France

Fusillade à Pigalle: quand la réalité rattrape la fiction

Slate.fr, mis à jour le 29.11.2009 à 9 h 46

Une fusillade dans le quartier de Pigalle à Paris a fait deux morts dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 novembre. Un inconnu a abattu de plusieurs coups de feu un gérant du fast-food Mille et Une Pâtes et tué un serveur vers 1 h 40. «Le gérant du restaurant est mort sur le coup», a déclaré le syndicat policier Alliance. Le second, serveur dans le pub Paradise oriental lounge, situé en face dans la même rue, est mort en fin de journée à la Pitié-Salpêtrière (XIIIe).

Les deux victimes étaient originaire de Stains, en Seine-Saint-Denis. Le frère de l'une d'elles avait également été la cible d'une fusillade il y a quatre ans pour une histoire de drogue.

«La brigade criminelle de Paris est chargée de l'enquête, rapporte le Parisien. Elle devra déterminer l'identité et les mobiles de l'homme casqué décrit hier par une quinzaine de témoins, qui est arrivé à pied et a tiré avec un pistolet avant de repartir, toujours à pied. Mais, déjà, la piste du règlement de comptes est privilégiée. Ce serait le deuxième en huit jours dans la capitale».

Une semaine plus tôt, vendredi 20 novembre, un homme armé d'un fusil d'assaut avait ouvert le feu sur un véhicule en stationnement garé près de l'hôpital Lariboisière. Il a tiré à plusieurs reprises depuis le trottoir sur le véhicule, tuant un homme et faisant deux blessés graves. Les trois hommes étaient connus des services de police pour des affaires de trafic de crack.

La fusillade de Pigalle intervient la même semaine où était lancée, sur Canal +, une nouvelle série de fiction intitulée «Pigallle, la nuit», qui décrit la vie nocturne et la guerre des gangs dans le «quartier rouge» de Paris. Rue89 écrivait en début de semaine à propos de la série:

Les réalisateurs se sont immergés six mois durant dans ce quartier. De cette immersion sont nés des personnages pleins de vrai, tout en mesure, dénués de tout stéréotype sur leur métier : strip-teaseuses, pharmacienne, bras armé des patrons de night-club, amoureux de la danseuse de club, flic, etc. Ce faisant, c'est le quartier, la ville, qui restent authentiques.

[Lire l'article complet sur leparisien.fr]

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Image de Une: Capture d'écran de la bande-annonce de la série «Pigalle, la nuit»

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