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En plein appel avec Poutine, il a fallu expliquer à Trump un traité sur les armes nucléaires

Temps de lecture : 2 min

Le président américain s'est ensuite empressé de le critiquer.

Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by
Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by

En 2011, Obama et la Russie signaient le traité New START limitant le nombre d’armes nucléaires pour les deux pays. Celui-ci avait été décrit comme «l’accord de contrôle d’armes le plus important en presque deux décennies» par Obama, et comme «historique» par le président russe du moment, Medvedev. Seulement, lorsque Poutine a appelé Trump pour s’entretenir avec lui à propos du New START, le chef d’État américain a dû arrêter la conversation, ne sachant pas de quoi il s’agissait, avant de critiquer vivement ledit traité. C’est ce qu’a révélé Vice News dans un article paru mercredi soir, relayant ainsi une exclusivité de Reuters.

Sauf retrait d’un pays et/ou nouveau traité, le New START sera effectif jusqu’en 2021, avec une prolongation possible de cinq ans. Avant son investiture, Trump avait déjà tweeté que les États-Unis devaient «fortement étendre et renforcer leurs moyens nucléaires, jusqu’à ce que le monde ne retrouve la raison sur ces armes».

Des relations compliquées avec les autres États

Reuters affirme que le président américain n’avait pas reçu de briefing avant l’appel du chef d’État russe, comme le font d’ordinaire les autres présidents. Un membre du State Department avait déjà relevé chez CNN ce refus de s’entretenir sur la géopolitique avant d’appeler les autres chefs d’état, au moment de la période de transition.

Comme on vous l'expliquait il y a deux jours, plusieurs collaborateurs du Département d'État ont exprimé leur gêne quant aux méthodes de travail de Donald Trump. Le coup de téléphone passé à François Hollande a été qualifié de «difficile» chez Politico. Trump avait également déclaré au président mexicain que son pays était tellement plein de «bad hombres» que les forces armées américaines finiraient peut être par devoir intervenir. Un porte-parole de Merkel a, lui, indiqué que l’Allemagne avait dû expliquer au président américain ses obligations concernant la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés.

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