Science & santé

Bientôt un papier réutilisable 80 fois grâce aux ultraviolets

Repéré par Florian Adam, mis à jour le 06.02.2017 à 14 h 44

Repéré sur Phys.org, Quartz, Numerama

Une petite révolution dans le monde de l’impression et une avancée pour l’écologie.

Handsatz | Willi Heidelbach via Flickr CC License by

Handsatz | Willi Heidelbach via Flickr CC License by

Gutenberg n’a qu’à bien se tenir. Des chercheurs de l’université de Shandong (Chine), de l’université de Californie à Riverside et du Laboratoire national Lawrence Berkley ont mis au point une méthode qui permet d'imprimer de l'écrit sur du papier grâce aux rayons ultraviolets. Le tout s'efface ensuite naturellement ou sous l'effet de la chaleur si on veut accélérer le processus. Il est réutilisable jusqu’à 80 fois. Le papier photosensible a un «intérêt pratique important en raison des avantages environnementaux potentiels, notamment en ce qui concerne la conservation des forêts et la réduction de la pollution», résument les chercheurs.

La technique repose sur l’association de «nanoparticules de couleur bleu de Prusse à du dioxyde de titane», note le site Quartz. Deux composants facilement accessibles, car utiliser dans la peinture blanche de nos murs. Appliqués à du papier blanc et exposés à des rayons ultraviolets pendant une courte durée, les électrons de dioxydes de titane sont alors attirés vers les nanoparticules de bleu de Prusse, les faisant passer du bleu au blanc. Deux possibilités sont envisagées pour passer d'une réaction chimique à un texte lisible. La première consiste à concentrer les rayons de lumière en forme de lettre pour obtenir une écriture blanche sur un fond bleu. Plus agréable à la lecture, la deuxième solution revient à exposer tout le papier, sauf les zones correspondantes au texte que l’on veut voir imprimer, pour avoir un texte bleu sur un fond blanc.



Rendre la technologie accessible

«La portée plus importante de notre travail est d’avoir développé un nouveau support solide basé sur un changement de couleur, afin de produire un papier sans encre, qui s'imprime à la lumière et réinscriptible, ressemblant comme deux gouttes d'eau à du papier normal», déclare Yadong Yin, chimiste de l’université de Californie, au site Phys.org et relevé par Numerama.

«Réinscriptible», ce dernier mot est primordial pour comprendre toute l’étendue de leur avancée. En effet, exposé à une température de 120°C, le texte sera intégralement effacé. Le papier développé a cependant un défaut, il ne retiendra l’écriture qu'au maximum cinq jours. Les chercheurs travaillent actuellement pour rendre la technologie pratique, accessible et offrir une gamme de couleurs complète. 

«Le papier réinscriptible a de nombreuses applications pratiques impliquant l'enregistrement et la lecture d'informations temporaires, tels que des journaux, des magazines», confie Yadong Yin à Phys.org.

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