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  • Par Jean-Marie Colombani
  • Jean-Marie Colombani est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste et essayiste, il a été directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont récemment Un américain à Paris.
  • DU MÊME AUTEUR

Jean-Marie Colombani: la mauvaise gouvernance mine le sarkozysme

A trop vouloir tout diriger et contrôler, Nicolas Sarkozy se prive du bénéfice de réformes importantes.

Mercredi 25 Novembre 2009
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Seul François Mitterrand avait fait moins bien! Lorsque l'on regarde le baromètre de confiance de l'IFOP pour le Journal Du Dimanche et que l'on compare la cote des présidents à mi mandat, Nicolas Sarkozy ne brille pas: il termine avant dernier de la liste avec seulement 36% de confiance. François Mitterrand, lui, était tombé sous la barre des 30%.

Cela ne signifie rien pour l'avenir bien sûr; mais cela donne une photographie du recul du président dans l'opinion, de l'agacement, voire de la crispation qu'il provoque désormais dans une partie de l'opinion. Faut-il mettre en cause les réformes? François Mitterrand avait un jour, à tort -c'était à propos de la Bosnie- proclamé qu'il ne voulait pas «ajouter la guerre  à la guerre». Nicolas Sarkozy, lui, n'hésite pas à ajouter la réforme à la réforme. C'est une volonté délibérée bien sûr chez un président,  qui veut  rester comme celui qui aura réussi à réformer et moderniser le pays; et qui voudrait, au fond, correspondre aux compliments que fait de lui Michel Rocard, savoir «un président innovant, et parfois courageux».

Cela lui complique aussi la tâche, comme on le voit avec la réforme territoriale qui souffre, entre autres, de la superposition des chapitres qui ont été ouverts à cette occasion, pêle-mêle: l'organisation politico-administrative, mais aussi la suppression de la taxe professionnelle, sans oublier un éventuel changement du mode de scrutin et la réduction de moitié du nombre des élus territoriaux. Mais, en cette matière, il est bien trop tôt pour juger, d'une part de la réalité concrète des réformes engagées ou proclamées et, d'autre part, de leur adéquation avec les besoins du pays. Ce débat-là aura lieu, vraisemblablement, à l'occasion de la prochaine élection présidentielle. Trop tôt pour évaluer vraiment l'impact des réformes. Mais bien assez tôt pour apprécier la bonne ou la mauvaise gouvernance. Et c'est peut être là que le bât blesse. En tous cas, il y a dans l'opinion la perception d'une gouvernance imparfaite, voire d'une mauvaise gouvernance; certainement, un système qui énerve une partie du pays.

Nicolas Sarkozy est en victime d'une contradiction qu'il a contribué à créer. Si l'on regarde deux des grandes réformes institutionnelles qui portent d'ores et déjà sa marque, à savoir la loi sur la représentativité syndicale et la réforme constitutionnelle, on se dit que ce sont là des avancées démocratiques incontestables. Et que l'une et l'autre, dès lors qu'elles seraient appliquées, renforcent le poids, pour l'une, des corps intermédiaires que sont les syndicats, pour l'autre, des parlementaires. Et l'on voit que l'application de ces deux réformes oblige désormais tout gouvernement, qui voudrait par exemple modifier le code du travail, à élaborer toutes réformes en concertation avec les syndicats; de même que tout gouvernement, et tout président, doit, ou en tous cas devra, compter avec un rééquilibrage des pouvoirs au bénéfice des députés et des sénateurs.

S'agissant de l'inspirateur de ces réformes, on pourrait penser qu'il n'a plus qu'une hâte: les voir appliquer. Et c'est là que la contradiction est éclatante: Nicolas Sarkozy exerce le pouvoir sans partage, n'entend pas le partager, et affirme haut et fort qu'il n'entend pas non plus s'embarrasser du point de vue des parlementaires. Quand il ne part pas en guerre contre les élus locaux... Ainsi, à trop vouloir tout diriger et tout contrôler, il crée les conditions d'une crispation qui affecte d'abord les parlementaires et, parmi ces derniers, les siens,  et il se prive du bénéfice qu'il aurait du retirer de l'application de ces réformes.

