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Les Cubains peuvent acheter leurs applications dans de vrais magasins

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 07.02.2017 à 13 h 59

Repéré sur The Economist

Puisqu'il est compliqué de télécharger ses propres applications, des Cubains ont eu l'idée de faciliter la tâche de leurs compatriotes.

Un homme utilise son téléphone dans les rues de La Havane, le 19 octobre 2016. ADALBERTO ROQUE / AFP

Un homme utilise son téléphone dans les rues de La Havane, le 19 octobre 2016. ADALBERTO ROQUE / AFP

Quand vous décidez de télécharger une application, gratuite ou payante, il vous suffit normalement de vous rendre dans l'un des magasins en ligne d'Apple ou de Google (si vous voulez éviter de prendre trop de risques pour la sécurité de votre smartphone) voire de Microsoft, pour trouver celle que vous voulez pour la récupérer et ensuite l'utiliser.

À Cuba, raconte The Economist, c'est un peu plus compliqué. Le magazine explique que les app stores cubains  sont de vrais magasins. Tout d'abord, parce qu'il est compliqué de télécharger une application à Cuba, en raison de l'embargo, qui pousse les grosses entreprises comme Google et Apple à bloquer les téléchargements depuis l'île. 

«Les amoureux de musique peuvent se rendre sur l'iTunes store, mais ne peuvent pas acheter de morceaux ou d'apps. Les Cubains peuvent récupérer des apps gratuites depuis le Google Play, mais pas celles qui sont payantes.»

Pour résoudre ce problème, certains utilisent des VPN et les cartes de leurs proches américains pour télécharger ces applications, et les revendent à leurs clients.

«Un paquet de 60 à 70 applications coûte 5 à 10 dollars. Les clients suppriment ensuite celles qu'ils ne veulent pas. [...] Parmi les plus populaires, on trouve Facebook Messenger et WhatsApp, des moyens moins coûteux que les messages ou les appels pour rester en contact avec les familles vivant à l'étranger. “Nous avons une large population de mamies qui savent utiliser les app”, explique Jorge Luis Roque un technicien qui s'occupe du magasin. Les Cubains aiment les apps qui ne demandent que peu de mémoire ou de connexion à internet.»

The Economist explique qu'en effet, si l'île a 300 hotspots de wifi, les connexions sont lentes et chères. Résultat, explique le site, Imo, une application de vidéos et de messagerie qui n'utilise que peu de bande passante est l'une des préférées des Cubains, quand les étudiants chérissent particulièrement les versions hors-ligne de Wikipedia. En 2014, le Huffington Post expliquait ainsi que WikiDroyd, une version de Wikipedia disponible hors-ligne (il faut cependant la stocker sur le téléphone), faisait partie des dix applications Android les plus populaires du pays.

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