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2017, l’année pour faire taire ses pensées négatives

B0009529 Areas of the human brain and their functions, illustration | Wellcome Images via Flickr CC License by

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Le New York Times a lancé le défi à ses lecteurs d’arriver à surmonter leurs pensées négatives en 2017, grâce à un florilège de conseils.

Les êtres humains ont davantage tendance à ruminer leurs mauvaises expériences que les meilleures. Une réaction plutôt saine si l'on veut se protéger des dangers futurs. Selon Rick Hanson, psychologue et chercheur au centre Greater Good Science de l’université de californie, «nous avons été construits pour nous éloigner des expériences négatives». Il ajoute cependant que «nous apprenons des résultats positifs». Il s'agirait donc de ne pas se laisser trop parasiter par nos pensées négatives, qui peuvent évidemment avoir une mauvaise influence sur notre bien-être, rappelle le New York Times. Stress, inquiétude… autant de symptômes qui nuisent à notre santé.

Et il s’avère que certaines personnes sont plus sujettes à ces pensées négatives que d’autres, le résultat d’une dot génétique mais pas seulement. Selon Judith Beck, psychologue et présidente de l’institut Beck pour la thérapie cognitivo-comportementale, les individus tourmentés pendant leur enfance sont plus susceptibles d’être parasités par des pensées négatives. Mais avec de la pratique, on peut éloigner ses vieux démons.

Pour se débarrasser de ses pensées négatives, le New York Times conseille paradoxalement de ne pas s’empêcher d’y penser. Selon le Dr. Beck «l'inquiétude et l'obsession s'aggravent quand vous essayez de contrôler vos pensées». Au contraire, il s’agirait plutôt d’identifier que l’on est dans une phase obsessionnelle. Être conscient que ses pensées sont parasitaires, et les méditer, pour diminuer leur poids.

Questionnement socratique

Il s'agit ensuite de les défier. Le New York Times conseille de se mettre dans la peau d’un ami, qui apprendrait une nouvelle identique à celle qui a provoqué des pensées négatives chez vous. Comme le refus d’une promotion, ou une rupture. Il faut tenter d’imaginer ce que l’on dirait à cet ami pour le rassurer. Et évidemment, tenter de l’appliquer à soi-même.

Cette méthode s’appelle le questionnement socratique. Une étude menée par l’université de l’Ohio a conclu que cette simple démarche permettait de réduire significativement les symptômes dépressifs chez les adultes. Dans l'étude, l'interrogation socratique aidait les patients à examiner leurs pensées négatives et à leur donner une perspective plus réaliste de la manière dont ils pourraient s'en sortir.

Le New York Times précise que si ces pensées négatives persistent et provoquent un sentiment de détresse, mieux vaut consulter un spécialiste des sciences cognitives. Des thérapeutes permettent aussi de revenir à la source de ces schémas de pensées négatives. En sachant d’où ils viennent, il serait plus facile de les comprendre.

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