Claude Allègre: nous ne manquerons pas de pétrole
La consommation de pétrole pourrait baisser bien avant que ne diminuent les capacités de production.
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La question des réserves de pétrole qui existent dans le sous-sol de la Terre est une question essentielle quant à l'avenir de la Planète et dont la réponse est très difficile. D'abord, parce que en ce qui concerne les gisements prouvés et exploités, il est difficile de savoir la quantité qui reste effectivement encore dans le sous-sol.
Certes, lorsqu'il s'agit de gisement sous contrôle des grandes compagnies internationales (Exxon, BP, Shell, Total etc...), ces dernières sont astreintes à déclarer honnêtement les réserves. On a vu avec la crise qui a secoué Shell il y a quelques années, et s'est soldée par le départ de son Président, que pour des raisons boursières les compagnies ont tendance à annoncer une surestimation des réserves. Mais aujourd'hui avec l'activité vigilante des médias spécialisés, des contrôleurs de la Bourse, on peut considérer que les déclarations des compagnies sont fiables. Mais ceci ne représente qu'une partie des réserves. Lorsque les gisements sont sous le contrôle des sociétés nationales le black-out sur les réserves est total. Or, il s'agit de Aramco (Arabie Saoudite), Pemex (Mexique), Petrobras (Bresil) et des compagnies russes. Excusez du peu et je ne parle pas de l'Iran ou de la Chine. Là il s'agit plus d'estimations pifométriques que de données précises et fiables.
Sur ces bases incertaines et compte tenu du fait que nous savons tous que les réserves s'épuiseront un jour, des spécialistes, suivant en cela le concept inventé par King Hubbert un ancien géophysicien américain ont parlé de «peak oil» c'est-à-dire du maximum historique d'exploitations, la production serait ensuite condamnée à descendre.
À partir de cet exercice pour spécialiste, le peak oil se situerait pour les pessimistes vers 2030 pour les optimistes vers 2060. Or, ces estimations ne tiennent pas compte de deux contributions essentielles :
1°) La découverte de nouvelles réserves de pétrole classiques. Or, ces découvertes s'avèrent beaucoup plus importantes qu'on le pensait. Les deux exemples qu'on cite volontiers sont «l'offshore» brésilien et «l'onshore» sibérien.
Dans chacun des cas, il y a des réserves qui pourraient être d'une richesse «moyen orientale». Bien sûr ces gisements n'entreront en exploitation que dans cinq ans.
2°) Les huiles non classiques. On a coutume de les classer en deux catégories qu'il ne faut pas confondre: les sables bitumineux (tar sands) et les schistes bitumineux. Les premiers concernent le Canada en premier lieu l'Alberta, le Venezuela et la Russie. Les seconds concernent d'abord les Etats-Unis. Pour les sables bitumineux, une exploitation intensive s'est déclenchée lorsque le baril de pétrole dépassait les 100 dollars.
Elle s'est arrêtée lorsqu'il est tombé à 30 dollars. Elle ne reprend pas alors qu'il va vers les 80 dollars. Pourquoi? L'exploitation telle qu'elle a été menée au Canada en particulier a constitué un scandale absolu pour l'environnement. Usage excessif d'énergie, d'eau et surtout rejet dans les lacs et rivières de boues organiques qui détruisent toute forme de vie. Le gouvernement canadien envisage très sérieusement si ce n'est d'interdire tout au moins de taxer très lourdement ce type d'exploitation. Sauf découverte technologique majeure pour fluidifier le bitume pâteux qui imprègne la roche poreuse et rendre l'exploitation plus «propre», il y a tout lieu de penser que l'activité ne va pas reprendre de sitôt.
Pour ce qui est des schistes bitumineux à l'inverse a eu lieu une heureuse surprise, alors qu'on pensait que l'exploitation serait difficile et coûteuse un véritable miracle s'est produit. On a découvert qu'une partie importante de la matière organique était contenue dans de petites vésicules gazeuses. Une simple fracturation hydraulique - c'est-à-dire une injection de fluide jusqu'à fracturer la roche - permettait de libérer et de récupérer ce gaz. Cette source représente aujourd'hui un pourcentage non négligeable de l'énergie consommée aux Etats-Unis et son importance va croître avec des réserves considérables.
