Electricité: la concurrence coûtera cher au consommateur
Pour faire émerger une vraie concurrence, EDF devra vendre sans marge de l'électricité à des opérateurs privés. Quitte à récupérer le manque à gagner sur le marché de détail.
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Des tarifs régulés trop compétitifs pour le marché libre
Tout commence avec la fin du monopole d'EDF et la libéralisation des tarifs. A cause de la flambée des prix des hydrocarbures, l'électricité d'origine nucléaire est devenue économiquement aussi compétitive que l'électricité d'origine thermique. L'explication est simple: même si le prix de l'uranium est aussi fluctuant que celui des hydrocarbures, il ne représente que de l'ordre de 10% du prix du kWh de l'électricité d'origine nucléaire, alors que la part de la matière première dans une centrale thermique oscille entre 50 et 70% du prix du kWh produit. Depuis la flambée du prix des hydrocarbures, l'électricité d'origine thermique a bien du mal à rester compétitive. Mais en France 76% de la production nette d'électricité est produite dans les centrales nucléaires exploitées par EDF, qui pratique donc des prix plus bas que ceux de ses concurrents.
Il ne s'agit pas là d'un argument de campagne, mais d'un constat établi par l'institut de statistiques européen Eurostat, dans une étude publiée en juillet et qui situe les tarifs en France parmi les plus bas d'Europe. Le prix hors taxes (9,31 euros /100 kWh dans le secteur domestique et 5,61 euros /100 kWh dans le secteur industriel au 2e semestre 2008) serait le plus bas de l'Europe des 15. Par rapport à l'Allemagne, les prix français TTC seraient inférieurs de 40%.
Les opérateurs alternatifs et les consommateurs ont-ils un intérêt commun?
La situation est inédite. Pour permettre à de nouveaux opérateurs d'être plus concurrentiels, EDF aurait dû l'être moins en relevant ses prix, contre l'intérêt des consommateurs. Pour l'Etat qui détient toujours 85% de l'ancien monopole, il aurait été difficile de privilégier de façon aussi flagrante le développement d'entreprises privées contre l'intérêt des clients contribuables. Le gouvernement Fillon aurait dû affronter une levée de boucliers des ménages qui n'auraient pas compris que l'application sans nuance d'un dogme libéral les empêche de profiter d'une «rente nucléaire» obtenue après trente années d'une politique énergétique volontariste.
Pour trouver une issue, le génie français a inventé un système incompréhensible dans lequel cohabitent des prix libres et des prix régulés, avec la possibilité pour les consommateurs de passer de l'un à l'autre - et notamment de revenir du secteur libre dans le secteur régulé - mais seulement dans certaines conditions, le tout devant être limité dans le temps. Le contraire d'une déréglementation! Pour avoir transformé la libéralisation de l'énergie en un engagement politique, les parlementaires en avaient oublié la cohérence économique. Il a donc fallu faire marche arrière.
Déréglementer en abaissant autoritairement les prix de gros
L'ouverture du marché de l'électricité ayant finalement aux trois quarts échoué, une commission a été formée en octobre 2008 pour proposer un scénario qui aboutirait cette fois à une véritable déréglementation. Un rapport fut remis au gouvernement en avril dernier, qui doit servir de socle à un nouveau projet de loi attendu pour avril 2010, concernant une nouvelle organisation du marché de l'électricité. Ses conclusions font globalement table rase de toutes formes de tarifs réglementés, sauf pour les particuliers. La loi du marché dans l'énergie deviendrait donc totale, sans possibilité de s'y soustraire pour les entreprises. Et l'opérateur public serait tenu de fournir à ses concurrents de l'électricité à des prix suffisamment bas pour qu'ils puissent bâtir des offres compétitives. EDF, comme France Télécom avant lui, serait donc invité à mettre le pied à l'étrier de ses concurrents.
