Monde

Les chiens et les singes n'aiment pas quand vous n'êtes pas altruistes

Repéré par Xavier Ridel, mis à jour le 13.02.2017 à 14 h 04

Repéré sur New Scientist

Quand c'est le cas, ils vous rejettent.

I can see into your soul... | Tom Coppen via Flickr CC License by

I can see into your soul... | Tom Coppen via Flickr CC License by

Votre chien est capable de juger si vos actes sont moralement acceptables ou non. C’est en tout cas ce qu’affirment des chercheurs de l’Université de Kyoto, qui ont conduit une étude relayée par la revue New Scientist. Les scientifiques ont d’abord débuté l’expérience avec des capucins (des singes), en leur opposant deux acteurs.

L’un de ces derniers essaye d’ouvrir un récipient contenant un jouet, n’y arrive pas et demande donc l’aide de l’autre, qui est libre d’accepter ou non. Chacun propose ensuite à manger au singe. L’animal, lorsque le second acteur a accepté d’aider l’autre, ne montre aucune préférence et se nourrit sans faire de distinction entre les deux hommes; tandis qu’il choisit le premier, si le second a refusé de l’aider.

Les scientifiques ont ensuite placé trois balles entre les mains de chaque acteur. L’acteur A demande à l’acteur B s’il peut lui donner ses balles; celui ci accepte et lui demande ensuite de les lui rendre. En fonction de la réaction du protagoniste qui a désormais toutes les balles, le capucin accepte ou non de prendre sa nourriture. L’expérience montre ainsi que les singes sont sensibles à l’altruisme, la justice et la gentillesse. Elle a également été conduite sur des chiens, et les résultats ont été comparables au comportement des singes.

James Anderson, qui a dirigé l’étude, compare celle-ci à une expérience réalisée sur les enfants:

«Si quelqu’un a un comportement antisocial, ils finiront sans doute par réagir de façon émotive

Et les primates semblent possiblement capables d’agir de même avec leurs pairs. Ainsi, ils pourraient décider s’ils peuvent ou non coopérer avec les membres de leur groupe. Le primatologue Frans de Wall de l'université Emory University aux États-Unis, qui a écrit sur les liens entre les origines de la moralité et les singes, affirme:

«Il y a des chances que si ces animaux peuvent détecter des élans d’altruisme chez l’être humain, ils peuvent également le faire chez leurs pairs

Puis il ajoute:

«Chez l’Homme, je pense qu’il y a cette sorte de sensibilité élémentaire face aux comportements sociaux des uns et des autres. Puis, au au fur à mesure de l’évolution et de l’éducation, elle se transforme en une vraie forme de moralité.»

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