A l'expérience, il faudra bien sûr nuancer. Prenons l'exemple de la taxe professionnelle. Le leitmotiv est de dire: je ne reculerai pas. Mais personne ne conteste vraiment la suppression de cet impôt jugé naguère «imbécile» par François Mitterrand. En revanche, tout le monde est désorienté par l'improvisation qui semble avoir suivi la décision du président. Résultat: les parlementaires, y compris de l'opposition, sont invités maintenant à amender, à participer à la mise sur pieds du système qui succèdera à la taxe professionnelle. Mais entre temps, l'opposition aura eu beau jeu de dénoncer, ici une tentative de recentralisation, là une tentation populiste sur le dos d'élus locaux réputés dispendieux (quand l'Etat ne le serait pas...). Au reste, l'inquiétude et la critique sont d'abord venues des rangs mêmes de la majorité, à travers les protestations de deux anciens premiers ministres Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin.

De tout cela, que retenir à ce stade? Que nous assistons peut-être à la mort de l'une des institutions clés de la Vè République, à savoir le poste de Premier ministre. L'actuel titulaire de la charge, François Fillon, semble d'ailleurs parfois résigné; à moins qu'il ne songe à se protéger, laissant le président prendre les coups qu'il appelle de ses vœux. En tous cas, cet effacement du rôle de chef du gouvernement comporte en lui même deux dangers visibles. Celui de ralentir la machine administrative et celui de priver le président d'un  instrument de dialogue.

Dans le système français en effet, les pouvoirs sur et de l'administration sont à Matignon. Et s'il n'y a pas une application permanente à ce niveau pour suivre la mise en application des réformes, celles-ci peuvent très bien s'enliser dans les dédales d'un système qui comporte sa propre force d'inertie; c'est aussi à Matignon que doit se faire le dialogue permanent entre les différents pôles de pouvoir d'une majorité. Or chacun, désormais, qu'il soit ministre ou député, s'est résigné à l'idée qu'il faut attendre le verdict présidentiel. Sur tout sujet et en toute circonstance. Si bien que les parlementaires ont cessé de considérer les ministres; et  les occasions de crispation se multiplient.

On devrait en avoir prochainement une nouvelle illustration: alors que le chef de l'Etat voudrait introduire, pour les prochaines consultations territoriales, un mode de scrutin à un tour, nombre d'élus de droite veulent rester fidèles à un mode de scrutin à deux tours.

Pour autant, chacun le sait, Nicolas Sarkozy ne semble guère décidé à changer de méthode. Il se rassure le plus souvent en constatant que, dans la vie politique, la relativité tient une plus grande part que l'absolu: l'action d'un pouvoir en elle-même est une chose, la réaction de l'opposition en est une autre. Et, de ce point de vue, sa réponse est de travailler assidûment au maintien de la dispersion des forces d'opposition.

On le sait, l'absence d'alternative visible et de leadership affirmé à gauche est pour le moment son meilleur atout.  C'est à cette aune qu'il faut regarder la réactivation par Nicolas Sarkozy de son célèbre triptyque -sécurité-immigration-fiscalité- grâce auquel il espère remobiliser son électorat. A charge, pour la gauche, de ne pas tomber dans les pièges qui lui sont ainsi tendus...

Jean-Marie Colombani

A lire également sur le même sujet: Ve ou VIe république, Nicolas Sarkozy va devoir choisir et Pourquoi la méthode Sarkozy ne fonctionne plus.

Image de Une: Nicolas Sarkozy Reuters

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Comments

Oh...

"Le bas blesse" Vous parlez de Carla?
Les correcteurs du Monde ne sont plus là pour vous relire!!

passionné

La critique est aisée

Monsieur Colombani,
Comme vous le dites vous-même il est "trop tôt pour évaluer l'impact des réformes".
De tout temps, et quelle que soit la gouvernance considérée, "une partie du pays" en a été "énervée", puisque comme chacun le sait notre pays est clivé en deux partis à même d'exercer le pouvoir.
Après, si on veut entrer dans le détail des réformes, telle réforme conviendra à tel groupe, telle autre à tel autre etc.
Pour ma part je suis plutôt rassurée que le Président qui a été élu pour faire des réformes, continue contre vents et marées, même si, comme tout le monde, ceci ou cela me déplaît.
Le Président a été élu pour cinq ans, 2012 n'est pas si loin, au cas où l'ensemble des Français seraient mécontents, ils sauront le lui faire savoir.
Très cordialement.

