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- identité nationale
- Par Jean-François Copé
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Jean-François Copé est député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
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Jean-François Copé
Jean-François Copé est député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
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Jean-François Copé: Martine Aubry ne comprend rien à l'identité
Le Parti Socialiste n'a pas compris le rôle majeur de cette question dans le débat politique.
J'étais invité jeudi 27 novembre sur le plateau de «A vous de juger», sur France 2, pour débattre avec Martine Aubry d'un sujet qui me tient à cœur: l'identité nationale.
Dans le cadre de notre échange, j'ai voulu montrer le rôle majeur de cette question dans le débat politique et je me suis même livré en confiant que cette réflexion était à l'origine de mon engagement politique. Mais en face de moi, je me suis rendu compte que la patronne du PS, premier parti de l'opposition, n'avait manifestement pas pris la mesure de l'importance de ces sujets. Je ne m'étonne pas de nos désaccords - cela est bien normal et le ton de notre entretien était d'ailleurs apaisé - mais plutôt de ses esquives permanentes, de ses reculs et de ses imprécisions qui rendaient difficiles l'échange de vues. Dans son discours, j'ai relevé notamment trois ambiguïtés inquiétantes.
Premièrement : sur l'identité nationale, Martine Aubry vit dans le déni et dans le paradoxe. Elle a asséné que «c'est un faux débat qui fait honte à la France». Pour elle, tout se réduit à la question sociale. Je n'élude pas ce point mais je m'étonne qu'elle soit complètement aveugle aux autres fissures qui fragilisent notre communauté nationale, entre la France rurale et la France urbaine, entre les jeunes et les moins jeunes, entre ceux qui sont attachés à l'égalité des hommes et des femmes et ceux qui ne s'en préoccupent pas, entre les Français de diverses origines ou confessions... Lorsque j'ai évoqué mon expérience de maire et les difficultés de nos concitoyens qui ne se parlent plus, qui ne respectent plus, parce qu'ils ne connaissent plus et qu'ils ont peur les uns des autres, elle a répliqué en expliquant qu'à Lille, il n'y avait aucun problème. Là -bas, c'est bien connu, tout le monde s'aime et se respecte. Il n'y a aucune tension entre les habitants... Ce déni d'un des échecs majeurs des politiques publiques depuis 30 ans - celui de l'intégration - est d'autant plus paradoxal que c'est Martine Aubry qui, à chaque fois, a voulu replacer le débat sur le terrain de l'immigration quand j'essayais de montrer qu'il concerne tous les Français.
Deuxièmement, Martine Aubry a fait preuve de légèreté sur le danger du communautarisme et a multiplié des amalgames étonnants entre l'immigration et l'islam. Quand nous avons parlé du port de la burqa, Martine Aubry a jugé qu'une loi d'interdiction serait dangereuse car elle pousserait certaines musulmanes à la porter par provocation... C'est une remarque que j'ai déjà intégrée dans ma réflexion et c'est pour cela que je suis attaché à une phase de dialogue et d'explication avant l'interdiction. Mais que propose-t-elle alors ? Que la République se taise plutôt que d'affirmer ses valeurs ? Pour ma part, je suis très clair sur ce point : une minorité d'extrémistes teste la République, il est de notre devoir de répondre par la fermeté en interdisant le port de la burqa.
A vrai dire, cette légèreté sur la burqa m'étonne peu, Martine Aubry avait déjà eu une position plus qu'ambiguë vis-à -vis de demandes communautaristes à Lille. J'avais été choqué d'apprendre, que, pendant au moins 6 ans, la maire de Lille avait accepté que des horaires d'une piscine municipale de Lille soient réservés à des femmes musulmanes qui ne voulaient pas côtoyer des hommes. Ces femmes avaient exigé et obtenu que le personnel de la piscine soit exclusivement féminin. Un reportage d'Arte dans le magazine « Théma » du 9 décembre 2008 intitulé « quand la République se voile la face », montrait même qu'une piscine avait été fermée pendant la durée du Ramadan. Dans le Parisien du 17 septembre 2009, Martine Aubry avait d'ailleurs à ce sujet reconnu: «J'ai fait un détour par rapport à mes principes, ceux de la République, pour permettre à ces femmes de faire du sport, de sortir de chez elles et tout simplement d'exister». Pourtant, hier, elle était encore dans le déni en expliquant que ces créneaux horaires avaient été ouverts à toutes les femmes, notamment aux femmes obèses qui souffraient du regard des hommes, et pas uniquement à la demande de musulmanes. Toutes les enquêtes de journalistes sur place montraient le contraire... Et si sa décision est anodine, pourquoi a-t-elle fait marche arrière en mettant fin à ce dispositif? La ficelle est un peu grosse. Ce flirt avec le communautarisme est pour moi inacceptable : j'avais été confronté à Meaux à la même demande de la part de femmes musulmanes et j'avais alors refusé de leur accorder des créneaux spécifiques. Cela prouve en tout cas qu'un débat n'est pas inutile sur ces questions auxquelles sont confrontées tous les élus locaux.