La logique qui veut que l'Etat se tire lui-même une balle dans le pied en pénalisant une entreprise publique et favorise des opérateurs privés, est tout de même déroutante. Parce que la puissance publique doit ainsi se priver - et priver les consommateurs - des effets d'une politique qui a impliqué de lourds investissements. Si de nouveaux opérateurs veulent entrer sur le marché aujourd'hui ouvert, ils sont les bienvenus! Mais s'il faut que tout le monde consente un sacrifice pour permettre à de nouveaux entrants d'exister, l'avantage pour la collectivité est loin d'être évident.
Qui paiera le manque à gagner?
Si l'exploitant des centrales nucléaires ne réalise plus de marges sur la vente d'électricité à des opérateurs alternatifs, selon les préconisations du rapport, il devra répercuter ce manque à gagner sur le reste de son activité, c'est-à-dire sur la distribution, aux entreprises comme aux particuliers. Dans ces conditions, les tarifs ont toutes les chances d'augmenter pour les particuliers comme pour les entreprises, bien plus vite que l'inflation. Les consommateurs subventionnant l'arrivée de nouveaux entrants? On verrait ainsi se confirmer peu ou prou l'hypothèse formulée en juillet dernier par Pierre Gadonneix, l'ex Pdg d'EDF (20% d'augmentation des tarifs en trois ans) alors que le gouvernement l'avait vertement critiquée. Mais telle serait bien la conséquence de la vente en gros à prix coûtant à laquelle Henri Proglio, nouveau Pdg d'Edf, s'oppose.
On pourrait estimer que, plutôt que d'augmenter les tarifs en France, EDF pourrait aller chercher à compenser le manque à gagner sur des marchés étrangers. Concurrencé sur son marché domestique, c'est l'option déjà choisie par l'électricien. Mais à cause du montant du ticket d'entrée sur un marché tiers, toutes les initiatives de cette nature sont toujours contestées au plan de l'efficacité économique, qu'il s'agisse des engagements en Italie, en Grande Bretagne ou aux Etats-Unis. En outre, les autorités des pays où EDF s'installe ne tiennent pas à ce que leurs consommateurs subventionnent le marché français. Les marges sur un grand marché ne permettent pas de compenser un manque à gagner ailleurs.
En outre, même si la durée de vie des centrales peut être étendue à 60 ans au lieu de 40 ans, les coûts de la maintenance et de l'entretien du parc nucléaire, voire du démantèlement des centrales les plus anciennes, doivent être pris en considération. Une partie des augmentations de tarifs à venir en tiendra compte. Et si EDF doit céder une partie de son électricité à prix coûtant (sur le marché de gros), la masse de provisions à réaliser devra être répartie sur une partie seulement de l'électricité vendue (sur le marché de détail). C'est-à-dire que les consommateurs paieront la provision qui, normalement, aurait dû incomber aux nouveaux opérateurs.
Certes, le rapport en question préconise de prendre en compte cet allongement de la durée de vie des centrales et leur démantèlement futur. Mais de quelque façon que l'on prenne le problème, si EDF réduit ses marges d'un côté, il devra les récupérer ailleurs. Dans le cas précis, la déréglementation révèle des contradictions ou des incohérences qui auraient pu être anticipées. Elles sont un piège pour le consommateur.
Gilles Bridier
Image de Une: Tour de refroidissement de la centrale de Golfech Regis Duvignau / Reuters
Mis à jour le 03/12/2009 à 6h56













































Edf a tous les défauts d'une entreprise étatique dont on ne veut plus entendre parler. A long terme l'effet sera positif. Le prix de l'électricité pour beaucoup de consommateurs est une petite partie de la facture le gros c'est l'abonnement, d'ailleurs Edf a déjà multiplié par 2 le prix des petits abonnements. Ce dinausaure ne devrait plus que s'occuper du parc nucléaire avec le Cea et laissé au secteur privé la distribution. Les services offerts sont limités et la notion de service dits publics le sont de moins en moins et devrait evenir des services au public et là le privé fait toujours mieux.
M. Jones,
Je ne comprends pas votre dogmatisme reaganien sur le "moins d'état" à tout prix.
