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Il y a 10.000 ans, les humains cuisinaient déjà des végétaux

Vegetables for Ratatouille | Naotake Murayama via Flickr CC License by

Vegetables for Ratatouille | Naotake Murayama via Flickr CC License by

Bien avant que l'on fasse mijoter des légumes dans des marmites modernes, d'anciens habitants du Sahara faisaient cuire des plantes dans des poteries.

Des scientifiques de l’université de Bristol ont fait une découverte importante pour l’histoire de l’alimentation: la plus ancienne preuve directe de cuisson de végétaux dans le but de se nourrir, rapporte Modern Farmer.

Comme l’écrivent les chercheurs dans leur étude publiée dans la revue Nature Plants, «l’invention de récipients de cuisson en céramique résistant à la chaleur, il y a environ 15.000 ans, a constitué une avancée majeure dans la nutrition et l’alimentation humaine, ouvrant la voie à de nouveaux groupes d’aliments et des nouvelles techniques de préparation». Des recherches antérieures avaient déjà démontré l’importance de ces pots préhistoriques dans la transformation de produits animaux. Mais étonnamment, il manquait de preuves directes d’un tel traitement, très ancien, pour les végétaux…

C’est ce qu’a trouvé cette équipe de chercheurs en analysant des poteries trouvées sur deux sites archéologiques situés en Libye, datant de 8.200 à 6.400 av. J-C: de grandes quantités de traces de végétaux (54% des résidus de nourriture) dans ces récipients, et plus particulièrement des «signatures chimiques» de céréales, de plantes aquatiques et terrestres.

Un rôle négligé

Julie Dunne, principale auteure de l’étude, souligne dans un communiqué que l’usage de ces poteries  «pourrait avoir significativement augmenté la gamme de plantes que les hommes préhistoriques pouvaient manger». Et ce en ouvrant leur régime à des nouveaux produits désagréables ou toxiques sous forme crue (pomme de terre, légumes racines, céréales…).

Alors comme le souligne Modern Farmer, «le rôle de la cuisson des végétaux est, selon les chercheurs, négligé par la recherche historique». Car étendre ainsi la variété des aliments a pu avoir de nombreuses conséquences dans le développement humain comme la diminution de la malnutrition ou la plus grande motivation à s’établir longtemps au même endroit. 

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