Marianne Arnaud

Mais l'art est difficile...

Si vous êtes rassuré par ce président, ma chère Marianne, je suis moi horrifié par ce gouvernement et son président.

Entre des propos à la limite du soutenable (souvenons nous du droit de réserve pour les lauréats du Goncourt ou des "auvergnats" que quand y en a un, ça va, mais plusieurs...), des tactiques politiciennes insupportables (le débat sur l'identité nationale à quelques mois des régionales, un re-re-re-retour sur le thème de l'insécurité, une "grand emprunt national" qui se retrouve être un "petit emprunt auprès des marchés pour investir dans les domaines de pointe" [attention, je dis pas que c'est mal, je dis que c'est honteux d'avoir communiqué sur un emprunt auprès du grand public]), et un président qui s'arqueboute sur des baisses d'impôts / bouclier fiscal pour les plus riches, mais crée à côté diverses taxes qui elles touchent tout le monde... sauf ceux protégés par le bouclier !!

Non, je ne suis pas rassuré. J'ai même peur pour l'état du pays dans 2 ans. Où en sera la dette ? (n'oublions pas que Sarko est un grand spécialiste des dettes publiques qui explosent). Quel sera le climat social ? (j'ai peur que les "djeuns de banlieue", un jour, n'en viennent à suivre dans leur majorité les clichés qui actuellement ne représentent qu'une faible partie de cette population somme toute généralement désabusée, mais adorable). Sans même parler des réformes qui n'ont toujours pas été faites : Sécu, retraites, etc., et encore, pour celles-là, je préfèrerait finalement qu'il se planque et n'ose pas, j'ai trop peur du résultat.

51% des Français qui lui feraient savoir qu'ils sont mécontents en 2012 suffiront. Et si Ségo n'est pas la candidate du PS, il n'est pas impossible qu'un changement arrive.

Mais d'ici là, la critique est NECESSAIRE, pour contrer les polémiques nauséabondes lancées par une droite qui coure toujours après les voix de l'extrême droite, qui se dit conservatrice en public, mais est en fait le héraut de l'ultra-libéralisme, surtout quand il s'agit de légiférer de manière plus stricte (sur la finance comme sur l'industrie) pour limiter les excès du capitalismes.

Moi, en tout cas, les excès de la politique Sarkozienne me débectent. Ils sont à l'opposé de mes valeurs et de ce dont j'ai envie pour la société française. Et au vu de la cote de popularité du président, je ne suis pas le seul !

Tout vaut mieux que l'immobilisme

Je vous trouve un peu sévère, en particulier quand vous amalgamez la parole d'un député à celle du président (le fameux devoir de réserve, un peu comme si vous preniez pour parole du PS les nombreux dérapages de Mélanchon...)

Je vous rappelle que la gauche intègre aussi le facteur de Neuilly qui proclamait sur ses affiches en 2002 : " Pour combattre notre ennemi de toujours, les patrons". Si ce n'est pas de la stigmatisation de bouc émissaire, façon extrême droite. Mais bon, on dit plus extrême gauche, on dit gauche de la gauche. Ca fait mieux, mais ce n'est pas très reluisant pour autant.

Bref, on peut reprocher à notre président un style personnel plus que contestable, voire même contre-productif. On doit exercer cette critique. Il n’empêche que nous devons lui être reconnaissant de bouger, faire bouger, nous sortir de la douce torpeur anesthésiante conservatrice dans laquelle nous baignions depuis 20 ans.

Quand bien même il ne construirait rien, au moins il aura suffisamment détruit l'existant pour permettre au suivant de reconstruire quelque chose de durable.

En France, aujourd'hui, même la politique de la terre brulée est préférable à celle de l'immobilisme.

immobilisme quand tu nous tiens

en tout cas quand je vois ce genre de commentaires, je me dis que la France a d'autant plus besoin d'etre réformée et enfin débarrassée des scories du politiquement correct et autres pensée unique...
Je n'aime pas vraiment Sarkozy, mais je lui sais gré d'essayer un tant soit peu, même très maladroitement et "démagogiquement", de changer les mentalités dans cette France sclérosée.
Quand je vois que Chirac est l'homme politique le plus apprécié dorénavant, avec toutes les casseroles qu'il a à son cul, je donne bien peu de crédit au concept de popularité et à tous ces sondages dont on gave les Francais chaque matin comme on gave une oie pour ce que l'on sait. Mais si vous y tenez, pour vous mettre le moral à 0 on peut toujours se souvenir du sondage qui donne Sarko gagnant même en 2012 contre la plupart des opposants politiques actuels... Seul DSK porte votre espoir. Espérons qu'il en ait marre de se taper des jeunes étudiantes du FMI ! Personnellement je verrais bien Fillon à la Présidence...

