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Les scientifiques cherchent à savoir quels animaux pètent (c’est très sérieux)

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 14.01.2017 à 11 h 43

Repéré sur The Washington Post

Ils mettent une base de données pour réunir le plus d'informations possibles.

Hippopotame | ligiera via Pixabay CC License by

Hippopotame | ligiera via Pixabay CC License by

Ce n’est peut-être pas la question que vous vous posez en premier en vous baladant dans un zoo ou en regardant un documentaire animalier, mais elle est pourtant passionnante: est-ce que cet animal pète? Depuis quelques jours, des scientifiques ont décidé de répondre à cette question pour le plus grand nombre d’espèces possible. Le Washington Post raconte que, grâce au hashtag #DoesItFart («Est-ce que ça pète?») et un document Google partagé, ils ont commencé à lister l’existence (ou l'absence) de flatulences ou non chez plus de soixante espèces

Il apparaît très logiquement que la plupart d’entre eux ont effectivement des gaz. Les rats, les zèbres, ou les reptiles comme le Pogona flatulent. Plus une chauve-souris est grosse et plus ses pets seront sonores. Les girafes, étant donné leur taille, se délestent de leurs gaz «à hauteur du visage d’un homme», précise un chercheur sur le document Google. Un autre explique que les lynx sont de gros péteurs, et que «les pets consécutifs à l’ingestion d’écureuils sont les pires». Les oiseaux, à l’inverse n’ont pas le besoin biologique d’en faire, même si comme le soulignait Popular Science en 2009, cela peut arriver. Les espèces marines comme les moules ne sont pas concernées par la question. Logique. En revanche, vous serez ravis d’apprendre que certaines espèces de serpents appartiennent aux plus sournois des émetteurs de gaz: après un bruit presque imperceptible accompagnant souvent des excréments, une odeur «très sèche et sauvage» vous prend à la gorge. 

«Les orangs-outans pètent! Assez souvent en fait. J’ai déjà eu des bébés orphelins qui pétaient lorsqu’ils me grimpaient dessus.»

Toutes ces anecdotes peuvent sembler juste amusantes, mais elles ont en réalité un intérêt particulier. Les enfants posent souvent la question aux scientifiques qu’ils rencontrent, il s’agit donc d’une passerelle très intéressante pour les intéresser à la nature. «C’est au moins une opportunité de créer un lien avec un public large et d’amener de nouvelles personnes dans la conversation», explique David Steen, de l’université d’Auburn. Adriana Lowe, autre chercheuse de l’université de Kent, explique de son côté que «Le régime et le système digestif des animaux représentent un champ d’étude important et fascinant, et le pet fait partie de tout cela».

Et puis, on le sait, les pets de vaches sont responsables de fortes émissions de méthane, gaz qui contribue largement au réchauffement de la planète. Etudier les gaz d’animaux est donc loin d’être du vent. 

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