Martine Aubry a surtout fait des amalgames étonnants hier. Quand elle a été interrogée sur le port du voile, elle a systématiquement parlé d'immigration. Comme si l'on devait réduire l'immigration à l'islam et l'islam au voile. A ma connaissance pourtant, on peut être Français d'origine maghrébine sans être musulman, on peut être d'origine arabe et être juif ou chrétien, on peut être breton depuis des générations et se convertir à l'Islam, on peut bien sûr être musulmane sans porter le voile. Il faut en finir avec les clichés qui entravent la construction saine de notre vivre ensemble : notre immigration n'est pas exclusivement maghrébine, tous les maghrébins ne sont pas musulmans et tous les musulmans ne sont pas maghrébins.
Au passage, je vous laisse méditer cette perle. Quand je l'ai interrogée sur la politique espagnole à l'égard des clandestins, elle a répondu «heureusement nous ne sommes pas dans la situation de l'Espagne, aux portes du Maghreb...» Je n'ose pas imaginer le scandale que cette phrase aurait provoqué dans la bouche d'un homme de droite.
Troisièmement, pour Martine Aubry l'identité se résume à la République du guichet, celle des droits, mais pas des devoirs. Quand je parlais d'égalité, de fraternité, de liberté, de laïcité, de sécurité, Martine Aubry répondait droits sociaux, services publics, statut de la Poste... Pour résumer sa pensée, elle a eu cette formule lapidaire «L'identité de la France, c'est d'abord la CMU». A croire que Martine Aubry, à l'origine de cette mesure, pense que c'est elle qui a donné naissance à la France. Avant elle, nous étions sans valeur... Bien sûr, les citoyens ont des droits par rapport à l'Etat qui a le devoir de les protéger, mais on ne peut construire une communauté nationale sur la simple revendication de droits. Etre français, c'est aussi se demander comment l'on peut rendre à son pays tout ce qu'il nous a donné.
Une fois de plus, le PS est dans un déni de la réalité sur les fissures qui menacent notre communauté nationale. C'est ce déni qui paralyse la réflexion de Martine Aubry. C'est ce déni qui avait coûté à Lionel Jospin son échec en 2002. Martine Aubry faisait alors partie de son équipe, elle n'en a manifestement pas tiré les leçons. Elle ne semble toujours voir la France qu'à travers les miroirs déformants de la rue de Solferino.
Jean-François Copé
Lire également sur l'identité nationale notre forum: Etre français, c'est quoi? et Les raisons du retour du débat sur l'identité nationale, Identité nationale: refuser ce débat, par Tzvetan Todorov, Un problème d'intégration pas d'identité et Aimer la France et la quitter.
Image de Une: Martine Aubry Stephane Mahe / Reuters
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Comments
trop facile
Refaire un débat perdu sur le net mais sans adversaire n'est pas très glorieux... J'ai vu l'émission et vous transformez totalement les propos de Martine Aubry, c'est assez scandaleux.
Ce que vous auriez du retenir dans l'argumentaire adverse est que le déficit d'intégration est d'abord une conséquence des difficultés économiques. La question du vivre ensemble est fragilisée par l'inégailté des chances, les discriminations à l'embauche, l'absence de travail...
En revanche il est vrai que la gauche est, à tort, globalement frileuse sur ce débat imposé par l'UMP.
np
Bravo pour le débat
1) Vous ne savez pas débattre.
Je vous ai vu à la télé, non seulement vous ne dites pas grand chose mais vous faites durer le suspens... quand Martine Aubry essaye d'en placer une vous trouvez qu'on vous coupe la parole. Je comprends la technique mais je vous assure que si vous êtes sans doute fatiguant pour un adversaire vous l'êtes aussi pour le spectateur.
Ensuite demander le débat pour si tôt sorti d'une discussion dire que les autres ne comprennent rien, c'est franchement limite.