Les réserves de pétrole sont donc probablement plus substantielles que prévues.
D'un autre côté, alors que la crise s'estompe doucement la demande n'augmente pas beaucoup. Certes, le prix du baril augmente et va dépasser 80 dollars mais c'est pour une part importante dû à une spéculation y comprise sur le dollar.
Lorsqu'on examine la cause de cette reprise lente, on constate que l'idée d'économie d'énergie fait son chemin en Amérique ou la consommation de pétrole ne cesse de baisser mais aussi dans les grands pays émergents comme la Chine ou l'Inde. Pour la production d'électricité, le charbon ne cesse de prendre de l'importance. Pour les véhicules, ceux de taille petite ou moyenne prennent le pas sur les traditionnelles «stations-wagons» et autres 4X4, enfin les dépense de chauffage tendent partout à diminuer. Cette évolution est telle que certains experts parlent aujourd'hui non plus du «pic de pétrole» mais d'un pic de la demande qui ne serait pas éloigné de la consommation actuelle. Certains envisagent qu'à compter de 2020 la demande mondiale va se stabiliser ou même diminuer, allongeant du même coup la durée de vie des réserves qui pourraient atteindre le milieu du siècle prochain.
Voilà une perspective nouvelle qui petit à petit émerge de la sortie de crise. Vrai ou faux? Comme pour le climat, «la prédiction est difficile surtout lorsqu'il s'agit de l'avenir» (Niels Bohr).
Claude Allègre
Lire également: La malédiction du pétrole.
Image de Une: Vue aérienne de la plateforme offshore norvégienne Oseberg Scanpix Scanpix / Reuters
Mis à jour le 23/08/2010 à 19h20













































Quand on a subi l'explosion du prix de l'essence et du fuel en juillet 2008, notre comportement a changé et ces tarifs ont marqué les esprits :
Les vitesses sur autoroute ont été réduites et la consommation de fuel a diminué car les consommateurs ont réduit leur chauffage domestique, prenant conscience qu'il fallait économiser.
Vouloir taxer un peu plus l'utilisation d'énergies n'aura pas l'effet escompté car les citoyens se retourneront contre les décisions gouvernementales qui seront considérées comme un moyen détourné pour tenter de boucher le gouffre abyssal des finances publiques.
Nous sommes conscients que Chinois et Indiens consommeront un peu plus chaque année et que mécaniquement les prix des carburants augmenteront.
Les compagnies pétrolières investissent de plus en plus dans les énergies renouvelables et le nucléaire.
Les consommateurs exigent des bâtiments et des voitures moins gourmandes en énergie.
Nous taxer et nous faire croire que la planète va se réchauffer jusqu'à 10°C dans 100 ans est une approche négative du problème.
Quand les prix des installations solaires baisseront, que les produits d'isolation seront compétitifs pour permettre la rénovation du bâti ancien, alors la consommation des énergies fossiles diminuera.
Je ne partage pas ce point de vue hautement optimiste du "changement" des comportements lors de la hausse du prix du pétrole. Je crois plus volontiers à une approche purement économique : quand le porte monnaie ne suit plus, on arrête de consommer. Redonnez les moyens d'acheter les produits, la consommation reprend. L'homme n'est pas prêt à se passer de son confort. Plus précisément l'Homme riche, le pauvre a d'autres préoccupations plus basiques comme se nourrir et survivre.
D'autre part, si, nous manquerons un jour de pétrole. Peut être plus tard que cela n'a été initialement prévu mais nous en manquerons : pour rappel, le pétrole ne sert pas qu'à produire des carburants, il est à la base de beaucoup d'autres produits de consommation courante : plastiques, médicaments, solvants, etc. Et le recyclage a ses limites, un produit ne peut être réutilisé ou transformé indéfiniment.
