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Aux États-Unis, les sans-papiers non criminels commencent à être expulsés

Temps de lecture : 2 min

Contrairement aux expulsions de l'administration Obama, les immigrés illégaux qui n'ont pas commis de crimes sont désormais aussi visés.

Une manifestation contre le décret de Trump sur les immigrés illégaux le 31 janvier 2017 à Miami. JOE RAEDLE/AFP.
Une manifestation contre le décret de Trump sur les immigrés illégaux le 31 janvier 2017 à Miami. JOE RAEDLE/AFP.

Le décret de Donald Trump sur les réfugiés et les ressortissants de pays musulmans a été rejeté par deux tribunaux fédéraux en une semaine, mais pendant ce temps, un autre décret migratoire du président –celui sur les sans-papiers– est en train d'être mis en œuvre.

La semaine du 6 février, des centaines d'immigrés illégaux ont été arrêtés et expulsés lors de plusieurs raids des services d'immigration, notamment en Californie, au Texas, en Arizona, en Caroline du Nord, en Géorgie et en Floride.

Selon la police de l'immigration et des douanes (l'ICE), la majorité de ces arrestations concernent des immigrés ayant commis des crimes violents qui auraient aussi été expulsés sous l'administration Obama. Mais depuis la signature du décret de Trump, les immigrés présents illégalement sur le territoire qui ont commis des délits mineurs sont également considérés comme prioritaires pour les expulsions.

Étant donné que ces délits incluent le fait de travailler en utilisant un faux numéro de sécurité sociale, ce que des millions de sans-papiers font aux Etats-Unis, un nombre croissant d'immigrés est en danger d'expulsion.

Mère de deux enfants nées aux États-Unis

Les autorités n'ont pas publié le nombre exact d'immigrés non criminels qui ont été arrêtés ces derniers jours, mais selon le New York Times, une des premières personnes à avoir été expulsée suite à la nouvelle politique de Trump est Guadalupe García de Rayos, une Mexicaine de 35 ans qui vit aux États-Unis depuis qu'elle a 14 ans.

Rayos a été arrêtée alors qu'elle se rendait à son rendez-vous annuel avec les autorités d'immigration. Depuis qu'elle a été interpellée en 2008 pour avoir utilisé un faux numéro de sécurité sociale au travail, elle doit effectuer un entretien annuel avec la police de l'immigration. Jusqu'ici, Rayos, qui est mère de deux enfants nés aux Etats-Unis, avait toujours été relâchée, mais cette fois-ci, elle a été arrêtée et immédiatement expulsée vers le Mexique.

Comme le précise le Wall Street Journal, sur les plus de onze millions de sans-papiers vivant aux États-Unis, environ huit millions utilisent de faux numéros de sécurité sociale ou mentent sur leur statut migratoire lorsqu'ils remplissent des formulaires, car c'est la seule façon pour eux de pouvoir travailler. Alors que sous Obama, ce genre de personnes était rarement inquiétée, les choses ont commencé à changer.

Slate.fr

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