2) Vous avez résisté un moment mais très vite vous êtes passez de la France au français, en oubliant complètement de quoi vous parliez au début (à moins d'une confusion totale, ce qui semble être possible).
3) Quel rapport entre l'identité de la France et la burqa ? Martine Aubry a tenté, on peut parler d'échec de sa part mais j'aurais tendance à dire que tout le monde échoue un peu face à vous, d'expliquer qu'il y avait à prendre un peu de distance, elle a parlé du fait de montrer son visage, de ne pas avoir le droit de tenir un discours sans qu'on puisse y répondre: c'est ça le problème de la burqa, et d'autres choses comparables. Non, vous reveniez régulièrement sur le problème qui vous intéressait: ma burqa, sans parler de la France.
4) Sur Lille vous avez été passablement mauvais. C'est dommage Aubry allait dans le même sens que vous. C'est surtout à partir du moment ou elle a tenté d'avoir une approche structurelle que vous vous êtes énervé. Mais à partir d'un moment, si vous faites le diagnostic d'un dysfonctionnement il va peut-être falloir remettre certaines choses en cause. Vous remettez quoi en cause ? Comment la burqa apparait-elle ainsi que d'autres formes de revendication de non-appartenance ?
Vous pouvez essayer de vous rattraper sur le web, vous avez raté ce moment, la présentatrive a bien essayé de vous sortir de là d'ailleurs mais curieusement vous aimiez rester sur cet échec.
5) Aubry ne parlait pas du voile, c'est vous qui en parliez. Elle ne faisait qu'essayer de vous dire que le problème n'était pas là et qu'il fallait éviter les amalgammes. Peut-être s'était-elle trompée en croyant que vous les faisiez, mais je vous jure que son erreur était compréhensible, il vous faudrait être un peu plus clair la prochaine fois.
6) "Je n'ose pas imaginer le scandale que cette phrase aurait provoqué dans la bouche d'un homme de droite" Mais heureusement vous vous en moquez puisque vous recherchez le débat avec Mme Aubry (je vous le rappelle, vous l'aviez oublié). A noter que ce point ne pouvait arriver dans la discussion que si on parlait d'immigration, et non de l'identité de la France, sujet que vous-même avez mis sur la table.
Martine Aubry n'a sans doute pas été très bonne sur l'identié de la France, mais en avait-elle le temps ? En avait-elle la possibilité aussi lorsque vous ne faisiez que lancer les thèmes qui vous passaient par la tête et qui n'avaient pas grand chose à voir, sorte de troll-dropping surréaliste. Après je me trompe peut-être, l'un de vous a peut-être été meilleur sur la fin, je n'ai pas supporter très longtemps et je me suis vite enfui de ma télé.
Sinon est-ce que vous savez ce qu'est l'identité ? Avant de parler de l'identité de la France, réflechissez à l'identité tout court, il y a un certain nombre de réflexions à avoir sur ce sujet car ni la philosophie, ni la biologie ni les science cognitives n'ont réussi à totalement circonscrire le sujet, et à voir la confusion qui règne chez les politiques (et on comprend bien d'ailleurs: avez-vous encore la possibilité d'avoir des incertitudes ? pour avoir encore une capacité de réflexion c'est ce qu'il y a de mieux) ce n'est pas de ce côté-ci qu'il faut chercher.
Me lirez vous Monsieur Copé?
Me lirez vous Mr Copé ?
A l'occasion d'un commentaire au sujet de l'article de Monsieur Colombani sur la mauvaise gouvenance, j'ai voulu sous le titre "REFORMES" montrer les fractures entre les Français. Je pense que cette réflexion vaut aussi pour l'identité. On voit bien la ficelle, n'est ce pas? sans taxer Mr Besson et votre maître d'arrière pensée, ce débat est étrangement situé à quelques mois d'une élection que vous allez perdre et vous tentez de re-mobiliser une certaine partie d'un électorat qui a le sentiment de s 'être fait grugé en 2007.
Dans votre contribution ci dessus, vous tombez vous même dans le panneau, en parlant de l'identité sous l'angle ethnique, ne croyez vous pas? Vous vous laissez entraîner sur un terrain où vous serez perdant à tous les coups! le monde médiatique est plus fort que vous, bien organisé et très militant!
