Culture

VIDÉO. Comment se monte un film d'animation

Temps de lecture : 2 min

«Dans les films classiques, on tourne d'abord et monte ensuite. Dans les films d'animation, on monte d'abord, et on tourne ensuite.»

«Tourner puis monter». Les cinéastes et cinéphiles savent qu'un film n'est pas tourné dans le «bon» ordre, et connaissent le rôle essentiel que va jouer le monteur dans les semaines suivant les tournages. On pourrait penser qu'il en va de même pour les films d'animation: on écrit le scénario, fait les animations, et puis on monte dans l'ordre prévu. En fait, ce n'est pas si simple. Dans les films d'animation, le monteur joue un rôle plus précoce: dès le début du processus, raconte cette vidéo de la Royal Ocean Film Society, repérée par Slate.com.

«Les scénarios ne sont pas écrits, puis animés. Le processus est bien plus collaboratif. On a une histoire initiale, mais tout le monde peut donner des idées. Et puis les animateurs transforment ces idées en storyboards. Et quand il y a assez de storyboards, on commence à avoir un bon brouillon du film. Et c'est là tout le sujet du travail de monteur. Faire coller entre elles plein d'idées différentes en animations, et compléter le tout avec de la musique temporaire, et des voix et des effets spéciaux basiques. Et quand tout est fini, on commence à voir à quoi le film va ressembler, et on appelle ça un storyreel.»

Ensemble, les scénaristes, monteurs et le réalisateur travaillent sur plusieurs cycles d'écriture, de réécriture, de storyboards, avant d'arriver à la version finale, parce qu'ici modifier une scène, en l'allongeant ou en la recadrant est un problème bien plus majeur.

«Aussi différent que cela puisse paraître, le cœur du travail reste le même. Cela demande autant –voire plus– de créativité et d'expérimentations. Et bien sûr d'émotions. Parce que peu importe que ce soit un film classique ou d'animation, c'est tout le sujet du montage.»

Slate.fr

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