Monde

En Irak, Daech célèbre le décret migratoire de Trump

Temps de lecture : 2 min

Des membres de l'État islamique considèrent que le décret est utile pour prouver que l'Amérique déteste l'islam, selon le reportage d'une journaliste du New York Times.

Un panneau avec le logo de l'Etat Islamique à Mossoul en Irak, le 19 janvier 2017. AHMAD AL-RUBAYE/AFP.
Un panneau avec le logo de l'Etat Islamique à Mossoul en Irak, le 19 janvier 2017. AHMAD AL-RUBAYE/AFP.

Après l'élection de Donald Trump le 8 novembre dernier, de nombreux sympathisants de Daech se sont réjouis de sa victoire sur Twitter et sur des forums de discussion en ligne. De leur point de vue, l'arrivée à la Maison-Blanche d'un président ayant fait des déclarations islamophobes permet de conforter la vision manichéenne des djihadistes: l'Occident est en guerre contre l'islam.

Or, depuis que le président américain a bloqué les visas pour les ressortissants de sept pays à majorité musulmane (et suspendu l'accueil des réfugiés syriens), les membres de l'État islamique sont encore plus enthousiastes. Selon une source irakienne interviewée à Mossoul par Rukmini Callimachi, une journaliste du New York Times, les sympathisants de Daech ont donné un surnom au décret de Trump: «l'interdiction bénie».

«Le résident a dit que l'EI avait ouvertement célébré l'interdiction. Ils lui ont même donné un nom: “l'Interdiction Bénie”.»

«Effrayer l'Amérique»

Dans une série de tweets, la journaliste revient sur les raisons de cette attitude:

«Pourquoi l'appellent-ils l'“Interdiction Bénie”? Parce l'EI considère qu'ils en sont à l'origine. Ils ont réussi à effrayer l'Amérique.»

La journaliste rapporte également que dans l'est de Mossoul, récemment libéré de l'occupation de l'EI, de nombreux Irakiens qui se sont battus aux côtés des forces américaines, lui ont raconté comment ils avaient été affectés par le décret de Trump.

«Au milieu des rues libérées de l'est de Mossoul, une chose est sûre: cette interdiction nuit à ceux qui nous ont aidés.»

Slate.fr

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