En argumentant de la sorte, on ne fait que jouer le jeu des pétroliers qu'ils soient d'état ou privés. Pourquoi dès lors investir dans le développement des énergies renouvelables (alors même qu'on a à notre disposition une ressource inépuisable et non polluante, le solaire - la production des panneaux est polluante ? ben oui mais vu qu'on ne cherche pas à faire mieux et pour cause ...), pourquoi préserver nos ressources pétrolières puisqu'elles ne manqueront pas.
Certes, à nous, elles ne manquerons pas. Probablement pas à nos enfants ou même à nos petits enfants. Pour les autres, ma foi, ils n'auront qu'à se débrouiller ...
Décidément, je ne vous comprends pas M. Allègre. Je suis un peu comme une poule devant un couteau en vous lisant, je ne sais pas comment comprendre votre démarche.
Vous avez une certaine aura, le public vous connaît bien, vous avez, vous pouvez avoir, une influence sur l’opinion public. C’est une position lourde de responsabilité.
Tout, ou peu s’en faut, dit le contraire de ce que vous affirmez. Vous arrivez comme un cheveu sur la soupe et vous affirmez que les plus grands spécialistes, que la communauté des chercheurs aurait « oublié » des paramètres dans leurs prédictions et leurs théories ! Alors ça, c’est en effet ballot ! Mince alors, personne n’y avait pensé avant vous ! Diantre, heureusement que vous êtes là !
Plus sérieusement, à la limite, peu importe que tout le pétrole de la planète soit en vérité complètement épuisé dans 50, 100 ou 150 ans. Comme vous le dites, c’est complètement imprévisibles. Ne parlons même pas du coup « oh bah maintenant, les grands pétroliers ne peuvent plus rien nous cacher ! ». Bah voyons ! Pourquoi ne pas affirmer aussi que la corruption n’existe plus, puisqu’on est maintenant au courant de tout ! Faut pas déconner quand même ! Vous avez eu la même démarche avec le réchauffement climatique « ah mais peut être que finalement… ».
Vous noyez le poisson. C’est de la simple diversion. Mauvaise foi, calcul politique, intérêt caché. Y a de quoi se poser des questions sur votre démarche.
On peut chipoter sur les réserves pétrolières. Qui sait, on en trouvera peut être sur une autre planète dans 200 ans. On trouvera peut être le moyen de transformer les crottes de chien en pétrole dans 10 ans. Mais ce n’est pas le problème. Vous réagissez en mauvais homme politique : finalement, on peut attendre. Et hop, vas y que je te laisse le problème aux générations suivantes ! Dans la droite ligne du politicien classique : ce qui compte, c’est l’immédiat, c’est de faire parler de soi. Mais dès qu’il s’agit de réfléchir sur 50, 100 ou 150 ans, hop ! Plus personne !
Le seul fait qui compte, c’est de savoir qu’un jour les réserves de pétrole seront épuisées, y compris le bitume et le je-sais-pas-quoi granuleux. Et quand y en a plus, y en a plus ! Et là, on rigolera moins. Alors peut être pas moi, du haut de mes 30 ans. Mais ceux qui me suivront, ils seront surement un peu plus concernés…
Alors on peut choisir de se dire que finalement, bah ce sera tant pis pour eux, comme vous.
Ou bien on peut se dire que finalement, c’est peut être maintenant qu’il faut agir. Comme le réchauffement climatique. Plus on le fera tôt, moins l’impact sera important pour notre vie quotidienne (je pense surtout au citoyen de base ; pas à l’homme politique et à son 4x4) et surtout pour les pays en voie de développement.
Au pire, si on s’est un peu énervé pour moins grave que prévu, et bien quoi ? On aura au mieux agit selon le principe de précaution qu’on ne manque pas d’appliquer pour des risques moins graves ; au pire, on aura pris de bonnes habitudes qui ne feront de mal à personne, bien au contraire !
