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De plus en plus de célibataires chinois louent un partenaire pour le Nouvel An

Repéré par Xavier Ridel, mis à jour le 20.01.2017 à 14 h 09

Repéré sur Mashable

Certains sites proposent ce service, qui fait écho à un véritable rejet du célibat dans le pays asiatique.

Tired Couple | chesilu via Flickr CC License by

Tired Couple | chesilu via Flickr CC License by

Le Nouvel An chinois approche. Les célibataires du pays ont donc jusqu'au 28 janvier pour trouver l'âme sœur avec laquelle passer les festivités. Plus simple, certains Chinois font le choix de louer un conjoint pour l'occasion. Mashable révèle que des sites y sont entièrement dédiés, listant les prétendants à louer. Les informations données sont particulièrement précises, puisque les utilisateurs donnent entre autres leur âge, leur travail, leur poids, leur taille et leur signe astrologique.

Capture d'écran zuyou68.com

En Chine, où être célibataire est si mal vu qu'hommes et femmes sont prêts à beaucoup pour ne pas avoir à subir les moqueries de leurs pairs ou les récriminations de leurs parents. La location d’un partenaire avoisine les 1.500 yans, soit 200 euros, et des suppléments sont prévus en cas de baiser ou de câlin. Un contrat est ensuite passé entre les deux parties.

Sur Weibo –le Twitter chinois–, les utilisateurs expriment leur mal-être, face à une société qui ostracise les célibataires. ILikeDuanYiShan explique à ce propos:

«Les mariages forcés et les copains à louer ne sont pas quelque chose de nouveau. […] L’an dernier, on m’a demandé d'épouser quelqu’un avant le Nouvel An, et j’ai quitté la maison immédiatement. J’ai passé la journée à pleurer dans mon hôtel et ne suis pas revenue à la maison depuis un an. (…) Ma famille me manque, mais j’ai peur de ce qu’ils pourraient faire. J’espère qu’ils comprennent.»

Tandis que Zhang Li –un alias– déclarait au China Dail:

«Je ne veux pas retourner chez moi pendant le Nouvel An, parce que je n’ai pas de copine et que j’ai peur que mes parents me mettent la pression pour que je me marie.»

Les femmes célibataires chinoises sont très souvent traitées de «sheng nu», terme péjoratif qui désigne «quelqu’un qui s’est fait abandonner». Li Chenxi l’expliquait en août dernier dans une vidéo publiée par AF+, dans laquelle elle on la voyait louer un faux conjoint.

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