Le secteur public n'est pas toujours inefficace et le secteur privé n'est pas toujours plus performant.
La concurrence a de grandes vertus mais dans certains secteurs, le monopole public est plus efficace.
En Europe, la libéralisation des marchés de l'électricité et du gaz ont eu comme conséquence une évolution défavorable des prix dans les pays où ils ont été pratiqués en premier, comparativement à ceux où il ne l'était pas encore. Ce n'était pas le but recherché.
Autre exemle, en France, la libéralisation du secteur des renseignements téléphoniques a conduit à une explosion des prix (il faut bien financer toutes les pubs qu'on a connu il y a 2 ans) et à une dégradation du service. Mieux valait garder le bon vieux 18 monopolistique de France telecom.
Par contre, pour les telecoms (sauf les renseignements téléphoniques), la déréglementation et l'ouverture au privé ont eu d'excellents résultats.
Donc évitons le dogmatisme, soyons pragmatiques.
Essayons de choisir pour chaque secteur le mode de fonctionnement qui sera le plus efficace pour la collectivité, en se basant sur les faits.
La vérité des prix est essentielle, en l'occurence le prix de l'électricité n'etait pas assez cher, est ce que cette situation assure le renouvellement du parc nucléaire ? non. Les investissements ne sont pas fait non plus à la hauteur de ce qu'il devrait être, alors? qu'elle différence avec le privé? aucune. Le service dans les campagnes assuré par Edf ou ses fournisseurs sont payants, ses obligations sont simplement d'amener l'électricité mais pas gratuitement. La libération a l'avantage de remuer les cartes et de les secouer pour qu'ils deviennent plus compétitifs, ces entreprises réagissent mal aux changement de décors, trop de politiques, d'intérêts. L'Etat comme dans de nombreux domaine gére mal. D'autre part cela donne à l'Etat un pouvoir trop important qui nuit à l'ensemble de la population. Est ce l'intérêt du peuple d'avoir un tel monopole? je pense réellement non en tous les cas sur le long terme même si le consommateur doit découvrir et supporter la vérité des prix. Dans un monde global l'Etat ne peut plus tricher pour satisfaire des promesses électoraliste de prix bas, ce qui a pu être une bonne solution n'en est désormais plus une. Vive la fin des monopoles d'Etat.
"Le privé fait toujours mieux."
Je vous conseille fortement d'aller vivre aux Etats-Unis. Vous y vivrez le bonheur des coupures d'électricité périodiques et des changements des clauses du contrat intempestives (tacitement acceptées par vous, bien entendu).
Je rappelle que les fournisseurs d'accès internet sont des sociétés privés, qu'elles font payer un abonnement fort cher pour un débit théorique de 20 Mb/s, rarement atteint. Et les coupures ne sont pas en reste non plus.
Voilà ce qui se prépare pour l'électricité.
De plus, la concurrence n'est qu'une vaste supercherie car lorsque les marchés se seront stabilisés, les ententes illicites fuseront et ce ne sont pas quelques millions d'euros d'amende décidés par le Conseil de la concurrence qui y changeront grand chose.
Un tel système ne peut fonctionner que dans un pays où le système judiciaire n'est ni engorgé ni sclérosé, donc en France, on oublie...
Voilà l'intérêt du consommateur : un monopole d'Etat est plus facile à réguler qu'une manne d'entreprises privées ayant un pouvoir électoral par le biais de l'emploi. C'est tout, c'est simple et c'est clair.
"un monopole d'état est plus facile à réguler": ben voyons ! Comme à la RATP où les conducteurs conduisent 2h50 par jour et peuvent arrêter leur service comme bon leur semble en bloquant des millions de gens, comme à la SNCF où un type qui commence 5 mn avant l'heure se voit payer une heure sup, comme dans l'ADSL où France Télécom a le forfait le plus cher pour un service pas meilleur... Ce qui compte ce n'est pas si un service est public ou privé, c'est le rapport entre le prestataire et les autorités politique. Il n'y a pas de fabricant de poulets nationalisé et pourtant leur prix baisse pour une qualité qui augmente. Dans les téléphones portables il n'y a que des prestataires privés et tous se gavent. Et TF1 provoque des lois pour lui seul. La Poste a supprimé 11 500 postes de travail en 2009 en améliorant son service. Ce qui compte, c'est la volonté de l'entreprise. Pour produire une analyse saine sur la concurrence vous devez analyser des marchés où la concurrence existe.