L'identité nationale est, pour moi, rien de plus que le sentiment partagé de vivre dans un même pays où nous avons les mêmes droits et les mêmes devoirs. La conviction de partager équitablement les bénéfices et les efforts, je n'ai pas dit de manière égalitaire, et donc de faire partie d'un ensemble, d'une collectivité, soudé vers un but commun. C'est tout, rien à voir donc avec la religion, l'origine ou la couleur de la peau. Tant que les politiques, dont vous faites partie, refuseront de comprendre que la france n'est plus qu'un mille feuilles de petits avantages distribués ça et là pour "acheter" la paix social vous creuserez encore et toujours les ressentiments et le sentiment de ne pas appartenir à la même communauté d'intérêts. Vous continuerez à créer aigreurs et défiances et opposer les Français les uns contre les autres au détriment de la cohésion nationale en détruisant cette identité dont vous vous faites le défenseur.
Meilleures salutations
JJT
JJT
la loi n'est pas faite pour le spectacle !
Je n'ai pas l'intention de commenter le plaidoyer pro domo de M. Copé qui, selon les lois du genre, considère qu'il a "tout bon" et que Mme Aubry a "tout faux". Pour être franc, je n'ai pas regardé le débat par crainte de m'y ennuyer... Une seule question au président du groupe UMP : après la multiplication des lois répressives qui ont été votées et sont inapplicables, comment compte-t-il justifier avec des arguments juridiques et constitutionnels une loi d'interdiction du "niqab" ? Vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, aucune interdiction ne tient face aux principes essentiels du droit français... Pour satisfaire votre désir de caresser l'opinion dans le sens du poil, vous aller fabriquer un monstre juridique , et encourager la solidarité avec les plus réactionnaires des prédicateurs islamistes ! Beau programme en vérité... Plutôt que pondre une Nième loi, il vaudrait mieux accueillir de façon plus "libre, égale et fraternelle" les migrants de confession musulmane, afin de retirer aux religieux exaltés tout prétexte à l'abaissement des femmes ! Mais la propagande politique n'y trouverait sans doute pas son compte, ni d'un côté, ni de l'autre ?
esteve
identité = incompétence politique
Bonsoir M. Coppé,
Un internaute qui a voté UMP et qui voit chaque jour que les UMP parlent beaucoup mais pas de l'essentiel.
J'ai, comme d'autres internautes, regardés,une partie du débat que j'ai trouvé monotone du genre moi j'ai toujours raison toi tu as tjrs tort, alors je suis passé à la lecture d'un bouquin bien plus intéressant que le blabla politique qui n'apporte rien à notre Pays.
Ce sujet qui ne sert que de diversion à l'échec de la politique économique menée, à des réformes qui ont un titre vide de contenu....
M. Coppé je suis fier d'être français de souche, je n'ai pas besoin de savoir ce qu'est l'identité nationale car je ne me pose même pas la question, par contre comment ne pas avoir honte, de vous les politiques, de la façon dont vous avez et continuez à traiter les harkis et leurs enfants. Croyez vous que pour certains être français veut dire quelque chose, il est de même pour ceux dont les parents noirs ou arabes ou asiatiques ont servi la France de 42 à 45.
La classe politique dans son ensemble a été en dessous de tout.
Nous avons vu notre Président "courber l'échine" devant M. Bouteflikka homme qui a si souvent insulté notre pays dont ses sbires ont massacré des moines, au détriment de nos compatriotes harkis.
M. Coppé la diversion des 3 I, identité nationale, impôts, insécurité, ne sont pas à la hauteur des besoins de notre pays et des citoyens dont l'identité nationale ne fait aucun doute, les besoins CEE
Chomage, Economie, Endettement mais il est vrai que refuser la commission sur les sondages de l'Elysée montre votre allégeance à la dérive de l'endettement de notre pays.
Non vraiment l'espoir 2007 de changement n'a pas eu lieu et ce débat montre qu'il ne faut pas espérer sortir de cette kermesse politicienne pour aborder les vrais pb de notre pays.
Taper sur une opposition inexistante et lamentable n'est pas glorieux et masque en fait une incompétence à relever les vrais défis.
Bonne soirée vous n'êtes au rdv pour 2012 ni pour 2017 votre "ami" M. Bertrand pas meilleur mais il a plus de nez.
MAYOMBE
Pitoyable.
M. Copé convoque dans sa tribune une Martine Aubry "virtuelle", comme son mentor-rival a coutume dans ses péroraisons de caricaturer un éventuel contradicteur.
Procédé connu, dois-je dire à ces messieurs que certain théoricien de la propaganda avait eux aussi adopté cette forme de rhétorique ( je vous recommande la lecture de certains discours d'outre rhin des années 30, vous serez surpris des passerelles de méthodes.)