Bobootie

bobootie

L'auteur tourne autour du pot

L'auteur tourne autour du pot et fait mine de découvrir la mauvaise gouvernance Sarkozyenne. Nous avons donné le pouvoir à quelqu'un qui n'a pas de vision, peu d'idées et aucun savoir-faire. Il peut donner 15% de TVA aux restaurateurs sans jamais se préoccuper de qui va payer son cadeau, c'est irresponsable. Quand je lis des commentaires qui nous disent "c'est qu'au bout de 5 ans qu'on pourra juger..." je suis atterré. Comme c'est parti, le quinquennat Sarkozy va coûter au moins 400 milliards d'€ de dette publique supplémentaire et Sarko va probablement réussir l'exploit de voir le PIB de lza France ne pas monter sur la période ! Sarko peut toujours compter sur le soutient d'un petit 30% des votants: les retraités, les artisans, les restaurateurs, les taxis, les médecins, les bénéficiaires du bouclier fiscal...c'est à dire tous ceux qui vivent du système. Je me disais même hier soir en le regardant parader en banlieue (bien à l'abri, 3 visites en 1 heure) que tous les habitants des quartiers difficiles étaient condamnés à y rester pour pouvoir servir de bouc émissaires tous les 5 ans à chaque élection.
Il faut dire les choses M. Colombani, Nicolas Sarkozy est un très mauvais président de la république.

Dangers visibles et invisibles.

Je n’ai pas la même approche que vous sur les dangers visibles. « L’effacement du rôle de chef du gouvernement » dont vous parlez apparait plus comme le shuntage de l’exécutif par le président en ne lui laissant plus aucune liberté pour déterminer et conduire la politique de la nation. Bien que les rôles du président et du gouvernement soient écrits et définis dans la constitution, on voit ici, en politique comme au foot, que les règles établies sont faites pour être transgressées. La seule différence entre la politique et le sport réside dans l’importance qu’on leurs accorde et leurs conséquences sur nos existences.

Le deuxième danger n’est pas dans le ralentissement de la machine administrative ni dans la perte d’un instrument de dialogue, après tout si le président supprime le fusible que représentait le premier ministre et son gouvernement, il en sera le seul responsable au moment de faire les comptes. Non, il se trouve que nous assistons à un sophisme politique porté à son paroxysme avec l’idée que le poids du parlement se trouve renforcé et qui par voie de conséquence, constitue une avancée démocratique.

On peu trouver qu’il réforme à tout va, provoquant ainsi un sentiment populaire que la France bouge, mais tant que les décrets d’applications ne sont pas passés, rien ne changera. Les archives regorgent de lois, textes et autres amendements votés, dont le décret d’application n’est jamais paru. Mais, ce qui est plus inquiétant, c’est que l’on assiste régression sociale sans précédent et à une déliquescence de nos institutions et de leurs valeurs. Vous nous en donnez d’ailleurs un exemple :

« Or chacun, désormais, qu'il soit ministre ou député, s'est résigné à l'idée qu'il faut attendre le verdict présidentiel. Sur tout sujet et en toute circonstance. Si bien que les parlementaires ont cessé de considérer les ministres; et les occasions de crispation se multiplient. »

Le troisième danger, invisible celui là, réside dans la part de frustrations qu’engendrent les promesses non tenues (pour le moment). Celle d’un avenir meilleur, avec de meilleurs salaires, et toutes les contradictions auxquelles on assiste, comme la méritocratie à géométrie variable. Celles des banques qui spéculent avec les aides de l’état pour renflouer leurs caisses en abandonnant les entreprises à leur sort. Celles que nous montre un président dépensier tout comme l’état qu’il dirige, et des français à qui il demande de se serrer constamment la ceinture parce qu’il y a la dette à payer. L’impression (justifiée ou non), d’une gouvernance dont le socle s’est installée sur les peurs composées du triptyque que vous énoncez -sécurité-immigration-fiscalité.