C'est vrai que vu ainsi, c'est assez convaincant. J'admets avoir eu une analyse incomplète de la situation.
Pourtant, il y a un élément qui m'a poussé dans ce sens et qui continue de s'opposer à l'idéal libéral : en laissant une entreprise prospérer (puisque c'est sa liberté), vient forcément un moment où le rapport de force entre elle et les autorités publiques (comprendre le peuple en général) s'inverse.
C'est cela la concurrence : une hypocrisie. On lance tout le monde dans une course et le premier qui arrive on le décapite.
Ainsi, que proposez-vous ? On libéralise tout et on regarde la première qui arrive à faire élire son PDG dans un concours de beauté du plus grand lobbyist ?
Vous parlez de la volonté de l'entreprise, comme si l'Etat ne pouvait pas être géré autrement que comme il l'est aujourd'hui... Je pense que l'erreur se situe là.
Le droit du travail est un exemple à suivre qui, s'il s'imposait à la fonction publique, permettrait peut-être de résoudre chacun des problèmes que vous avez soulevés. L'autre possibilité étant de privatiser les services publics tout en conservant un poste de décision pour l'Etat.
Ce que je propose ? Il faut que l'état et ceux qui le font tourner aient le sens de l'intérêt général, c'est tout. Les hommes politiques passent leur temps à nommer leurs conseillers dans les grandes entreprises quand ils n'y vont pas eux-mêmes. C'est tellement plus simple d'avoir un copain ministre qui impose d'augmenter l'abonnement téléphonique que de travailler pour créer de la richesse ! C'est le fond de cet article. On n'arrive pas à connaître en France la formule qui fixe le prix du gaz, distribué par un monopole. Le pouvoir aide les grandes entreprises sur le dos des usagers et le Sarkozysme atteint un sommet. On place ses amis, on attend des renvois d'ascenseur. Et pour être réélu on a besoin de soutien. Les politiques ne peuvent pas réguler le capitalisme puisqu'ils en vivent, ils sont dans la main des puissants, en sympathie. Même la dette publique, en bout de course, tombe dans la poche de ceux qui se gavent et le pouvoir s'en fout.
Dans ma vie professionnelle j'ai rencontré un jour un homme qui a lancé le hardiscount en France. Il s'était rendu compte que le jambon et l'eau minérale de marque qu'il vendait pouvait être achetés et revendus pour la moitié du prix sous une autre marque et en faisant aussi une marge importante. Il a donc lancé son eau minérale. Toutes les marques d'eau, du jour au lendemain, lui coupèrent son approvisionnement et le menacèrent. Il finit par négocier avec eux et mettre ses produits dans un coin, sans étiquetage... Et de conclure: "le but du capitalisme, c'est le monopole. Ce que l'URSS n'a pas fait en 70 ans, le capitalisme l'a fait en 30 ans".
Le débat n'est pas entre le public ou le privé, il y a de bons et mauvais exemples dans les 2, le problème c'est l'intérêt général et la manière de le servir.
Là dessus, je vous rejoins sans mal mais toute la difficulté du débat, et la raison pour laquelle nous en sommes là aujourd'hui, c'est que chacun a sa vision personnelle de l'intérêt général.
Et le conflit entre privé et public, dans ce sens, illustre très clairement en quoi deux visions de l'intérêt général peuvent justement se confronter. Bien sûr, il s'agirait de définir les solutions au cas par cas, mais c'est déjà plus ou moins ce qui se fait.
Le système actuel, la démocratie, a donc pour tâche de désigner une équipe pour qu'elle s'essaie à sa vision, tranchant ainsi le débat en donnant aux votants la responsabilité de désigner la voie qu'il privilégie.