Alors Monsieur Copé, je vais moi aussi vous apostropher, sur l'identité nationale
Est-ce votre pays,ce pays qui ne reconnait pas le droit à la représentation parlementaire des minorités?
Est-ce votre pays ce pays qui permet le cumul entre des fonctions publiques et des activités privées de conseils ou lobyyngs?
Est-ce votre pays ce pays qui encense les fraudeurs du fisc et l'exil des capitaux?
Est-ce votre pays ce pays qui renonce aux apports du CNR
Est-ce votre pays ce pays où la gouvernance est synonyme de services aux copains et coquins possèdant yachts ou flotte aérienne privée, casinos ou chaine télé?
Est-ce votre pays ce pays qui accepte le sous-emploi, le sous-logement,la sous-éducation
Règlons en effet ces problèmes que vous traitez par le mépris de "sociaux", d'éducatifs et notre république sera assez forte pour ne pas à avoir peur de 400 femmes en burka ou de communautés diverses
le fond du problème est que comme dans les années 30, l'échec d'une politique économique et sociale ( vous etes au pouvoir depuis 2002,ne l'oubliez pas), vous conduit à identifier quelques boucs émissaires
aujourd'hui la burka ou certaines communautés? Hier c'était d'autrse minorités que l'on mettait en cause
arlaten
identité nationale
Le lancement de ce " débat " informe davantage sur certains préjugés et traditions des familles les plus attardées de la petite noblesse hongroise que sur les réalités de la France d'aujourd'hui. ou les préoccupations des Français d'aujourd'hui.
jojo
Bravo et encore bravo !
Tout à fait d'accord avec l'essentiel des contributions ci-dessus.
L'un des gros problèmes de l'UMP, de son chef à ses porte paroles, c'est de prendre les citoyens pour des nigauds.
Les grosses f icelles utilisées pour de soi disant "débats de société" sont de plus en plus grossières et ne trompent plus grand monde.
Il n'y a pas de politique de rechange, en l'absence de résultats, alors ça continue, encore et encore.
Paroles, paroles...
Messieurs du pouvoir, l'Identité Nationale ou ce qui en tient lieu a été définie il y a fort longtemps par des gens beaucoup plus brillants que vous !
comme une vieille fatigue chez les français ...
Le débat sur l'identité nationale constitue "une stratégie pour gagner les élections régionales" estiment 72% des Français, selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gt_W-keRXrL-g6K3WtotW...
72% !!!
Les vieilles ficelles ne font plus recettes dirait-on.
El Gato
Apprenti sorcier
Au dela des commentaires sur votre proces d'une absente, la misrepresentation de sa position pour mieux la critiquer et bien d'autres remarques, j'ajouterai les 2 remarques suivantes:
- Je fus tres mal a l'aise par votre volonte et celle de la presentatrice de France 2 de toujours ramener le debat de l'identite nationale a l'immigration, aux "Arabes" et au voile/burkha. C'est rabaisser la France que de donner l'impression de la reduire a tout sauf les Arabes
- Il me semble que les Arabes sont devenus pour vous les Juifs de l'avant guerre pour les mouvements d'extreme droite. Vous semblez jouer la carte populiste et essayez de faire peur aux Francais. Souvenez vous que cela a mene a l'extermination de millions de Juifs! A force de prendre les gens pour des imbeciles, vous risquez de les rendre vraiment idiots. Votre responsabilite devant l'histoire risque d'etre tres tres lourde
Allons monsieur Cope, il vaut mieux risquer de perdre quelques sieges aux regionales plutot que de vendre son ame au diable. Il y a de vrais problemes avec l'immigration qui meritent d'etre traite serieusement, s'il vous plait, ne rajoutez pas un probleme d'une bien plus grande ampleur. Un peu de moderation. (D'ailleurs, vous donniez l'impression de ne pas tout a fait y croire mais de jouer une partie tactique en vue des elections...)
Je sais, les "experts" vous disent que vous gagnez les elections car vous imposez votre agenda. Ne les croyez pas, vos victoires de 2002 et 2007 avaient des raisons specifiques (divisions a gauche en 2002, candidate socialiste "marketing" "media" en 2007)
Antoine S London
Du concret
Assez en accord avec votre commentaire, je proposerai qu'on ordonne davantage les problèmes comme le démontre l'excellent article de Todorov: au lieu de parler de l'identité nationale en général, il serait beaucoup plus pertinent de parler d'immigration, des vrais sans-papier et des vrais clandestins, par exemple. C'est beaucoup plus concret et ne nous emmène pas dans ce mal français de la théorisation globalisante à laquelle on ne comprend pas grand-chose et qui ne satisfait que certains intellectuels.
