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Arrêter le sucre pendant un mois, ça donne quoi?

Sugar | Gunilla G via Flickr CC License by

Sugar | Gunilla G via Flickr CC License by

Un journaliste américain a testé et recommande l'expérience pour apprendre à éviter les aliments trop sucrés que l'on ne soupçonne pas.

David Leonhardt, journaliste de la rubrique «opinions» du New York Times, a passé une trentaine de jours à éviter avec le sucre: que ce soit en poudre, en sirop ou en gelée, le «fruit défendu» se retrouve effectivement partout. Et surtout là où on ne l’attend pas, remarque-t-il: dans la moutarde, le saumon fumé, le bacon ou la sauce tomate par exemple.

«Si vous abandonnez cet aliment pendant un mois, vous deviendrez partisans de ce mouvement qui ne cesse de croître: la lutte contre le sucre.»

 Si l’auteur de l’article a choisi ce laps de temps, ce n’est pas par hasard. En effet, il affirme que couper les ponts avec le sucre peut s’avérer compliqué, si l’on étale ça sur une longue période. Et qu’il vaut donc mieux une rupture franche et brutale. Il énumère ensuite des chiffres pour justifier ce choix: un organisme a besoin d’environ 25 grammes de sucre par jour, 50 étant le maximum (ce qui équivaut à environ douze cuillères à café). Avant de préciser qu'«une bouteille de Coca de 50 centilitres contient 52 grammes de sucre». Autant de choses qui le mènent à se référer au programme Whole 30 («30 en tout» en français), qui conseille les produits sucrés à consommer (les fruits) et ceux à éviter (l'aspartame, le sirop d'érable, le miel...)

Une boîte de sauce tomates-basilic pour des pâtes contient l’équivalent de quatre morceaux de sucre (18 grammes), soit autant qu’une part de gâteau au chocolat | Détail d’une infographie réalisée par la Cleveland Clinic

Un choix personnel, mais aussi presque politique

L’auteur affirme que l’expérience, en lui «ouvrant les yeux sur les produits qui contiennent du sucre superflu», a changé ses habitudes alimentaires de manière permanente. Pendant cette période, ses petit-déjeuners se sont par exemple composés d’œufs, de noisettes, noix ou amandes, de yaourt et de légumes. Un menu qui peut paraître «décadent» selon lui, mais qui est en fait «bien plus sain qu’un bol de muesli».

«Il y a bien sûr des moments où l’expérience m’a lassé. Les glaces, les restaurants chinois et les cocktails me manquaient; mais je savais aussi que je finirais par y goûter à nouveau un jour.»

Cette période de restriction ne ressemble donc pas à un régime très strict pour l’auteur. Il faut juste s'habituer à lire les étiquettes des aliments pour faire son apprentissage. «J'ai toujours aimé les fruits, mais j'ai été agréablement surpris de les trouver encore plus délicieux ce mois-ci.»

Rien n’empêche celui qui décide de passer un mois sans sucre de prendre un brownie quand il en a envie; ou de s’acheter une canette de Coca au distributeur du coin. L’important semble être de se rendre compte des dangers du sucre et du fait qu’il se retrouve dans un grand nombre d'aliments. Mais également des abus dont fait preuve l'industrie agro-alimentaire. Il convient de rappeler à ce sujet, notamment, les accusations dont Coca-Cola a été la cible. Soupçonnée de verser des dons dans le seul but de redorer son image, la marque semble également avoir pour but d'empêcher les campagnes contre la consommation de soda. 

Il conclut en soulignant que les bienfaits de cette expérience temporaire durent pendant des mois. Il a en effet adopté une nouvelle façon de manger, plus «saine» et qui lui procure autant de plaisir que ses anciennes habitudes.

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