Monde

Trois phrases de «1984» illustrent parfaitement le rapport que Trump entretient avec la vérité

Repéré par Xavier Ridel, mis à jour le 31.01.2017 à 13 h 16

Repéré sur Washington Post

Elles ont été relevées par le critique littéraire du Washington Post, dans une vidéo publiée cette nuit.

Capture vidéo

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Dans une vidéo publiée sur le site du Washington Post, Ron Charles, critique littéraire, revient sur le livre 1984, dont les ventes ont augmenté de 9.000% depuis l’élection de Trump. Il met notamment l’accent sur trois phrases écrites par Orwell, qui semblent définir parfaitement la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les États-Unis.

«À la fin, le parti annonça que 2 plus 2 faisaient 5, et que vous deviez le croire.»

Ron Charles fait le lien entre ce passage du livre et la propension du gouvernement de Trump à s’arranger avec la vérité. Il prend comme exemple la déclaration de Sean Spicer, selon qui l’inauguration aurait été un succès historique. Et ce, alors même que des photos montraient clairement qu’elle n'était qu'un demi-succès.

 

«Quand les souvenirs s’estompèrent et que les rapports écrits furent falsifiés, lorsque le parti déclara qu’il avait amélioré les conditions de la vie humaine, on n’eut d’autre choix que de le croire. Et ce, parce qu’il n’existait, ni ne pouvait exister aucun autre standard avec lequel comparer.»

Là encore, le rapport que Trump et son gouvernement entretiennent avec la vérité est souligné. Ron Charles cite notamment les «faits alternatifs», notion inventée par Kellyanne Conway pour justifier les mensonges de Sean Spicer.

 

«Ne voyez-vous pas que le but de la Novolangue est de restreindre le champ de la pensée? À la fin, nous devrions pouvoir faire des pensées criminelles quelque chose de littéralement impossible, parce qu’il n’y aura pas de mots pour l’exprimer.»

Réduire le vocabulaire et utiliser les mots à mauvais escient limite les champs de la pensée. Le concept a été longuement analysé par le chroniqueur et essayiste Vincent Engel, pour le journal Le Soir. De son coté, la traductrice Bérengère Viennot notait que le vocabulaire du président américain est «très simple, comparable, à la louche, à celui qu’est censé posséder un élève américain niveau 5e».

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