Culture

A quel âge doit-on emmener ses enfants avec soi en vacances?

Temps de lecture : 3 min

Vous avez choisi d'avoir des enfants, d'accord. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut les emmener partout et tout le temps avec vous.

tigertravel via Pixabay
tigertravel via Pixabay

CONTENU PARTENAIRE - Pas facile de trouver un bon baby-sitter pour garder ses enfants lorsque l'on s'offre des vacances. Une famille anglaise avait tenté le tout pour le tout en septembre dernier en appelant la police pour lui demander de garder leur progéniture.

«Leur fils ne voulait pas partir en vacances. Les parents nous ont demandé si on pouvait le garder le temps qu'ils reviennent, expliquait, incrédule, Rhiannon Overton, du centre d'appel de la police, au Daily Epress. Quand j'ai dit non, ils m'ont dit « qu'est-ce qu'on est censé faire alors?».

Trop jeunes

Et oui, difficile de s'organiser dès lors qu'on est plus de deux, on passe des heures à planifier. Mais que les parents se rassurent, ils ne sont pas obligés d'emmener leurs enfants tout le temps avec eux. Les différents âges impliquent différents départs.

Il vaut mieux éviter un départ à l'étranger avec un bébé en bas âge selon certains parents. « J'ai emmené mon fils dès qu'il a eu un an en village vacances, mais jamais je n'ai pensé partir avec lui à l'étranger. À cet âge, c'est encore fragile. Il peut facilement avoir des problèmes de santé et nécessite beaucoup d'attention. Et puis, je n'ai pas signé pour ça ! », explique Antoine, jeune médecin, avec un mélange de honte et d'amusement.

Peu de repos

Dans un article paru sur Slate.fr en juillet 2015, la journaliste Nadia Daam racontait l’absence de repos des vacances avec enfant: «Si l'on peut se soulager en ayant recours au club de plage ou à l'aide des grands-parents, les parents reviennent généralement des vacances avec leurs enfants beaucoup plus fatigués. Parce que, là aussi, il faut les nourrir, les soigner, les surveiller, les divertir... Autant d'activités qui laissent peu de place à la lecture d'un bon bouquin, ou au petit somme sur la plage. Je reviens d'une semaine de vacances avec ma fille. […]

J'ai fait environ soixante-douze châteaux de sable, cinquante-cinq parties de Uno, imité quarante-six fois le requin des Dents de la mer, et lu quatre pages du livre que j'avais apporté. J'ai aussi pu observer tous ces couples sans enfants, sur la plage, qui ont passé de longues heures à paresser, à lire, à nager. Ont-ils passé de meilleures vacances que moi? Je n'en suis même pas sûre. Mais ils ont eu du temps, rien qu'à eux.»

De fait, emmener son enfant jeune en vacances ne semble pas avoir la préférence de tous les parents. Preuve en est : en Allemagne les hôtels interdits aux enfants connaissent un certain succès.

Question de budget

Marc, un quarantenaire qui travaille dans la publicité, emmène ses enfants dans tous les voyages régionaux et nationaux, mais pas pour des trajets à l'étranger. «On est parti avec ma femme au Canada ou à Haïti et on a laissé nos enfants de cinq et six ans à leurs grands-parents. Ce n'est pas forcément parce qu'on voulait être tranquille, mais il faut reconnaître que c'est tout de suite plus cher. Il faut prendre deux chambres et quatre places dans l'avion», précise-t-il.

C’est lorsque leurs enfants sont un peu plus âgés que les parents les embarquent dans tous les voyages. «Mes parents m'ont surtout emmenée à partir de huit ans. Tu commences à profiter plus des activités, des destinations. Je me souviens de ces départs-là alors qu'avant non», raconte Cécile, qui a voyagé jusqu'à seize ans avec ses parents.

A l’adolescence, changement de décor : ce sont les enfants qui ne veulent plus partir avec leurs parents. «Après ça, tu pars plus avec tes potes, continue Cécile qui y voit un intérêt pour tout le monde. « Et mes parents ça leur revient moins cher, ils ne sont plus dépendants de nos vacances scolaires».

Partir en « égoïste »

Lisa n'a pas ces problèmes. Dans une tribune au journal britannique Mirror, elle explique qu'elle ne part pas avec ses jumeaux âgés de douze ans et son aîné de dix-huit ans. Et tant pis pour ceux qui la jugent égoïste.

«Je m'en vais seule depuis que les jumeaux ont deux ans et je n'ai pas l'intention d'arrêter. Les gens me demandent si je ne manque pas à mes enfants. La vérité, c'est que ce n'est plus le cas. Ils sont habitués à voir leur mère faire ses valises, dire «adios» et partir vers l'aéroport».

Tant que tout le monde en profite, finalement, on peut se permettre de partir sans ses enfants.

Slate.fr

Newsletters

Deux romans «la vie cette pute» qui ne donnent pas franchement envie de reprendre du pop-corn

Deux romans «la vie cette pute» qui ne donnent pas franchement envie de reprendre du pop-corn

RENTRÉE LITTÉRAIRE – Pessimisme de l'écrivain sans avenir et Jésus-Christ désabusé: les chemins de croix d'Olivier Adam et Amélie Nothomb montrent la difficulté à peindre une noirceur crédible.

Le Luberon de Willy Ronis

Le Luberon de Willy Ronis

«Willy Ronis a découvert le Luberon en 1947 et a fini par s'y installer définitivement, en 1972. Il y a mené de nombreux reportages et avait en permanence son appareil photo avec lui, avec l'envie, toujours, de montrer les gens au...

«Unbelievable», série palpitante et indispensable

«Unbelievable», série palpitante et indispensable

La nouvelle série Netflix n'est pas que le portrait d'une femme victime d'un prédateur puis d'un système sexiste et défaillant.

Newsletters