enregistrée, les labels touchent bien plus que les artistes, alors que pour la musique en live, les artistes gardent la plupart de l'agent qu'ils gagnent, avec une petite proportion qui va aux promoteurs.

Dans les débats actuels autour de la numérisation de la musique, de la transformation de l'industrie musicale et de la perte de revenu des artistes, il est très rare de pouvoir argumenter autour de chiffres clairs et factuels. Or l'évolution de la proportion des revenus de la musique qui va aux artistes ou aux producteurs est au centre de ces débats.

Un des enseignements majeurs des ces statistiques, c'est que le revenu total des artistes provenant des concerts et des tournées va dépasser pour la première fois le revenu que touchent les labels sur la vente de musique enregistrée. De plus, les chiffres mettent en lumière deux phénomènes: l'augmentation des revenus liés aux concerts ne montre pas de signes de faiblesse, et les concerts sont de loin la section de revenu la plus lucrative pour les artistes, car ils gardent pour eux une part importante des recettes de billetterie.

Un second graphique montre que sur les cinq dernières années, le revenu total des artistes a en fait augmenté, malgré la chute des ventes de CDs. En fait, le revenu total de l'industrie musicale (artistes, promoteurs, labels etc.) est en légère augmentation. «Quand le BPI (British Recorded Music Industry) publie son rapport annuel en disant combien «l'industrie de la musique» a souffert du téléchargement illégal, il devrait peut-être dire plutôt combien les maisons de disque ont souffert» écrit le Times.

[Lire l'article complet sur labs.timesonline.co.uk]

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Photo: Robert Smith de The Cure Mario Anzuoni / Reuters

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