L’hyper présidence montre ses revers, un Hypo parlement, une Hyper dette, une Hypo croissance, et en 2012, l’Hyper crise ne sera pas une excuse !

Jen

Gouvernance?

Attention méfiance quand un mot surgit de nulle part.La sémantique du politiquement correct a tendance a habiller de neuf de vieilles lunes bien de chez nous.
Le sarkozysme est une pratique du pouvoir , non une méthode.Une utilisation propagandiste des médias, non du storystelling.
Alors bien entendu, on peut incriminer la pratique mais il serait de meilleur aloi de mettre en cause le contenu.
Mais en réflexion préliminaire,j'aimerais dire à M. Colombani qu'il aurait été bien inspiré de réfléchir à cette praxis avant même d'être instrumentalisé dans une mission officielle qui lui a valu le titre de prise de guerre pour une ou deux journées.
Président innovant? En quoi? Réforme des régimes spéciaux insuffisante et couteuse. Service minimum, illusion sémantique. Réforme constitutionnelle, trompeuse et sans réelle contrepartie donnée au parlement, réforme administrative, délirante et juste évoquée pour pouvoir passer en force sur l'umpisation du pouvoir local (réforme du mode de scrutin), réforme audiovisuelle "poutinesque", politique de défense, immobilisme au service de dassault and co, politique industrielle, bienvenue chez bouygues et chez mes futurs clients de mon cabinet d'affaires ( tel schroder), politique sociale ( quoi?)
Chaque "réforme" est une régression et sarkozy n'aura même pas le mérite d'avoir mis la société française en débat puisqu'il clôt avant la remise des rapports le travail de ses commissions
président courageux? on rigole, monsieur se cache , fuit les français protégé par une nuée de flics, évite les conférences de presse
président courageux qui se contente de cadeaux fiscaux à sa clientèle et qui accumule les dettes ( rappel des mots de juppé succédant à sarkozy en 1995 et découvrant le déficit d'alors de la france)
président courageux qui met ses pas dans celui qui est à la mode, sous réserve que celui-là ne lui fasse pas d'ombre.
Où est son courage en politique européenne? où est son courage en Afrique, au proche Orient? en Chine avec une UMP partenaire du PC chinois
Président des mots et des maux
Président des connivences d'argent et de prébendes que là encore la sémantique appelle ouverture alors qu'il ne s'agit que de débauche

et sa gouvernance n'est pour rien là dedansC'est juste que contrairement à ce que nous ont dit les "élites" style A. Minc and co au moment des élections, ce type n'est en rien le right guy on the right place
juste le bon mec pour un quarteron de patrons et gens influents qu'il aura bien servi
est-ce que je choque si j'appelle çà du péronisme ou 'un versant sicilien de la puissance publique.

arlaten

chère Marianne ne pas confondre titre et contenu

Le Président parle beaucoup trop à mon avis mais dans le fond cela cache un résultat décevant.
1) la loi sur le service minimim un grand titre pour quel résultat les gévistes doivent "s'inscrire 48 heures avant le mouvement, belle avancée
2) la retraite à 60 ans dans le service public un fiasco financier dénoncé par les économistes et d'ailleurs pour que la CGT & SUD ne parlent plus de cette affaire prouve que le gain est supérieur au pb. Pour info le gouvernement a refusé de publier l'incidence financière, que nous paierons.
3) la modif de la constitution avec un plus grand pouvoir au parlement une foutaise car le Président décide toujours et les députés récalcitrants sont rappelés à l'ordre
4) la réforme des lycées = l'orientation
5) l'économie RAS remarquer nommer M. Estrosi le copain à ce poste stratégique montre le peu d'empressement du Président à donner un grand souffle à ce qui est l'enjeu des années à venir. D'aiileurs la prestation rocambolesque pour ne pas dire minable de M. Estrosi sur RMC avec la question du coût du timbre poste montre le niveau du ministre plus politique que compétent. Dire ne pas connaître le prix aurait été tout à son honneur mais les "petits politiques" veulent se donner des airs de Monsieur je sais tout.
Nous pourrions pour chaque réforme démontrer qu'il y a un titre vide de contenu.
Non Mr Sarkozy ne tient aucunement ses promesses, et le bilan n'est pas à la hauteur des enjeux de notre pays.
Penser que le pays bouge c'est confondre blabla poltique et efficacité .
Un électeur UMP qui passera au blanc que refuse de comptabilser, comme un désavoeux, l'ensemble de notre piètre classe politique de gauche comme de droite.
bonne soirée

MAYOMBE

C'est vrai, mais en partie seulement

Car il ne faut pas mésestimer la capacité d'obstruction et de résistance des députés et sénateurs UMP ainsi que des élus locaux qui font preuve d'un conservatisme déconcertant.