Car tenter de minimiser le problème du réchauffement climatique ou des réserves de pétrole, c’est aussi un coup sur porté aux politiques de protection de l’environnement. Parler des réserves de pétrole, c’est aussi parler de gestion durable des ressources, de solidarité entre pays développé et pays pauvres, c’est aussi parler de solidarité entre les peuples, c’est aussi rappeler que l’homme n’existe pas pour faire du profit à tout prix, c’est aussi tout simplement rappeler qu’il appartient aux générations présentes qui ne sont que des locataires de prendre soin de leur planète pour les générations suivantes.
Une question pour conclure : pour qui travaillez vous M. Allègre ? Quels intérêts servez-vous ? Non pas que je veuille m’enliser dans des idées complotistes qui sont semble-t-il à la mode en ce moment. Mais votre démarche « indépendante » mais en vérité qui va à contre sens de l’histoire est pour le moins… suspecte ?
On dit de M. Allègre que c'est un scientifique, géochimiste. Je m'attendais donc à un article d'un certaine tenue sur le sujet avec des arguments scientifiques. Je dois avouer mon insatisfaction. Le seul document cité un peu sérieux, c'est la page Wikipédia sur les réserves de pétrole ! Les grands scientifiques n'auraient que ces sources ? C'est d'autant plus risible que M. Allègre qualifie les estimations actuelles de pifométrique mais n'en donne pas lui même... S'il veut apporter une contribution au sujet il faudrait qu'il sorte lui-aussi des impressions ou des sentiments. Comme me le reprochait mon professeur de physique "quand on veut tout démontrer avec les mains on ne démontre rien", c'est ce que fait M. Allègre, il occupe les médias mais n'apporte rien au sujet.
M. Allègre dit "À partir de cet exercice pour spécialiste, le peak oil se situerait pour les pessimistes vers 2030 pour les optimistes vers 2060. Or, ces estimations ne tiennent pas compte de deux contributions essentielles".
Outre affirmer qu'il n'est en rien spécialiste, je trouve ces propos proprement scandaleux. Ces dates sont purement fantaisistes et absolument pas documentées.
Si M. Allègre avait l'honnêteté de respecter les déclarations des scientifiques spécialistes, des industriels du secteur, etc., il saurait que les estimations sont plutôt entre... 2009 et 2030 pour les plus optimistes [parmi ceux, qui, contrairement à M. Allègre, se sont un peu renseignés].
Allègre est un peu comme ce petit caillou au fond de la chaussure, celui qui vient nous rappeler que le sol n’est pas parfait. Qu’il n’est pas uniquement fait de pavés ou de routes goudronnées rendant la chaussée lisse comme de la céramique. Il nous rappel que sous le goudron, il y a encore de la terre et des cailloux. Il nous rappel la part d’incertitudes qu’il peut exister aussi dans la connaissance scientifique, et qu’un raisonnement argumenté peu aussi se tenir, y compris quand il n’est pas majoritaire.
Allègre.., pas spécialiste ?
Prétendre qu’il n’est pas spécialiste…C’est un peu comme affirmer que la terre est carrée. Il est certain qu’il est plus difficile pour un « non spécialiste » de la géochimie (moi compris) de suivre le raisonnement d’allègre plutôt que d’en comprendre toute la logique. Il est plus facile de voir, à défaut de raisonner ou de chercher à comprendre, les images que Nicolas Hulot veut bien nous montrer, dans une intention donnée (la sienne). Celles-ci peuvent être de splendides paysages vantant la beauté de mère nature, ou alors et par opposition à la beauté du monde, une décharge montrant le produit de la consommation quotidienne de l’homme « mauvais » détruisant la nature.
Allègre dans ses deux articles évoque « des possibles », en considérant que le progrès et l’action des hommes n’est pas nécessairement contradictoire avec la nature...Evidement ça change de Hulot et de son discours qui nous promet l’apocalypse.
