France

Pour Royal, il faut prendre Nicolas Sarkozy aux mots

Temps de lecture : 2 min

Nicolas Sarkozy et les responsables de l'UMP ont lancé samedi 28 novembre à Aubervilliers la campagne des régionales, annoncant clairement qu'il s'agira d'une bataille nationale et que le président en assumera le résultat. «Fiscalité, sécurité, identité nationale, immigration, écologie, «valeur travail»: tous les responsables de l'UMP ont décliné à l'unisson les «priorités» pour le scrutin des 14 et 21 mars» écrit La Dépêche. Les quelques 2.000 cadres du parti présents ont également approuvé les têtes de liste de la majorité

Nicolas Sarkozy en a profité pour lancer une attaque en règle contre le PS: «Lorsque je vois qu'une personne pour qui j'ai du respect, qui est responsable d'une grande formation politique républicaine d'opposition, appelle à la régularisation massive des sans-papiers, est-ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manoeuvre? [...] De la même façon que le Parti socialiste dans les années 1980 a exploité le Front national pour gagner les élections, il s'agit à trois mois des élections régionales d'agiter le chiffon rouge pour faire remonter le Front national».

Dans un communiqué, le PS a estimé qu'il n'avait «pas de leçon à recevoir»: «le président de la République est face à son échec économique, social et sécuritaire. Quand on ne peut plus parler que d'identité nationale, d'immigration et de sécurité, quand on veut opposer les Français les uns aux autres alors que nous essayons de les unir sur la France qu'on aime, on n'a pas de leçon à recevoir».

Dimanche 29 novembre, les réactions à ce lancement de campagne se sont multipliées au parti socialiste. François Hollande a déclaré: «Président de la République, il est redevenu président de l'UMP, soit, pourquoi pas finalement. C'est la confusion des genres». Il a estimé qu'en nationalisant le scrutin, Sarkozy «a commis plus qu'une faute, il a pris un risque».

«Il faut le prendre aux mots»

, a déclaré pour sa part Ségolène Royal, son adversaire socialiste à la présidentielle de 2007. «Donnons-lui la réponse qu'il mérite par rapport à la situation du pays telle qu'elle est aujourd'hui. Le vote des élections régionales doit aussi être un vote sanction pour la droite au pouvoir», a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes.

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Image de Une: Nicolas Sarkozy au conseil national de l'UMP, REUTERS/Gonzalo Fuentes

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