France

Les retrouvailles de Bayrou et Cohn-Bendit

Slate.fr, mis à jour le 22.11.2009 à 9 h 57

Cinq mois après leur violente empoignade sur le plateau de France 2 lors de la campagne des européennes, le président du Modem  et le coprésident des Verts au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit se sont retrouvés samedi 21 novembre. Ils ont scellé leurs retrouvailles au «Forum Copenhague», organisé à l' à l'initiative d'Europe-Ecologie, aux côtés de Michel Rocard, mais sans le PS, à l'approche du sommet sur le climat de l'ONU (7-18 décembre)  

«Pour faire quelque chose de sérieux sur ce sujet, il faut se rassembler. Pour faire quelque chose de sérieux pour la France, il faudra aussi se rassembler», a expliqué M. Bayrou, anticipant sur les échéances électorales de 2012.

Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, «l'idée qu'on pourrait rester chacun chez soi et chacun pour soi en pensant qu'on peut prendre le pas et la domination sur les autres est une idée stupide».

Les deux hommes ont fait comme s'il ne s'agissait pas là de grand chose: «ce n'est pas une révolution» ont-ils déclaré. M. Bayrou qui a serré chaleureusement la main à «Dany» devant une nuée de caméras, a assuré que l'incident des européennes était «sans aucun doute» oublié.

Cohn-Bendit avait, lui, déclaré un peu plus tôt n'avoir «jamais été fâché, c'est lui qui s'était fâché avec moi».

Mais une réconciliation vaut bien une dispute nouvelle: François Bayrou, a affirmé s'être «disputé» avec le directeur général de l'OMC Pascal Lamy, proche des socialistes, en contestant le libre-échange, lors de la même réunion de samedi.

M. Bayrou a contesté les bienfaits du «libre-échange» pour lutter contre le réchauffement climatique et les inégalités, à la tribune de ce «Forum Copenhague». «Je me suis disputé avec Pascal Lamy là-dessus».

Le parti socialiste brillait par son absence, et Daniel Cohn-Bendit a jugé «ridicule» la position du PS qui consiste à refuser toute discussion avec la droite, et s'est amusé d'une hypothétique venue de Ségolène Royal à ce forum après son intervention à Dijon samedi dernier aux rencontres organisées par Vincent Peillon. «Si pour que Copenhague réussisse, il faut attendre que la gauche revienne au pouvoir en France, on est mal barré», a-t-il ajouté sur France 2 dans la soirée.

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Image de une: François Bayrou sur wikimedia CC.

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