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Description de la spécialité du métier de géochimiste :
Le géochimiste est un spécialiste des systèmes chimiques naturels d'échelle très variable depuis les minéraux et les roches jusqu'aux gisements de minerais, d'hydrocarbure, les aquifères, les sols, ect. Son domaine d'application s'étend du fondamental (constitution, histoire géochronologique de la terre et des objets extr-terrestres comme les météorites ou les échantllons de roches issus d'autres planètes de notre système solaire) aus domaines appliqués. C'est ainsi qu'ilanalyse, avec des moyens parfois très sophistiqués, comme des microsondes électronique ou ioniques, des spectrophotomètres, des spectrographes de masse, etc, la composition des objets et des systèmes chimiques naturels susceptibles d'être exploités ou modifiés par l'homme. L'exemple du choix des sites d'enfouissement des déchets radio-actifs illustre, avec les problèmes de prévention des pollutions aquifères, ce type d'activité appliqué de la géochimie de surface ou de subsurface.
http://www.emploi-environnement.com/fr/dico/fiches/metier_geochimiste.php4
A part le manque de sources et de chiffres dans cet article, un point important manque selon moi: l'IOR.
Improved Oil Recovery consiste a ameliorer le pourcentage de petrole qui est extrait des reservoirs. A l'heure actuelle, dans le meilleur des cas, seulement 50% du petrole est recupere d'un puit, et dans la plupart des cas cela tourne autour de 33%. Ca laisse beaucoup de petrole potentiel dans les reservoirs et c'est pour ca qu'il y a actuellement beaucoup de recherches entreprisent pour ameliorer ce rendement. Le cout de ces techniques nouvelles n'est pas tres eleve car elles utilisent des puits qui existent deja.
Oyez, oyez, le pétrole coule à la pompe !
La nouvelle, qu'elle est bonne, et de source sûre !
Merci donc, sans rire, car le fluide gras (huile)
est le sang de notre civilisation.
Il serait dès lors malvenu de se demander
si sa consommation n'aurait pas, ces temps-ci,
un petit besoin de relance... au moins
dans la conception progressiste, pas du tout simpliste,
de relancer la machine comme avant sa sortie de route.
Mais si, la crise, la crise financière, puis économique,
et puis sociale, voyons ! La crise phase I où le hold-up
de la richesse mondiale a été magistralement consommé
par ses organisateurs bénéficiares et leurs complices,
de fait pour la plupart, politiques et "experts", administratifs
et médiatiques, en attendant la crise phase II où vont finir
par devoir payer les cocus qui n'ont pas encore perdu
leur petite maison achetée à crédit en étant taxés un peu plus
pour les plus chanceux et carrément affamés pour les autres,
les plus vulnérables.
Peut-être vaut-il mieux, en effet, reprendre une ligne de crédit
sur l'avenir en reportant de quelques échéances électorales
le règlement des comptes débiteurs ?
Ouvrir le robinet du pétrole n'est pas juste une bonne nouvelle
dans ce cas de figure, c'est LA bonne idée : pas de meilleure
façon, provisoirement indolore, de faire payer tout le monde
que de taper... allègrement... dans la réserve planétaire ! Soit !
Mais pardon, la question digne des sommités planant au-dessus
du vulgaire n'est plus tellement celle de la quantité disponible
de pétrole que celle de son coût global
et de son impact environnemental.
Dans un véritable et honnête souci de "développement durable"
- durable ! - devrait un peu intervenir la notion d'équilibre
(au moins à l'échelle de l'ordre de grandeur) entre la consommation
d'une ressource et son renouvellement, non ?
La durée de formation des hydrocarbures dans la nature... ?
Allez, à peu près... Non ? Alors, le temps que nous mettons
à les brûler... ? Non plus ? Bien joué, force est de reconnaître
qu'il y avait un piège consistant à prendre une envolée presque...
philosophique autour du concept d'équilibre et même de confiance,
lorsque des mots sont intentionnellement détournés de leur sens !
Face au pot de fer, une conversation autour du bilan total
(pas global, cette fois, mais ce simple adjectif n'a-t-il pas soudain
comme un écho... multinational ?) de la combustion des carburants
issus de l'industrie pétrolière est-elle envisageable ?
