Science & santéBoire & manger

Le régime méditerranéen aide à préserver le volume du cerveau

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 07.01.2017 à 9 h 22

Repéré sur Neurology, New York Times, Eurekalert

Pour les personnes âgées, un régime méditerranéen permettrait de ralentir le rétrécissement du volume du cerveau.

Diet | Moyan Brenn via Flickr CC License by

Diet | Moyan Brenn via Flickr CC License by

Beaucoup de fruits, de légumes, d’huile d’olive, de céréales complètes, de légumineuses, une quantité modérée de poisson et de produits laitiers, et très peu de viande rouge: voilà en gros la base du régime méditerranéen, connu pour être bon pour la santé, notamment en réduisant le risque cardiovasculaire. Cette manière de s’alimenter est aussi bénéfique pour le cerveau, d’après une récente étude publiée dans Neurology, la revue de l’Académie Américaine de Neurologie.

Comme le rapporte le New York Times, les chercheurs ont observé des données concernant plusieurs centaines de personnes, en Écosse. À 70 ans, leurs habitudes alimentaires ont été analysées, pour voir à quel point elles se rapprochaient du modèle méditerranéen. Ensuite, pour chaque participant, le volume du cerveau a été mesuré, à 73 et à 76 ans.

Michelle Luciano, principale auteure de l’étude, explique dans un communiqué:

«Quand nous vieillissons, le cerveau rétrécit et nous perdons des cellules cérébrales qui peuvent affecter l’apprentissage et la mémoire. […] Cette étude ajoute un nouvel élément à l’ensemble de preuves qui suggèrent que le régime méditerranéen a un impact positif sur la santé du cerveau

Pas lié à viande ou poisson

En effet, après divers ajustements (diabète, hypertension et autres facteurs), il s’est avéré que plus l’alimentation des gens se rapprochait du régime méditerranéen, moins le volume de leur cerveau diminuait pendant les trois années entre chaque IRM. Pour les adeptes du régime méditerranéen, l’effet du vieillissement, la cause la plus importante du rétrécissement cérébral, a été diminué par deux.

Comme le conclut l’étude, la quantité de poisson et de viande plus ou moins importante n'est pas à l'origine du changement, «ce qui suggère que d’autres composants du régime méditerranéen, ou éventuellement la combinaison de tous ces composants sont responsables de cette association».

Ceci dit, il faudra encore d'autres recherches pour expliquer et vérifier cette association. Michelle Luciano affirme ainsi que «dans notre étude, les habitudes alimentaires ont été mesurées avant le volume du cerveau, ce qui suggère que le régime pourrait fournir au cerveau une protection sur le long terme. Mais des études plus importantes sont nécessaires pour confirmer ces résultats». 

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte