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Le «dry january» est-il une bonne tradition pour arrêter de boire?

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 05.01.2017 à 11 h 50

Repéré sur Business Insider

L'heure est à la remise en cause.

Drink / Kjersti Magnussen via Flickr CC License By

Drink / Kjersti Magnussen via Flickr CC License By

Faut-il user du «dry january» avec modération? Depuis une campagne de prévention lancée en Grande-Bretagne en 2013, la mode du «dry january», cette période d’abstinence d’alcool qui dure tout le mois de janvier, fait de plus en plus d’adeptes parmi ceux qui s’inquiètent de leur santé –et cela fait beaucoup de monde.

Il y a plein de bonnes raisons de s’essayer à cette tradition, ne serait-ce que parce qu’elle incarne une ère de résolutions concrètes et aisément réalisables. Mais ce qui devait arriver arriva et, après quelques années d’enthousiasme, une partie de l’internet médiatique brûle ce qu’il a jadis aimé. Ainsi cette tradition agace au moins une journaliste du site Business Insider, qui remarque qu’«à l’ère des cures de jus de fruits et des selfies en crossfit», le dry january est encore une de ces manières ostentatoires de se dévouer à sa santé et à son bien-être devant témoin.

«Le Dry january n’est pas fait pour les gens qui aimeraient améliorer leurs vies. Il est fait pour ceux qui souhaitent améliorer leurs vies publiquement, et incidemment culpabiliser ceux qui continuent de boire un verre de vin régulièrement.»

Multiplier les courtes périodes d'abstinences

Mais surtout, arrêter de boire pendant un mois n’a pas encore montré une quelconque efficacité à long terme, même si sur le moment l’abstinent retrouve un meilleur sommeil et se sent mieux de manière générale. Pour prévenir les méfaits de l’alcool, il serait préférable selon des spécialistes de s’abstenir de boire de l’alcool au moins deux jours chaque semaine.

Comme Robin Korda nous l’a expliqué sur Slate en ce début d’année, certains ont renoncé au dry january et lui préfèrent des périodes d’abstinence courtes mais régulières, par exemple, plusieurs jours d’affilée chaque semaine. Après tout, trois jours par semaine sans alcool, cela fait 156 jours à jeûn à la fin de l’année, soit… plus qu’un mois de janvier sobre.

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