Lorsque seront prises en compte et valorisées
toutes les atteintes et ponctions au milieu,
de l'extraction brute à la dispersion dans l'atmosphère de gaz
et de particules en sortie des pots d'échappement, sans oublier
l'appauvrissement de l'air en oxygène (un jour ou l'autre....),
l'intérêt pour les combustibles fossiles sera peut-être révisé.
En attendant cette meilleure gestion de nos ressources
et de notre patrimoine commun, est-il sage (dire que la racine
dérive de notre nom "sapiens"... !) de contribuer à la relance
de cette manière ?
Pour éviter toute grossièreté, il ne sera pas demandé
comment va l'industrie pétrolière. Non, pas le cours du pétrole,
celui des sociétés pétrolières, derrière leurs écrans
et leurs montages complexes, aux résultats certes très fluctuants
mais assez généralement bénéficiaires, pour autant
qu'ils soient approchables. Assez, en tout cas,
pour exercer une influence presque tous azimuts,
avec des concours variés.
Marénoirement.
Plus personne n'en veut de votre pétrole M. Allègre. Vous traitez les écologistes d' "idiots" selon vos propres termes mais refuser de voir l'évidence n'est pas plus intellectuellement brillant.
S'il reste du pétrole il servira à faire voler les avions et à fabriquer quelques iPhones, un point c'est tout. La pollution liée à cette mauvaise habitude prise de considérer le pétrole comme remède à tout et symbole de liberté (mon œil) plus personne n'en veut non plus.
Vous ne convainquez que vous-mêmes et vos potes pétroliers, restez enfermés dans votre club et vous rendrez un grand service à ce monde.
Déplacer le sujet sur les réserves de pétrole comme vous le faites s'appelle botter en touche, histoire de bien ignorer les problèmes de dépendance (et chantage) au pétrole, de pollution et de bouleversement climatique lié aux activités humaines.
Vous avez peut-être des intérêts dans le pétrole, grand bien vous en fasse, mais ça n'intéresse personne...
S'il y a encore tellement de réserves dans le monde, vous sortirez certainement de votre chapeau une explication à son prix exorbitant à la pompe... sans parler de la concentration alarmante de CO2 dans l'atmosphère mais il est vrai que ce n'est visiblement pas votre problème.
Si Mr Allègre nous montre que les réserves de pétrole sont probablement plus importantes que prévues, à aucun moment il ne fait l'apologie de cette source d'énergie.
Dans toutes ses interventions Mr Allègre, au contraire, insiste pour que de nouvelles énergies renouvelables soient mises en oeuvre.
Pour Mr Allègre l'écologie n'est pas une religion, mais un moteur pour l'action afin d'assurer un avenir meilleur à l'ensemble de l'humanité.
Les écologistes "patentés", comme tous les sectaires n'écoutent pas leurs interlocuteurs, ils veulent juste imposer leur idéologie.
Ceux qui nous conduiront vers un futur plus radieux ne sont certainement pas ceux qui prèchent un serrage de ceinture béat, mais ceux qui par leurs compétences ont la capacité à nous proposer des solutions enthousiasmantes, constructives, durables et profitables pour tous
Plusieurs choses
Premièrement, il suffit de chercher un peu sur le net pour voir qu'en effet les estimations de l'arrivée du pic pétrolier se situent autour de 2010 (pour les scientifiques, certains experts indépendants) et autour 2030 (pour les compagnies pétrolières et les gouvernements). Ces chiffres posent une question majeure, pourquoi les personnes qui profitent du pétrole et les personnes indépendantes ont tant d'écart? Les compagnies fournissent tels les chiffres exacts aux scientifiques? Sont-elles mieux documentées? Où sont ces les scientifiques?
Mais un autre problème se pose, en effet de nombreux pays sont actuellement producteurs de pétrole, mais les réserves les plus importantes sont au moyen orient. Chaque gisement possède son propre pic de production, et il est donc évident que les pays les plus pauvres en pétrole déclineront avant les autres et ce bien avant le pic moyen. Ce qui signifie que d’ici quelques années le moyen orient détiendra un immense monopole des réserves pétrolières, et se partagera avec la Russie le monopole du gaz. Ces états moyennement démocratiques seront donc en mesure d’imposer leur volonté à tous les consommateurs. On peu d’ailleurs noter que la Russie utilise déjà le gaz comme moyen de chantage auprès des pays de l’ex bloc soviétique.