Inthesky

La mémoire courte des Français...

Je me souviens d'une France parlementaire tellement cacophonique qu' il a fallu faire appel à un vieux général pour mettre de l'ordre.

Je me souviens d'une France où le PC le plus Stalinist de l'occident avait 20% du vote.

Je me souviens d'une France qui a voté massivement et récemment pour un certain Le Pen.

Je me souviens d'une France dont un récent patron des patrons (président du Médef) était un baron!

Par rapport à cette France-là les dérives autoritaires supposés de votre président sont du pipi de chat.

Il suffit d'observer, entre rires et désespoir, le cirque autour de la vaccination contre une grippe potentiellement dangereuse pour se rappeler qu'il est très, très difficile de gérer ce pays - sans parler de réformes!

En passant, je note qu'aucun de vos lecteurs mentionne dans leur plaidoiries deux réformes extraordinaires - Le RSA et le statut d'auto-entrepreneur.

Fruits d'une France 'qui a des idées'!

Peter Wright

a mi-mandat

comparons ce qui est comparable ! Au bout de 3 ans et 6 mois, François Mitterrand battait des records d'impopularité.
Nicolas Sarkozy ne pouvant afficher que 2 ans et demi de présidence, accordons lui encore un an pour tenter de battre le record d'impopularité.

Pas de "sarkozisme" sans Sarkozy !

Guère plus, toutes proportions gardées,
que de gaullisme sans de Gaulle.
Si l'homme, le style, la méthode font (déjà ?)
l'objet du droit d'inventaire, il n'y a plus
que ses (éventuels) résultats qui peuvent
sauver la face de la politique la plus dure
et absolutiste, dans son esprit et sa mise
en oeuvre, de toute la 5ème République.
Des certitudes entêtées ne font pas - hélas ! -
une "certaine idée de la France".
Et non, il n'y a pas que la manière de...
gouverner. De gérer, plutôt, en liquidateur
de l'Etat jusqu'à sa trame au bénéfice
de quelques grands parasites insatiables !
Le syndic de faillite du pays est à l'oeuvre.
Délibéraillement.

Polémikoeur.

Reformes

Avez vous remarqué que tout le monde parle de réformes! dans tous les milieux, dans toutes les conversations de salon ou de bistrot! Même si, j'en conviens, selon l'endroit les termes utilisés ne sont pas tout à fait semblables, on voit bien que la population Française dans son ensemble souhaite que ça change....mais surtout que rien ne bouge!
si...mon voisin a trop de pognon et en plus il fout rien!! Peut être certains ont ils, à l'époque, eu connaissance d'un éditorial du Washington Post où l'ancien correspondant à Paris donnait son avis sur la société Française. Je cite : "les français sont des gens étranges, ils adorent leur argent et leurs avantages et détestent l'argent et les avantages des autres" Qu'en pensez vous? bien vu non ?
Alors des réformes?
Souvenez vous de Fabius:"n'agressons pas le corps social" il faut dire que pour un adepte du parapluie c'est pas étonnant.
Je ne sais plus qui a dit aussi: "les français ont la passion de l'égalité! " Aveugle ou idiot, je vous laisse choisir. Les Français ont avant tout la passion des avantages acquis et l'obsession du statut. Rien ne sera possible sans remettre à plat ce maquis de statuts différents qui ne sont finalement que le nouveau nom des "privilèges" de l'ancien régime. Décidement nous ne nous sommes pas remis d'avoir coupé la tête à Loulou le XVIème.
Vous verrez qu'un jour ou l'autre les "gueux" réclameront aussi leur part, et faute d'avoir fait les vrais réformes qui donneraient aux français le sentiment d'appartenir à une collectivité, d'en partager les fruits et les efforts, la démocratie continuera de reculer sous les coups de boutoirs des corporatismes.
D'ici là dormez bien.

JJT

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