Essayons de sérier les problèmes de façon à les cerner plus efficacement et à leur apporter des solutions plus adaptées, même si elles sont de moins grande ampleur et moins prestigieuses intellectuellement.
P.S.: A votre "misreprésentation" , j'aurai préféré: caricature, représentation schématique ou simplification abusive.
Cordiales salutations,
jHenry44
Novembre. Le onze douzième d'une lassitude.
Quelque chose de grotesque plombe ce débat sur l'identité française : ce genre de question ne se tranche pas par des prises de position consensuelles et démagogiques, mais bel et bien par des actes soutenus dans le temps tels la mise en place de valeurs communes.
L'intégration est une question d'élan. Or l'élan n'existe pas dans une société de privation dont le seul exemple est la luxure et la débauche des milieux aisés, d'autant plus choquantes qu'elles s'adressent à un groupe de plus en plus restreint au milieu d'une masse grandissante de citoyens frustrés par l'économie.
Car quoi ? Certes, on peut dénoncer la France guichet, mais dans un autre sens, également : Quelle est la moyenne exacte des indemnités nettes des élus cumulant plusieurs mandats ? Doit-on intégrer à cette variable les paramètres liés à la rémunération des dirigeants du CAC40 ? Quid des plus grandes fortunes de France qui ont accueilli le paquet fiscal ?
Les valeurs communes et le système pédagogique assuré par chaque citoyen envers ses pairs ne pourra se remettre en fonctionnement que le jour où de réelles mesures seront prises contre la misère et pour la redistribution équitable de la production française. Le mot "justice" aura de nouveau un sens quand chaque citoyen français, peu importe ses origines, sera traité de la même façon dans ses droits et ses responsabilités, et surtout au prorata de ses revenus afin d'éviter de voir des gens suer au travail pour un salaire net horaire d'à peine dix euros quand d'autres, parce qu'ils étaient là au bon moment et au bon endroit ou parce que leur famille leur a transmis ses privilèges, gagnent vingt à mille fois plus. Le mot "citoyenneté" en aura également un quand chacun pourra avoir l'impression de participer, à son échelle, au débat et à l'orientation des politiques de son pays.
Ce jour viendra quand les représentants de la République française serviront à nouveau l'intérêt général et quand ils s'arrêteront de prétendre le faire en flattant le patrimoine de ceux qui sont outrageusement hors du besoin. Il viendra aussi quand ces représentants ne seront plus élus à 42% des inscrits au deuxième tour, mais à la majorité absolue des inscrits dès le premier tour.
Voilà donc ce que nombre d'entre nous pensent : avant de discuter de ce que c'est que d'être français, il ne faudra pas oublier ce qui motive chacun d'être français.
Il est inutile de gesticuler pour faire illusion, tout le monde n'est pas dupe. Rien ne sert d'agir, si ce n'est que pour de mauvaises raisons.
L'autre
M. Copé, jusqu'à là je vous trouvais plutôt moins mauvais que vos homologues de l'UMP, mais là , franchement, vous aggravez sérieusement votre cas.
Vos tentatives pour occuper l'esprit des français avec des préoccupations philosophiques, histoire de détourner leur attention des vrais sujets, sont pathétiques.
Lorsqu'un peuple bataille de plus en plus difficilement pour assurer sa subsistance et son avenir, les questions identitaires menées par la "caste" politique qui les gouverne, résonnent surtout comme du mépris.
Ce n'est pas en arborant fièrement la bannière tricolore que vous allez résoudre leur problèmes du quotidien.
En abordant le sujet de l'identité nationale dans une période de crise comme celle que nous connaissons, vous ne faites que stigmatiser les peurs de l'autre, comme si l'autre était la cause de tous nos malheurs.
Mais l'autre n'est plus ni moins que vous, moi, nos voisins, nos amis, nos collègues, nos partenaires, etc., l'autre est bien celui avec lequel nous vivons, nous construisons notre existence, notre nation.
Laissons les questions philosophiques aux vrais penseurs, tâchons simplement de nous accepter mutuellement et vous, élus du peuple, concentrez votre énergie à servir et non à vous servir.
Fredo
C'est pas moi, M'dam
Voilà , c'est ce que m'évoque cet "article" de JFC. C'est comme les enfants pris sur le fait et qui cherchent à s'inventer une excuse qu'eux seuls croiront...
Inthesky