Cette situation risque d’engendrer une forte hausse des prix et la menace de coupures. Mais aussi risque de déclencher des guerres pour le contrôle de ces ressources.
Enfin les prix d’avant crise nous ont déjà donné un avant gout de ce que pourra couter l’énergie dans le futur. La crise ne présente qu’un répit. Avoir du pétrole c’est bien, mais si les prix sont trop élevés, de nombreuses activités sont en péril.
Bonne soirée à tous
Si M Allègre a l'étiquette qu'il porte, c'est que son message n'est pas clair. Quand je le lis, je me demande souvent où il veut en venir. Dans son précédent article, je me demandais s'il ne tournait pas casaque sur le rôle du CO2 !
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Pourquoi prétendre qu'il y a du pétrole pour encore longtemps ? Que se passerait-i si on annonçait la fin du pétrole pour dans 10 ans ! Qui serait assez fou pour continuer à acheter auto, avion, bateau et tout ce qui tourne au pétrole alors que dans 10 ans, c'est bon pour la casse ou la poubelle ! Il faut donc être rassurant et faire croire que le pétrole , il y en a encore pour très longtemps. Annoncer une date de fin, c'est prendre le risque au fur et à mesure que l'on s'approche de cette date annoncée à tort ou à raison, que l'économie pétrolière s'effondre ! Donc certains vont désormais défendre l'existence de réserves fabuleuses !
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Lorsque la France s'oppose à la diffusion de l'hydrogène sur son sol, soit disant pour raison de sécurité, n'est-ce pas plutôt pour favoriser le développement de son parc nucléaire ? La première voiture de série fonctionnant à l'hydrogène, fabriquée par Honda FCX Clarity, est un danger pour le nucléaire français. Donc on va en France privilégier les voitures électriques malgré cette réalité : la voiture fonctionnant à l'hydrogène existe et elle ne pollue pas.
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Donc aucune mauvaise foi à s'opposer à M Allègre.
Soliste,
Avec ton hydrogène tu me fais bien rire! Tu le trouve ou ton Hydrogène? Tu as déja vu des gisements à Hydrogène?
Pourtant l'Hydrogène est partout; en commençant dans l'Eau. Mais pour le mettre dans ta voiture, il faut de l'énergie, beaucoup d'énergie. Et tu la sorts d'ou ton énergie? Même en mettant une éolienne sur la tour Eiffel, et des panneaux solaire sur la BNF, cela ne suffira pas a couvrir les demande en hydrogène de ton 4x4 adoré. Le meilleurs allié du nucléaire c'est la filliaire Hydrogène.
Ne confondez pas le vecteur et la source d'énergie. L'hydrogène n'est qu'un vecteur et non une source.
L'éolien est une source et non un vecteur. Le pétrole avait l'avantage d'être les deux.
Maintenant Mr allègre me deçoit un peu. Qualifier les réserves presalt du Brésil de reserve classique, c'est vraiment très pauvre pour un scientifique. A moins de $100 le barril, Lula il va y laisser sa chemise, car il faut le pomper ton brut il monte pas tout seul comme en Arabie Saoudite.
On ne manquera pas de pétrole parceque tot ou tard cela sera tellement cher que personne ne pourra en acheter. Voila la réalité des choses. Autant s'y preparer maintenant plutot que de se retrouver en panne d'essence dans 15 ou 20 ans.
Vive le velib!
Monsieur Allègre n'est pas un expert du pétrole. L'ASPO (association d'experts pétroliers) a fait une réponse à cette article de Mr Allègre, et soulèvent les erreurs et incohérences qu'il a commis.
Il a certes le droit d'avoir un avis, mais tout lecteur attentif se doit de contre vérifier ses dires au près de personnes connaissant bien la question, histoire de voir si son avis est pertinent ou non.