Qui étaient les complices de Jean-Pierre Treiber?

Slate.fr, mis à jour le 22.11.2009 à 20 h 38

Les quatre complices présumés de la cavale de Jean-Pierre Treiber ont été déférés au parquet d'Auxerre et devaient être mis en examen pour «recel de malfaiteur», a annoncé dimanche le procureur de la République d'Auxerre François Perain.

Les quatre suspects auraient aidé Jean-Pierre Treiber, présumé meurtrier de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, dans sa cavale après son évasion de prison.

L'un serait un ouvrier agricole soupçonné d'avoir hébergé le fugitif dans sa ferme à partir du 10 octobre aux Ecrennes (Seine-et-Marne). Un autre serait l'un des amis du premier, qui aurait fourni le studio de Melun dans lequel Treiber a été arrêté vendredi 20 novembre, après dix semaines de cavale. Ces deux hommes ont été arrêtés.

Le parquet a requis un contrôle judiciaire pour l'épouse du premier et un troisième homme qui aurait eu un rôle «marginal» dans la cavale du fugitif, en apportant de la «confiture et du fromage» pour Treiber à l'ouvrier agricole.

Le chef de «recel de malfaiteur» est passible de trois ans d'emprisonnement, a précisé le procureur, ajoutant que les enquêteurs ne disposaient pour l'instant d'«aucun élément» permettant de penser que les personnes déférées aient participé à l'évasion de Jean-Pierre Treiber.

Les quatre personnes interpellées, se sont dites «prêtes à assumer leurs responsabilités», elles sont «dans une option de tout dire», a précisé François Perain.

Selon le procureur, Jean-Pierre Treiber s'est présenté le 10 octobre dernier «affamé, amaigri» et «demandant du secours» chez son ancien collègue de travail quand il était garde-forestier dans la région et le suspect a «décidé d'aider son ami», en l'hébergeant dans un studio situé dans une dépendance à proximité de sa ferme. Après l'avoir accueilli plusieurs jours, l'ouvrier a fait appel à l'un de ses amis qui a fourni le studio de Melun le 8 novembre.

Selon le procureur, cet homme a agi par amitié, jusqu'à ne plus supporter la pression: d'où le changement de lieu. C'est un ami de ce premier collègue qui a pris le relais, acceptant d'héberger Treiber dans un appartement inoccupé de Melun. L'amitié n'aurait pas été pour cette seconde aide, le seul motif. L'individu aurait tenté de négocier des droits d'auteur, et aurait indiqué: «je vois la commission au bout». Ce suspect est la seule des quatre personnes déférées à avoir un «passé judiciaire», ayant été condamné en 1984 à une peine d'emprisonnement pour proxénétisme.

Pour ce qui est de Blandine, deuxième personnage romanesque de la cavale, recevant des lettres de Treiber, et —moins romanesque— les faisant publier: rien n'indique qu'elle a rencontré son épistolier durant la cavale.

[Lire l'article complet sur Nouvelobs.com]

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