Économie

Pour être dirigeant, mieux vaut avoir la tête de l'emploi

Temps de lecture : 2 min

Imaginez la tête de PDG la plus stéréotypée possible: c'est aussi celle à laquelle les gens associent la compétence –à tort.

Mark Zuckerberg, au sommet de l'APEC, à Lima, au Pérou, le 19 novembre 2016. Ernesto BENAVIDES / AFP
Mark Zuckerberg, au sommet de l'APEC, à Lima, au Pérou, le 19 novembre 2016. Ernesto BENAVIDES / AFP

Pour devenir directeur général –dites plutôt CEO si vous évoluez dans les secteurs high tech–, il faut en avoir l’air. Selon des chercheurs qui publient leurs résultats dans la revue Management Science, les gens ont tendance à associer la compétence à la tête des entreprises à un certain type de physique masculin. Selon le Wall Street Journal, ce physique est assez stéréotypé et semble sorti tout droit d'une banque d'images illustrant la vie de haut dirigeant à la tête d'une grande multinationale: la mâchoire carrée, des lignes plus tranchantes que la moyenne, une allure plus mature...

Il ne s’agit pas d’être particulièrement beau, note l’auteur de l’étude, mais plutôt d’avoir un physique à l’opposé d’un visage poupin. Ces résultats ont été obtenus en demandant à 2.000 personnes d'évaluer à partir de photo d'hommes CEO et d'autres qui ne l'étaient pas (ils n'ont pas réuni suffisamment de femmes dirigeantes pour réaliser l'expérience sur les deux sexes) les traits associés. La conclusion de l’étude, impitoyable, est que «vous avez plus de probabilité d’être PDG et d’être mieux payé quand vous avez l’air d’être compétent». Or, le problème soulevé dans l’étude est que l’apparence de la compétence n’est pas liée à la véritable compétence. Il s’agit avant tout d’un biais de jugement selon lequel on accorde à certains physiques un crédit supplémentaire dans le monde des affaires. Mais selon ces critères, un jeune CEO comme Mark «baby face» Zuckerberg serait-il un jour arrivé à la tête d'une des plus grandes entreprises du monde?

Slate.fr

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