Si vous pensez que ce système est insuffisant (Churchill disait que c'est le moins mauvais mais il a très probablement tort) il s'agit donc de trouver un système alternatif.
Je vous conseille de regarder Star Wars II, si vous ne l'avez pas déjà fait. Ecoutez le dialogue entre Padmé et Anakin concernant les solutions à apporter pour trouver le gouvernement idéal. Cela prête à réfléchir...
Pas d'accord. L'intérêt général c'est de na pas favoriser l'intérêt particulier. Aujourd'hui, Sarko ne s'occupe que d'intérêts particuliers: le sien d'abord, ceux de ses copains, des copains de ses copains et même de sa belle mère. Quand on nomme son chef de cabinet PDG d'une banque, ce n'est pas l'intérêt général. L'intérêt général c'est de laisser la banque se trouver un patron. Quand un conseiller de l'Elysée appelle le préfet des Alpes-maritimes pour faire reloger sur le champs une dame pipi qui fait la une des journaux ce n'est pas l'intérêt général. L'intérêt général c'est d'avoir un système d'attribution de logements sociaux qui soit transparent et équitable. Notre système institutionnel donne trop de pouvoir au chef de l'état qui peut même mettre au pli tous les députés de sa majorité.
Commentaire lassant d'hyperlibéralisme... Les services sont limités... à un apport d'electricité quel que soit le lieu en France, à une bonne gestion des différentes crises, à des services d'urgence rapides. Quels autres services apporter en matière d'électricité qui compenseraient la baisse de qualité dans ces domaines, qui seraient directement touchés par la volonté de rentabilité. La qualité du développement du réseau est également primordiale (et gérée à 100% par EDF). On pourra signaler pour exemple la qualité du réseau de transport anglais en dégradation constante et ne voyant aucun plan fort de développement.
Quant au commentaire sur la part de l'abonnement dans la facture... faux et sans intérêt.
L'abonnement 3kw (cad le plus faible abonnement)passera de 25 euros à 45 euros d'ici fin 2010. C'est annoncé par Edf
CQFD
M. Jones,
Votre dogmatisme à tout crin est tellement decevant.
Remettez en question vos certitudes en écoutant réellement les arguments des autres.
Vos contributions sur ce site y gagneront.
Il y a des secteurs où il est plus avantageux pour le consommateur que l'Etat reste majoritaire. Ce sont les domaines où les investissements sont lourds et/ou la rentabilité est à plus long terme voire très faible. Dans le privé, le "payback" doit être rapide, la "NPV" la plus grosse possible; dans le public, on est moins pressé. On imagine mal une entreprise privée se lancer dans l'aventure Airbus ou Ariane ou dans le nucléaire... Les exemples ne manquent pas, en France ou à l'étranger, où les privatisations de secteurs à fort investissement se sont mal passées, surtout pour le consommateur: électricité dans de nombreux Etats US, transport ferroviaire en Grande-Bretagne. N'en déplaise à Peter Johnes qui semble encore plus libéral que son homonyme anglais et millionnaire...!
En outre ces secteurs sont souvent stratégiques pour le pays concerné et cela rime mal avec tout libéral.
EDF, tel que nous le connaissons encore en tant que consommateurs, ne se charge de la fourniture (et donc de notre facture). Ce qui signifie que c'est une autre entité de l'opérateur historique qui se charge de vendre l'électricité produite au fournisseur.
En d'autres termes : EDF tel que nous nous l'imaginons se vend de l'électricité, et en vend aux autres (ses concurrents).
Dans ce contexte, il serait peut-être intéressant de savoir à quel niveau (le producteur ? le fournisseur ?) va avoir lieu la hausse des prix.
Coté services publics en revanche, rien à craindre. C'est ERDF qui a la charge de cette activité. Donc rien de neuf, on est dans le cas d'un monopole à vocation de service public. On peut même dire qu'ils ont mis les bouchées doubles ces dernières années.