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Copenhague: Sarkozy critique Obama

Temps de lecture : 2 min

Jeudi 26 novembre, lors d'un sommet avec les huit pays de l'Amazonie à Manaus, au Brésil, Nicolas Sarkozy a implicitement critiqué la décision du président américain Barack Obama de se rendre au sommet de Copenhague le 9 décembre et non les 17 et 18, comme le feront les autres chefs d'État. «Cela va être difficile de faire un sommet intermédiaire et je ne voudrais surtout pas que ce soit discourtois à l'endroit des Danois et des 66 chefs d'État et de gouvernement qui ont déjà donné leur accord pour participer à la conférence» a-t-il déclaré. Le président français a toutefois salué le «courage» de M. Obama qui a fixé des objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre avant la Chine: 17 % en 2020 et 42 % en 2030.

«Une critique à Barack Obama pour faire oublier une photo de famille décevante à Manaus» analyse Le Monde, qui note que le président français s'est retrouvé bien seul avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le président du Guyana, Bharrat Jagdeo, peuplé de 800 000 habitants. Le vénézuélien Hugo Chavez et son rival colombien Alvaro Uribe se sont notamment désistés.

Le sommet de Manaus était l'occasion pour Sarkozy et Lula de faire monter les enchères à dix jours de la conférence de Copenhague sur le climat, en convainquant les pays de l'Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA) de se joindre à leurs efforts en faveur d'un accord contraignant, explique Le Point. Le Monde note que «c'est la première fois que la France, souvent accusée, à cause de la Guyane, d'être une ancienne puissance coloniale, est invitée à un sommet de ce genre.»

La rencontre a également été l'occasion pour les pays présents de lancer un appel aux pays riches pour que ceux-ci participent financièrement aux efforts de préservation de la forêt amazonienne. «Nous ne laisserons aucun gringo nous demander de laisser un Amazonien mourir de faim sous un arbre, a déclaré Lula dans son style habituel. Nous voulons préserver [la forêt], mais [les  autres pays] doivent également payer pour cette préservation.»

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Crédit photo: Reuters

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