Monde

L'administration Trump renvoie les cadres de la diplomatie américaine

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 27.01.2017 à 11 h 17

Repéré sur Washington Post, CNN

Plusieurs diplomates du département d'Etat ont démissionné le 25 janvier après avoir appris que le nouveau gouvernement souhaitait les remplacer au plus vite.

Le futur secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, lors de son audience de confirmation au Sénat le 11 janvier 2017 à Washington. SAUL LOEB/AFP.

Le futur secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, lors de son audience de confirmation au Sénat le 11 janvier 2017 à Washington. SAUL LOEB/AFP.

En période de transition entre deux gouvernements, la direction de la diplomatie américaine reste d'habitude pendant plusieurs mois jusqu'à ce que leurs successeurs soient nommés. Mais le mercredi 25 janvier, les quatre diplomates les plus haut placés des Affaires étrangères ont abruptement démissionné après que le gouvernement de Donald Trump leur ait demandé de partir, rapporte CNN.

Selon le Washington Post, le numéro deux du département d'État, Patrick Kennedy, pensait continuer à servir sous Rex Tillerson, le nouveau secrétaire d'État, et ancien PDG d'ExxonMobil, qui devrait être bientôt confirmé par le Sénat. Kennedy avait été nommé par George W. Bush mais avait continuer à travailler sous l'administration Obama.

Une perte d'expertise

Trois autres diplomates dans des postes managériaux ont aussi démissionné: l'assistante secrétaire d'État pour l'administration, l'assistante secrétaire d'État pour les affaires consulaires, le directeur du Bureau des missions étrangères et le sous-secrétaire pour le contrôle des armes. La plupart avaient été fonctionnaires aussi bien sous des républicains que des démocrates.

S'il est coutumier que ce genre de diplomates démissionnent lorsqu'une nouvelle administration est investie, le gouvernement n'accepte pas toujours leurs démissions et pas aussi rapidement.

Un ancien du département d'État sous John Kerry, David Wade, a dit au Washington Post qu'il s'agissait probablement du «plus important départ simultané» de l'histoire de l'institution.

«Ce genre d'expertise dans des postes de sécurité, de management, d'administration et d'affaires consulaires est difficile à trouver, particulièrement dans le secteur privé.»

Une purge?

Selon Bloomberg, de nombreux fonctionnaires qui voulaient rester ont été remerciés par la nouvelle administration. Un ancien cadre du département d'État interviewé par le magazine souligne qu'il s'agit de postes bureaucratiques peu politiques et qu'il est donc étonnant que le nouveau gouvernement se soit empressé de les remplacer. 

Sur Twitter, une ancienne diplomate américaine a parlé de «purge» pour décrire ces renvois:

«En tant que diplomate de carrière, j'ai connu de nombreuses transitions, mais je n'avais jamais rien vu comme cette dangereuse purge de fonctionnaires actuellement en cours au départment d'État.»

Début janvier, le président Trump avait aussi fait entorse au protocole en demandant brusquement à tous les ambassadeurs nommés par Barack Obama de quitter leur poste avant l'investiture, plutôt qu'attendre que des remplaçants ne soient trouvés.

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