Parents & enfants

Si les robots remplacent les humains, pourquoi l'école leur apprend-elle à se comporter comme des machines?

Temps de lecture : 2 min

Notre approche de l’éducation est peut-être devenue un contresens.

Étudiantes japonaises | Nanak26 via Flickr CC License by
Étudiantes japonaises | Nanak26 via Flickr CC License by

«A l’ère des robots, les écoles apprennent aux enfants à être obsolètes». Le titre de cette tribune publiée dans le Guardian résume le propos de son auteur, . Que l’école –en l’occurrence britannique, mais le même constat pourrait être fait pour la France– soit centrée sur le bachotage et une organisation plutôt disciplinaire n’est pas un constat très nouveau. En revanche, souligne l’auteur, cette approche de l’éducation est devenue un contresens, alors qu’on ne parle que du remplacement de l’humain par les machines, les algorithmes et l’intelligence artificielle pour effectuer de plus en plus de tâches cognitives.

«A l’avenir, si vous voulez trouver un boulot, vous devez ressembler le moins possible à une machine: être créatif, avoir une distance critique et des compétences relationnelles. Alors pourquoi apprend-on aux enfants à se comporter comme des machines?»

Pour l’auteur, le succès dans la vie adulte passe par la collaboration. «Alors pourquoi collaborer lors des tests et des examens est-il considéré comme de la triche?» Et plutôt que d’encourager créativité, expression de la personnalité et inspiration pour donner envie d'apprendre, pourquoi l'école ressemble-t-elle à une entreprise organisée sur le principe du micro-management? On rétorquera peut-être à l'auteur que son approche de la scolarité au XXIe siècle pêche par utopie, cependant le coeur de son argumentation consiste à rappeler que l'école telle qu'elle existe a été pensée pour la force de travail de l'ère industrielle, supposant obéissance, conformisme et peur de la sanction. Or, la productivité suppose actuellement d'autres dispositions sociales et psychologiques, et il est surprenant qu'une école qu'on attend en phase avec la société et le marché du travail ne prenne pas cet argument au sérieux.

Slate.fr

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