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En 2017, Mark Zuckerberg l'a décidé, il ira à la rencontre des vrais Américains

Repéré par Xavier Ridel, mis à jour le 05.01.2017 à 10 h 39

Repéré sur Quartz, Le Monde, Numerama

Le PDG de Facebook est prêt à sortir de sa bulle pour battre la campagne. Avec quelques arrières pensées politiques?

Kay Nietfeld / POOL / AFP

Kay Nietfeld / POOL / AFP

Après avoir promis de lire 25 livres en 2015 et de courir 365 miles en 2016, le patron de Facebook a publié ses vœux de bonne année dans la nuit de mardi à mercredi, et promis d’aller à la rencontre de ses compatriotes. Ainsi a-t-il annoncé qu’il allait parcourir une trentaine d’États pour voir les Américains autrement que par le biais d'un écran.

«Après une année difficile, mon but, avec ce challenge, est de sortir et de discuter avec les gens à propos de leur façon de vivre, de travailler et de penser au futur.»

Une tentative de réhabilitation

Difficile de ne pas relever l’ironie qui s’exhale de cette déclaration, comme le souligne le journal Quartz. Cette promesse survient en effet après une année très compliquée pour le milliardaire, et ressemble bel et bien à une tentative de réhabilitation.

Tout au long de 2016, Facebook aura été la cible de nombreuses critiques. Accusé de faire le jeu des partis extrémistes, le réseau social s’était notamment engagé à lutter contre la désinformation. L'entrepreneur qui rêve de «rendre le monde plus ouvert et connecté» s'est également vu reprocher d'être responsable des bulles de filtres (soit les algorithmes créant des fils d’actualité aseptisés et adaptés aux gouts de l’utilisateur) qui nous enferment dans un petit microcosme étroit de gens qui pensent comme nous.

Une forme de campagne politique?

Cette nouvelle promesse ressemble donc à s’y méprendre à une campagne politique. D’autant plus qu’en creusant un peu, on constate que de nouvelles règles ont été établies par l’entreprise Facebook. Ces dernières stipulent notamment que Zuckerberg peut garder le contrôle du réseau social qu’il a créé, «dans le cas où il serait nommé à un poste de responsabilité au sein du gouvernement».

Comme le rappelle Le Monde, le chef d’entreprise ne s’est jamais affilié à aucun parti politique, et a toujours pris soin d’afficher son athéisme. Il n’a, pour le moment, jamais fait part d’une quelconque envie de se lancer dans une carrière de politicien, mais des e-mails révélés par WikiLeaks nous apprenaient en octobre qu'il souhaitait «apprendre la politique» auprès du proche d'Hilary Clinton, John Podesta. Ce dernier et son équipe aurait pu ainsi prendre en échange des leçons rudimentaires de sécurité informatique et éviter de se faire hacker.

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